Vivre à Genève n°20 fév/mar 2007
Vivre à Genève n°20 fév/mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de fév/mar 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Genève

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : questions à Pierre Muller.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Des blocs opératoires pour Conakry Coopération Voilà plus de dix ans que la Ville de Genève participe à un programme de coopération avec Conakry, capitale de la Guinée. Un projet lancé dans les années nonante par le Service d'incendie et de secours qui a contribué à organiser sur place une infrastructure de base en matière d'extinction d'incendie. Aujourd'hui, c'est le Service d'assistance et de protection de la population (SAPP) qui participe à une nouvelle étape du projet dans le domaine sanitaire. Suite à une récente modification de la législation sur la protection civile, les Centres opératoires protégés (COP) des cliniques ne sont désormais plus obligatoires. C'était notamment le cas du COP situé au soussol de la clinique Bois-Cerf à Lausanne, laquelle souhaitait réaffecter cet espace et faire don de l'équipement sanitaire inutilisé. Grâce à l'Organisation internationale de protection civile, qui a joué le rôle d'intermédiaire entre la clinique Bois-Cerf et le Département municipal des sports et de la sécurité, le projet a été orienté vers la Ville de Conakry, et plus spécifiquement vers les hôpitaux publics Donka et Ignace Deen, qui souffraient cruellement d'un manque de blocs opératoires. Le SAPP a donc organisé le chargement dans des conteneurs d'un matériel sanitaire composé de tables d'opération avec accessoires, de stérilisateurs, d'équipements de respiration artificielle, ainsi que de lits, matelas et couvertures. Aidés par les sapeurs-pompiers de la Ville de Lausanne et les troupes de sauvetage de l'armée, plusieurs collaborateurs du SAPP ont procédé fin décembre 2006 au démontage et au chargement du matériel sanitaire auquel ont été joints des vêtements usagés de la protection civile. Au terme d'un voyage de plusieurs semaines, les conteneurs ont été réceptionnés en janvier par les autorités de la Ville de Conakry, en présence de sapeurs-pompiers retraités de la Ville de Genève. Deux collaborateurs du SAPP ont procédé au remontage du matériel et dispensé sur place une formation de base à l'utilisation de stérilisateurs. Améliorer le traitement des urgences Au final, deux hôpitaux publics seront donc équipés en matériel sanitaire, ce qui permettra notamment d'améliorer le traitement des urgences. Cet équipement sera également utilisé par les chirurgiens de la Fondation genevoise pour la formation et la recherche, soutenue financièrement par la Ville de Genève, afin d'opérer des femmes africaines souffrant de fistules obstétricales. 26 VIVRE À GENÈVE N°20 Aidé par les sapeurs-pompiers de la Ville de Lausanne et les troupes de sauvetage de l'armée, le SAPP a organisé le chargement du matériel sanitaire dans des conteneurs. 50 ans de badminton à Genève Au cours des dernières décennies, le badminton a connu un formidable essor à Genève notamment grâce à l'ouverture du centre sportif de la Queue d'Arve : gérée par la Ville de Genève, cette infrastructure sportive offre en effet aux accros du volant la possibilité de louer des courts à des prix très modiques.En dix ans, le nombre d'heures de location a d'ailleurs quadruplé, un indice qui ne trompe pas. « Le badminton est un sport branché qui monte et attire particulièrement les jeunes » explique Isabelle Bochet, présidente du Badminton Club de Genève, qui a organisé en 2002 les Championnats d'Europe de la discipline en collaboration avec la Ville de Genève. « Il n'est pas nécessaire d'avoir une grande condition physique pour débuter et on ne se prend pas la tête pour renvoyer la balle comme au tennis ». Afin de fêter son 50 e anniversaire, le Badminton Club de Genève organise une manifestation le 24 mars prochain à la Queue d'Arve, véritable fief de la discipline. Entrée gratuite pour le public de 8h00 à 18h30 pour un grand tournoi déguisé : une belle occasion de se détendre en famille ou entre amis et de jouer en toute simplicité contre d'anciennes stars du badminton. Et Santi Suter-Wibowo, quarante fois championne suisse, devrait être de la partie.• 50e anniversaire du Badminton Club de Genève• Centre sportif de la Queue d'Arve 24 mars 2007• www.badmintonclubgeneve.ch Tél. 078 677 07 26•
Des agents de civilité pour mieux vivre ensemble Les Genevois étaient presque impatients de les croiser dans la rue : c'est chose faite et le premier bilan de l'opération « Agents de civilité » est clairement positif après deux mois et demi d'activité. Les agents de civilité ont été globalement bien accueillis par la population et leur action douce de sensibilisation a déjà porté ses fruits. Hormis la distribution de flyers aux musiciens de rue pour les informer de la nouvelle procédure (lire ci-dessous), les agents de civilité sont intervenus avec succès auprès de passants qui jetaient des détritus au sol, de diverses personnes qui perturbaient l'ordre public et de nombreux propriétaires de chien qui ne tenaient pas leur animal en laisse : en bref, ils ont contribué à limiter le nombre de ces petites incivilités dont la multiplication dégrade inéluctablement la qualité de vie en milieu urbain. Une mission particulière de sensibilisation En facilitant le contact direct avec le citoyen, la tenue civile des nouveaux agents s'est révélée un avantage. « L'agent de civilité n'a pas à s'imposer ni à verbaliser, c'est pourquoi l'uniforme n'est pas nécessaire : il suggère en faisant appel à la part de responsabilité de chacun pour un mieux-vivre à Genève » résume Antonio Pizzoferrato, chef du Service des agents de ville et du domaine public. Bien entendu la mission de sensibilisation de l'agent de civilité ne saurait se confondre avec celle des éducateurs de rue qui gèrent des problèmes sociaux spécifiques et elle ne recoupe pas davantage celle des agents municipaux ni des agents de sécurité municipaux qui interviennent pour sanctionner des actions légalement répréhensibles. Après avoir débuté dans les rues basses lors des fêtes de fin d'année, l'action des agents de civilité s'est poursuivie sur les marchés et dans les préaux sensibles en attendant le printemps où ils seront désormais présents dans les divers parcs de la ville. En définitive, un vrai rôle social pour ces anciens chômeurs qui n'ont pas hésité à relever un courageux défi. Les agents de civilité ont été bien accueillis par la population et leur action douce de sensibilisation a déjà porté ses fruits. Sécurité Comment revaloriser les vrais musiciens de rue Face à la recrudescence, depuis quelques années, du nombre des musiciens de rue à Genève, le Service des agents de ville et du domaine public a lancé début 2007 une initiative en étroite collaboration avec la gendarmerie. La nouveauté réside dans la mise sur pied d'une procédure d'octroi d'une permission d'utilisation du domaine public fondée sur une stricte application des lois existantes et une audition préalable. Depuis le début de l'année 2007, le candidat doit être au bénéfice d'une autorisation d'occupation du domaine public délivrée par la Ville de Genève après une audition visant uniquement à s'assurer que la personne n'enfreint pas la loi sur la mendicité. Selon sa nationalité, le musicien de rue peut ensuite exercer son activité sur une période variable à l'intérieur des zones piétonnes des rues basses et du Mont-Blanc. Premiers effets déjà perceptibles Afin d'identifier les personnes sans autorisation valable, des contrôles sont systématiquement effectués par les agents de sécurité municipaux et la gendarmerie. « Le but de ces mesures est de revaloriser les vrais musiciens de rue et de limiter l'afflux à Genève des faux musiciens qui se livrent en fait à une forme déguisée de mendicité » explique le chef du Service des agents de ville et du domaine public. Les premiers effets se sont déjà fait sentir fin 2006 dès l'instant où les informations sur la nouvelle procédure ont commencé à être diffusées par les agents de sécurité municipaux et la gendarmerie. Ce nouveau dispositif devrait donc contribuer à augmenter le sentiment de sécurité de la population. N°20 VIVRE À GENÈVE 27



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