SVM n°145 janvier 1997
SVM n°145 janvier 1997
  • Prix facial : 29 F

  • Parution : n°145 de janvier 1997

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 316

  • Taille du fichier PDF : 280 Mo

  • Dans ce numéro : la micro en 1997... l'explosion technologique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 100 000 000 000 d'instructions Le Pentium Andy Grove, le patron d'Intel, l'a affirmé à l'occasion du Comdex : dans quinze ans, les microprocesseurs compteront 1 milliard de transistors, tourneront à la fréquence de 10 GHz (10 000 MHz) et délivreront une puissance de 100 000 Mips ! C'est sûr. Si le public le veut... C eux qui s'en sont allés à Las Vegas visiter le Comdex en quête d'annonces à sensation ne seront sûrement pas revenus bredouilles, mais perplexes peutêtre. L'allocution la plus troublante fut certainement celle d'Andy Grove, le patron d'Intel : "Nous pouvons actuellement prédire où en seront nos technologies dans quinze ans. Nos meilleures estimations, qui tiennent compte de nos performances passées, des technologies existantes et des lois de la physique, nous amènent à penser que le microprocesseur possédera en 2011 les caractéristiques suivantes : I milliard de transistors, 10 GHz, et 100 000 Mips [1 Mips = 1 million d'instructions par seconde] ". La très fameuse "loi" de Gordon Moore (un des cofondateurs d'Intel), qui veut que la puissance des puces double tous les dix-huit mois, aurait donc encore de très nombreux jours devant elle. Plus ça continue, plus c'est pareil... Bien des obser- vateurs en sont persuadés : si la course à la puissance devait s'arrêter un jour, ce serait la faute à quelques lois physiques jugées in- La boule de cristal d'Intel En 1989, Intel avait prédit que ses processeurs compteraient, en 1996, quelque 8 millions de transistors, fonctionneraient à la fréquence de 150 MHz, développeraient une puissance de 100 Mips, et seraient gravés dans une finesse de 0,35 micron. Force est de reconnaître qu'il ne s'est pas beaucoup trompé, puisque les principales caractéristiques de ses actuelles puces sont les suivantes : 5,5 millions de transistors, fréquence de 200 MHz, 400 Mips, gravure en 0,35 micron. Voilà qui donne un sérieux crédit aux prophéties d'Andy Grove... par Matthieu Villiers contournables. Lorsque les "rivières" gravées au coeur des microprocesseurs seront d'une largeur inférieure au 1/500e de micron, les électrons y circulant auront toutes les chances de se perdre en effets quantiques... Ce pourrait alors en être fini de la loi de Moore. Mais nous n'en sommes pas là : à l'horizon 2011, l'épaisseur de la gravure ne devrait être "que" de 0,07 micron. Pas de problème donc. Pas de problème, soit, mais une question : 100 000 Mips... pour quoi faire ? Car voilà les plus performants des actuels Pentium Pro "Notre business, c'est d'offrir des expériences interactives qui miment la vie", Andy Grove, patron d'Intel.
Par seconde ! en 2011 et leurs 400 Mips écrasés d'un facteur 250 ! Essayons un instant de nous figurer une telle puissance de calcul. Prenons l'instruction "add" (addition), et additionnons, disons, 123 et 12. Résultat : 135. Dans quinze ans, un microprocesseur pourra effectuer cette opération 100 milliards de fois en une seconde. Si l'on considère qu'une seconde de calcul mental est nécessaire pour effectuer cette addition, et que nous serons alors dix petits milliards d'êtres humains sur terre, on peut avancer que la puissance d'une telle puce sera plus de dix fois supérieure à la puissance de calcul mental développée par l'humanité toute entière... Autant dire que Kasparov sera bien inspiré de prendre sa retraite avant de se trouver face à un Pentium à 10 000 MHz ! Il est vrai que la capacité de l'industrie informatique à digérer ses propres progrès n'est plus à démontrer. Depuis que les micros se sont entichés de multimédia, les développeurs sont condamnés aux plus incroyables gymnastiques (techniques hyper sophistiquées de compression, trompe-l'oeil en tous genres...) pour nous faire oublier la faiblesse des processeurs actuels. Vrai qu'en matière d'affichage en 3D et en temps réel, nous n'en sommes qu'à la préhistoire... Ce n'est pas demain que l'on verra de gigantesques écrans muraux de trois mètres de diagonale affichant cent images par seconde, dans des définitions telles que l'on pourra compter les cils des cyber-héroïnes des séries téléinteractives. Certes. Comme il est vrai que la reconnaissance vocale balbutie et que celle des formes tâtonne, qu'est reportée la traduction automatique en temps réel, et que nos premiers avatars sont aussi grossiers que des Légo... 100 000 Mips ? Dans un autre ordre d'idées, peut-être que les marins du Vendée Globe Challenge pourront compter sur une météo fiable à trente jours, et que les fusées Ariane ne s'écraseront plus. Pour nous aider à entrevoir ce futur aussi technologique que radieux, le mieux est encore de laisser la parole à Bill Gates. Qui la prit d'ailleurs le lendemain de l'allocution d'Andy Grove : "Ce que j'ai entendu hier est une très bonne nouvelle. J'envie les enfants d'aujourd'hui. Demain, quand ils verront l'un de nos actuels PC, ils s'écriront : Eh, regarde, c'est une de ces machines qui ne savait ni entendre, ni parler, ni voir ! ". Un coût de fabrication des puces doublé tous les 4 ans ! Pour lui, c'est clair : l'essentiel de la puissance qu'on nous promet sera absorbé en capacités d'apprentissage au fur et à mesure que les PC chercheront à mieux nous comprendre, pour mieux nous servir. Ce qu'il résume en une formule : "Les ordinateurs personnels seront plus personnels". Andy Grove disait-il autre chose lorsqu'il affirmait : "Notre business, c'est d'offrir des expériences interactives qui miment la vie [`lifelike interactive experiencesT. Finalement, la principale incertitude... c'est le public. Car si la loi de Moore guide l'industrie infor- Haro sur la télé ! "Nous sommes en guerre à l'audience. Ce sera PC ou TV ! ", a déclaré Andy Grove, reconnaissant que la partie sera dure et longue à gagner. Pourquoi une telle déclaration de guerre ? Sans audience, pas de demande ; sans demande, pas d'investissement ; sans investissement, adieux les Gigamips... mutique depuis ses débuts ; va aussi falloir compter avec la "loi" de Rock (du nom d'un autre collaborateur d'Intel). M. Rock s'est en effet aperçu que si la puissance des processeurs doublait bien tous les dix-huit mois, le coût de fabrication de ces mêmes processeurs doublait, lui, tous les quatre ans. A ce rythme, une usine de production de microprocesseurs coûtera près de 100 milliards de dollars dans quinze ans ! Un investissement peu imaginable, qui ne trouvera ses moyens et sa justification que si la demande du public reste forte. Et à ce sujet, Andy Grove a montré un optimisme plus mesuré : "Ma crainte est qu'un jour les nouveaux utilisateurs s'ennuient, n'en veuillent plus. C'en serait alors fini de cette vague qui nous porte depuis vingt-cinq ans". Ah ! si seulement le monde sensible pouvait se donner à voir en quatre dimensions plutôt qu'en trois... Cela offrirait à coup sûr quelques bonnes décennies de croissance harmonieuse à ces forcenés du "toujours plus"... 29 r-co, ce, CC « t4 Ce)



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