SVM n°145 janvier 1997
SVM n°145 janvier 1997
  • Prix facial : 29 F

  • Parution : n°145 de janvier 1997

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 316

  • Taille du fichier PDF : 280 Mo

  • Dans ce numéro : la micro en 1997... l'explosion technologique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 [escroquerie à la TVA Parallèlement à l'enquête principale, l'opération "Poisson rouge" devrait également permettre de faire la lumière sur les pratiques de fraude à la TVA. Celles-ci permettent à certains constructeurs français de gagner 20 0/o sur les prix du marché. Les escrocs s'appuient sur la législation en vigueur dans l'Union européenne, qui stipule que les échanges intracommunautaires sont réalisés hors taxes. Si la société escroc française achetait ses composants à un grossiste français, elle aurait à s'acquitter de la TVA. Elle crée donc une filiale écran, implantée dans un autre pays de l'Union, qui passe commande à sa place et réalise l'achat hors taxes. Pour autant, les produits ne quittent pas le territoire hexagonal : c'est la société escroc qui les récupère puis, soit les revend, soit les assemble. Finalement, par de tour de passe, les escrocs acquièrent les composants à un prix défiant toute concurrence. Opération "Poisson rouge" Ar agile au microprocesseur Un réseau international de trafic de microprocesseurs a été démantelé fin novembre. Une opération qui braque les projecteurs sur les pratiques peu scrupuleuses de certains intervenants du monde de l'informatique... et qui conforte les grands constructeurs. T rois ans. Il aura fallu trois ans d'enquête au parquet du Land de Bavière pour démêler une grosse affaire de trafic de microprocesseurs. Tout est parti d'un vol à main armée en avril 93 chez un entrepreneur en informatique laotien, installé dans la région de Munich. Un vol qui a attiré l'attention des policiers sur d'obscurs transferts de fonds. De fil en aiguille, l'enquête a révélé un vaste réseau international de fraude et d'escroquerie sur des microprocesseurs. Le principe de l'arnaque était simple. Les escrocs introduisaient frauduleusement en Europe des composants achetés sur les marchés asiatiques, et en falsifiaient une partie. Des Pentium à 133 MHz d'Intel étaient notamment maquillés en Pentium 166 MHz puis revendus. Avec une forte plusvalue à la clef, bien entendu. En novembre dernier, lors d'un coup de filet baptisé "Poisson rouge", plus de quatre cents sociétés réparties dans neuf pays européens ont été perquisitionnées. C'est le juge Boizette qui mène l'enquête en France Et la pêche a été bonne, puisque cette opération de grande envergure a permis de mettre la main sur plusieurs milliers de microprocesseurs trafiqués ! En France, par Sébastien Roussel où l'enquête est coordonnée par le juge Edith Boizette, vingt-deux sociétés ont été visitées. Dans sept entreprises, la police judiciaire a retrouvé des quantités significatives de processeurs falsifiés : en tout, trois mille puces "remarquées", pour une valeur globale de 5 millions de francs. Les enquêteurs ont également récupéré de l'argent liquide dans deux sociétés, pour un montant de 6 millions de francs. Et sept responsables ont été mis en examen, dont quatre, au final, furent placés sous mandat de dépôt. Dans un marché en perpétuel renouvellement, et donc relative-
ment anarchique, avec de nombreux acteurs et une foule d'intermédiaires, il n'est pas étonnant que ce genre de trafic puisse passer inaperçu. Il faut dire aussi que les composants électroniques, aujourd'hui, sont assez difficiles à identifier : quelques chiffres — parfaitement incompréhensibles par l'utilisateur —, un numéro de série, et parfois, le nom du processeur. En général, emballage et présentation varient selon le type du composant ; mais il arrive qu'un même modèle de processeur soit vendu sous deux aspects différents (ici le nom peut être gravé, et là sérigraphié, par exemple). Parenthèse technique, la supercherie est possible par le simple fait qu'un microprocesseur peut tourner plus vite que la vitesse pour laquelle il a été conçu. 11 suffit de changer (en modifiant les cavaliers ad hoc) la fréquence de la carte mère. Un Pentium 75 MHz peut ainsi tourner à 90 MHz voire à 100 MHz, et un Pentium 133 peut fort bien s'accommoder d'une vitesse de 166 MHz. Mais alors, Intel n'en garantit plus le fonctionnement — la puce peut très bien griller, en effet. Pour maquiller les puces, les trafiquants soit effacent l'identification quand elle est juste imprimée, soit rabotent le boîtier quand les inscriptions sont gravées. Ils impriment ensuite les fausses spécifications. Si l'opération est bien faite et si la puce supporte le changement de vitesse, l'acheteur n'y voit que du feu. Le démantèlement d'un tel réseau de trafiquants a été bien accueilli dans le milieu de l'informatique, qui se voit débarrassé ainsi de concurrents malhonnêtes. "C'est bien fait pour eux, lance le salarié d'un grand constructeur, il.', faussaient le marché avec leurs prix." Un petit assembleur renchérit : "On ne pouvait pas suivre. Honnêtement, c'est une Peut-on repérer l'arnaque ? "Il n'y a aucun moyen de savoir si une puce a été trafiquée ou non, annonce Jean-Paul Colin, directeur du développement chez Intel France, niais cela, c'est dans l'intérêt même du client ! " De la même manière que la Banque de France ne révèle pas tous les secrets de fabrication d'un billet de banque, Intel ne tient pas à dévoiler les signes d'authentification d'un microprocesseur. Seules sept personnes en France, dont quelques agents des douanes et de la police judiciaire, parviennent à les identifier formellement. "Par des moyens simples et avec du matériel facilement transportable", lâche Jean- Paul Colin, énigmatique. Pentium 200. Et que la fraude sur le Pentium Pro n'est pas encore rentable. Intel invite aussi les acheteurs à s'adresser aux â gros constructeurs qui traitent di- bonne opération, si elle permet de rectement avec lui, sans interménettoyer le marché." Chez Intel, diaire. Là, le risque de fraude est on déplore la fraude — sans toute- quasi nul. Le message est clair : fois indiquer comment ne pas en "Quand on achète une montre être victime (voir encadré). On Cartier à 1300 francs, on est en fait seulement remarquer que les droit de se poser des questions. trafiquants ne savent pas maquil- Pour les ordinateurs, c'est pareil." ler les boîtiers en plastique du A bon consommateur, salut. Certains faits bien précis permettent cependant de repérer une falsification. Si, sur la puce, il y a une étiquette avec l'inscription "warranty void if removed" ("la garantie s'annule si l'étiquette est enlevée"(, il y a de fortes chances que celle-ci dissimule un remarquage. "Intel ne place jamais d'étiquettes sur ses processeurs", affirme Jean-Paul Colin. De même, si la puce a été rabotée, vous pouvez être sûr qu'il y a de l'escroquerie dans l'air. En cas de doute, inutile toutefois d'appeler Intel. La société vous prie de contacter votre revendeur, les associations de consommateurs ou la direction de la concurrence et de la répression des fraudes.



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