SVM n°112 janvier 1994
SVM n°112 janvier 1994
  • Prix facial : 25 F

  • Parution : n°112 de janvier 1994

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 276

  • Taille du fichier PDF : 277 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... les 100 produits de l'année.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DÉCOUVERTE Comment ça Les écrans des portatifs Rendus célèbres par les montres à affichage digital, les écrans à cristaux liquides donnent désormais des couleurs aux ordinateurs portatifs. Peu épais et réellement économes en énergie, ces derniers pourraient bien un jour remiser au placard les encombrants tubes cathodiques qui encombrent les bureaux. PAR DENIS DELBECO - ILLUSTRATIONS ISI pourquoi des écrans plats sur les portatifs et toujours des monstres sur les bureaux ? Ou, pour poser la question autrement, pourquoi d'un côté des cristaux liquides et de l'autre des tubes cathodiques ? Réponse : parce que la technologie encore balbutiante des cristaux liquides ne permet pas pour le moment d'avoir la folie des grandeurs. En bref, on ne sait pas encore faire grand ni de bonne qualité, alors que tout va bien lorsqu'on se cantonne au petit format : les cristaux liquides se comportent à merveille, tant en noir et blanc qu'en couleurs. Toute la magie de ces molécules réside dans leur capacité d'agir non seulement sur les rayons lumineux qui viennent les frapper, mais aussi d'être sensibles à un champ électrique. Pour profiter de ces propriétés très particulières, on les emprisonne d'une part entre des verres dits polarisants, et d'autre part entre deux électrodes. Mais pour entrer dans le détail du phénomène, il faut avoir en tête que la lumière est un phénomène électromagnétique ; et qu'une onde lumineuse est composée de deux champs (un électrique et un magnétique). Ces champs sont non seulement perpendiculaires entre eux, mais aussi perpendiculaires à la direction de propagation de la lumière. Dans la lumière dite naturelle, le champ électrique s'oriente dans n'importe quelle direction perpendiculaire à e SVM JANVIER 1994 la direction de propagation. Reste que la lumière peut aussi être polarisée. Dans ce cas, le champ électrique garde une direction constante. Pour polariser une lumière qui ne l'est pas, on utilise un dispositif appelé... polariseur, tout simplement (voir figure A). Des cristaux liquides pour faire tourner la lumière L'état de polarisation de la lumière varie en fonction des interactions avec la matière qu'elle traverse. Alors que la lumière solaire n'est pas polarisée naturellement, elle le devient dans l'atmosphère au fur et à mesure qu'elle rencontre des molécules de gaz et de poussières. Si l'oeil humain est insensible à la polarisation, les abeilles, elles, la perçoivent très bien et s'en servent pour se repérer par rapport au Soleil ! En photographie, on fait toumer un polariseur (qui fait office danalyseur") pour éliminer les reflets gênants, par exemple pour prendre en photo une personne au volant de sa voiture derrière le pare-brise. Suivant l'orientation de l'analyseur, on peut laisser passer plus ou moins de lumière. L'une des propriétés intéressantes des cristaux est leur aptitude considérable à faire tourner la direction de polarisation de la lumière — on dit qu'ils ont un pouvoir rotatoire élevé. Mais pourquoi des cristaux liquides ? Parce qu'ils combinent à la fois les propriétés des cristaux pour ce qui est du pouvoir rotatoire et celles des liquides pour ce qui est de la simplicité d'orientation des molécules qui les composent (il suffit de les soumettre à un champ électrique créé par deux électrodes sous tension). On pourrait donc faire des écrans à eau ? Peut-être, mais à condition de prévoir une épaisseur gigantesque, car l'eau pos- sède un très faible pouvoir rotatoire. De toute façon, cela n'a aucun intérêt !... Mais revenons à nos cristaux. En les disposant suivant une hélice (figure B), ils vont nous servir à faire tourner la lumière à l'intérieur de l'écran... chose quand même plus facile que de faire tourner constamment l'écran lui-même ! Un écran plat se compose donc d'un premier verre qui polarise la source de lumière, et d'un second verre (l'analyseur) dont l'axe de polarisation est perpendiculaire au premier. Les cristaux emprisonnés entre ces deux verres vont agir sur la lumière polarisée par le premier verre en faisant tourner sa direction de polarisation. Les rayons seront alors dans un état qui leur permettra de traverser plus ou moins le verre analyseur, et donc d'arriver jusqu'à notre oeil. Le fin du fin : rétroéclairé, à matrice active et en couleurs Dans les premières générations d'écrans, qui équipent aussi bien certains ordinateurs portatifs que les afficheurs de télécommandes, de calculatrices ou de téléphones portatifs, la lumière provient de l'environnement de l'appareil. Ainsi, la lumière du jour pénètre l'écran, vient se réfléchir sur un mi-
marche TOUS LES ÉCRANS DES PORTATIFS UTILISENT LES CRISTAUX LIQUIDES. EN ALLIANT LES EFFETS QUE PRODUISENT CES MOLÉCULES SUR LA LUMIÈRE À CEUX DE LA POLARISATION, ON ARRIVE À CONTRÔLER L'INTENSITÉ DE CHACUN DES POINTS. LES COULEURS S'OBTIENNENT À L'AIDE DE MICROFILTRES ROUGE, VERT ET BLEU. DÉCOUVERTE



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