Tilt n°32 juin 1986
Tilt n°32 juin 1986
  • Prix facial : 19 F

  • Parution : n°32 de juin 1986

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Mondiales

  • Format : (204 x 273) mm

  • Nombre de pages : 152

  • Taille du fichier PDF : 152 Mo

  • Dans ce numéro : compétition... des F1 dans la course.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L'intelligence artificielle s'apprête â envahir l'industrie. système pourra être utilisé par des nonspécialistes. Il transmettra le savoir par un jeu de questions-réponses. Parfois même, il est utile pour celui ou ceux qui l'ont conçu. Par sa vitesse de travail, son « infaillibilité » (en fonction de sa base de connaissance. Plus exactement, l'ordinateur passe en revue tous les cas, alors qu'un humain utilisant une base similaire est à la merci d'un oubli) il lui arrive de mettre en défaut ses concepteurs. Un système d'aide à la découverte de champs pétrolifères a ainsi détecté, par recoupements d'analyses, une nappe de pétrole qui avait échappé aux spécialistes de recherche pétrolifère qui l'avaient conçu. Le champ d'application des systèmes experts est très vaste. Priam pour sa part développe des modules à partir du raisonnement artificiel, comme les coupures automatiques en fin de ligne, la mise en forme de documents pour l'édition, la correction orthographique et lexicale. Le tout à l'aide de systèmes experts. Pour optimiser les performances, les systèmes utilisent des metarègles tournant elles-mêmes avec un moteur d'inférence, qui mettent « hors circuit » une partie des règles, inutiles pour la recherche en cours. Cette solution permet un maximum d'efficacité, puisque le moteur principal ne tourne qu'avec une partie des règles. Fierté de son auteur, le système de césure automatique utilise moins de deux Ko de mémoire. Un bel exploit, lorsqu'on connaît la complexité des règles régissant la césure. Les quelques règles principales sont contredites ou complétées par de multiples règles secondaires et des exceptions. La grosse difficulté est de parer à ces exceptions, sans passer par une énumération exhaustive de mots par exemple, beaucoup trop gourmande en taille mémoire. « Notre système fonctionne à 99%, explique Jean-Christophe Maurice. Ce résultat est obtenu avec cette économie de mémoire grâce à une achitecture originale. Il y a un module de mise en forme, connecté à différents modules spécialisés (syntaxe, grammaire, contexte sémantique), qui ne communiquent pas directement entre eux. Lorsque j'ai commencé à présenter ce système à des spécialistes d'I.A, personne ne voulait me croire. Et pourtant, cela marche ! Cette césure, elle est incluse dans le traitement de texte « Saphir », pour Apple II. Quant à « P.R. Texte », en cours de finalisation, pour PC sous GEM, il utilisera plus largement les techniques d'I.A. A plus long terme, Priam s'orientera vers la traduction. « Je crois qu'il est difficile de mettre en oeuvre d'autres applications dans le domaine grand public. Les sujets sont très limités, parfois très utiles, mais sans intérêt pour un particulier, au moins pour l'instant. Il faut attendre des micro-ordinateurs plus puissants. » Autre frein, la difficulté de la mise en place de la base. La mise au point est très longue. « J'ai mis quatre mois à trouver les règles de recher- 120 ACTUEL che amont-aval pour le logiciel de césure. » Comme nous le verrons, ce point de vue n'est pas partagé par tous. Autre sujet contreversé, les machines et les langages adaptés à l'I.A. « Beaucoup de gens rattachent l'intelligence artificielle à un langage, Lisp ou Prolog. Pour moi, c'est d'abord l'achitecture qui compte. C'est vrai, certains langages sont mieux adaptés que d'autres, mais le système doit posséder une fourchette de tolérance. » Les systèmes experts apportent un plus pour certaines applications, grâce à leur puissance de traitement. Dans le cas de « Saphir », le système n'apparaît absolument pas. L'utilisateur ne s'aperçoit pas du travail effectué « en coulisse » par l'ordinateur pour réaliser les coupes de mots. Il s'agit d'un système dédié, qui effectue un seul ensemble de tâches. A l'opposé de cette philosophie, Mac Expert, mis au point par la société Mindsoft, est un système expert non-dédié. L'utilisateur met luimême au point sa base de connaissance, ce qui ne va pas sans difficulté. Philippe Notté, directeur général commercial de chez Mindsoft, argumente. « Nous voulons mettre le système expert à la portée de tous, et démystifier le mot luimême. Tout le monde est expert sans le savoir. Mais il faut le découvrir et savoir qu'il existe la possibilité de faire profiter les autres de ses propres connaissances. » Mindsoft tente une gageure. Réaliser un vrai système expert ouvert, utilisable par tous, sur des machines grand public (il existe même une version qui tourne sur MO 5). Plus d'un spécialiste affirme que cela n'est pas possible, et certains n'hésitent pas à qualifier Mac expert de gadget. Si ses possibilités sont limitées par celles de la machine qui le supporte, il n'a rien d'un « jouet ». Il offre une capacité de deux cent cinquante règles. Cela permet de mettre au point des bases de connaissance déjà utilisables. Mindsoft ne se contente d'ailleurs pas de vendre son système expert. Elle stimule la réalisation de bases spécialisées, dont elle pourrait assurer ultérieurement la distribution. Car Mindsoft est une petite société, entièrement française, créée par Mouangue Essoukan. Souple, elle pratique une approche relationnelle avec la clientèle, et travaille avec les plus grandes entreprises, comme laC.G.E., Thomson, Elf-Aquitaine, Renault, etc. al/Sassa'atuwar Mac Expert se transforme donc en outil de travail, capable de générer des systèmes experts dédiés. Autre avantage de ce logiciel, il fait découvrir à toutes les personnes intéressées la réalité d'un système expert, ses mécanismes, son mode d'utilisation, son vaste champ d'application. Aide au diagnostic médical à partir des symptômes, détection des pannes de voiture, entretien d'une photocopieuse, calcul de prêts financiers, etc. Anarchique et incognito L'l.A., via les systèmes experts, s'apprête à envahir les rouages de l'industrie. Et l'on risque de voir se répéter le phénomène qui accompagna l'entrée de l'informatique dans l'entreprise, l'introduction anarchique et incognito de l'ordinateur sur les bureaux. Dans plus d'une grande société, le P.-D.G., lors d'une étude pour l'informatisation, s'aperçu que les micros avaient déjà, à son insu, envahi les bureaux. Les applications possibles sont multiples, et rentables. A tel point que beaucoup d'entreprises cachent leurs travaux en I.A., pour garder leur avance technologique. Elles taisent même l'utilisation d'un logiciel d'I.A., pour éviter toute curiosité déplacée de la part de leurs concurrents. Car quelques points de gagnés en productivité grâce à un système expert se traduisent en millions de francs d'économie. Une seule chose est certaine, l'I.A. est en train d'envahir les grandes entreprises. Ce n'est plus une affaire de spécialistes isolés. Un seul exemple, Merlin-Gérin, qui utilise un système expert pour l'entretien d'une centrale nucléaire. Par contagion, ces procédés vont faire irruption dans les petites et moyennes entreprises. Mais là, les freins psychologiques sont encore puissants. L'appellation elle-même d'intelligence artificielle suffit à rebuter, car elle garde une connotation ambigüe, proche de la recherche fondamentale, sans intérêt et sans efficacité pour une entreprise. Or rien n'est plus faux. Les systèmes experts trouvent des applications dans tous les domaines, surtout pour des tâches très concrètes. L'exemple du contrôle d'une photocopieuse est caractéristique. N'importe qui, avec un minimum de formation, est en mesure de remettre en route une machine qui vient de subir un incident, recharge de papier vide, manque d'encre, bourrage dans les rouleaux d'entraînement, etc. Mais pour diagnostiquer la « panne », un certain temps est nécessaire. Un système expert, lui, en laison avec des capteurs, analyse immédiatement la situation, et établit un diagnostic. Le gain de temps est évident. Apprendre à programmer est inutile ! Il existe encore d'autres champs inexplorés pour les systèmes experts, comme dans le domaine éducatif. L'Education nationale ne s'y est pas trompée en commandant par milliers la version MO 5 de Mac Expert. Les élèves travaillent sur un thème, se documentent, déterminent les mots clés, les idées-force, établissent les règles, les entrent dans la machine, puis testent leurs système. L'intérêt pédagogique d'un tel exercice, contrôlé par un éducateur, est certain. Il utilise en plus l'ordina-
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