Stylist n°145 1er sep 2016
Stylist n°145 1er sep 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°145 de 1er sep 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Timar

  • Format : (225 x 297) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 83,2 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur la mode.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Décryptage DRESS CODE SECRET Mais attention, si tout le monde à eux. Ils adorent se draper dans un uniforme sobre, souvent total black – ce qui leur vaut communique sur la fin du dress code l’appellation d’endeuillés de la mode parmi les de bureau à l’ancienne, il n’est à aucun moment initiés – et porter peu ou prou la même tenue, question que ce soit la fin du dress code tout court. Puisque, certes, il vous sera demandé de vous habiller de façon à traduire qui vous êtes, mais à condition que ce soit powerful. « Même les tenues décontractées restent très codifiées, confirme le conseiller en image Kristof Bruand, pour qui un dress code en cache toujours un autre : les modèles et les matières doivent être en adéquation avec l’image de marque de la boîte, et surtout, avec son poste. » Prenez l’exemple UN PEU DE TENU E ! Vous pensiez que le look executive woman de Melanie Griffith dans Working Girl avait été créé par Mugler et Montana sous l’influence de Wall Street ? Erreur. Vous pouvez remercier la guerre. Explications. année après année. Giorgio Armani ne sort jamais en public sans arborer un de ses T-shirts bleu marine, Riccardo Tisci décline les imperceptibles nuances du noir en version sportive, et personne ne peut vraiment estimer le nombre précis de jeans noirs identiques en possession d’Alexander Wang. Même les plus extravagants, adeptes de chemises à volants comme KarlLagerfeld, à carreaux comme Terry Richarson, ou de shorts en tweed comme de la basket qui, depuis que les Stan Smith ont été couronnées « nouveau basique », a envahi le monde de l’entreprise. Certes, elle est admise désormais aux pieds des femmes, qui « peuvent enfin assumer leur côté hyperactif et l’aspect pratique de leur tenue, puisqu’on accorde plus de place à leurs compétences », selon Alexandre Fléveau, styliste du cabinet de tendances Peclers. Mais pas n’importe quelle basket : « Elle doit être qualitative, poursuit Alexandre Fléveau. Il faut préférer donc des baskets noires vernies, ou dans des matières extraordinaires. » Même chez les créatifs, la basket sert à marquer une hiérarchie invisible : entre une paire de All Stars fatiguée et des baskets collector, il y a souvent un zéro de plus sur la fiche de paie. Même différenciation sociale subtile mais implacable avec le jean. D’Obama à Poutine, en passant par Emmanuelle Alt, une certaine idée du jean a pris pied parmi les gens qui comptent, devenant le symbole d’un pouvoir qui cherche à se décoincer. En 2009, un cliché de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Égypte a affolé le Wall Street Journal, car le couple, qui guidait alors la France, osait se balader sur les dunes moulé dans un « simple » blue jean. Mais ce pantalon-là était un « power jean », un jean du pouvoir (si, si !). Pour faire simple, plus vous avez du pouvoir et plus vous pouvez vous passer de dress code L A BLOUSE > Au début du XX e siècle, les femmes, engoncées dans leur corset, sont à ça de se péter les côtes. Et puis la Première Guerre mondiale arrive : les hommes partent au front et les femmes au front row des usines. Résultat, on leur crée des blouses et chemises copiées sur celles de l’homme, amples et agréables à porter. C’est vrai que c’est plus simple pour serrer des boulons. LES ÉPAULETTES > En 1939, seconde édition. Le monde repart en guerre (Yolo) avec des armées à cran. Du coup, la mode féminine se militarise petit à petit. Les vestes, manteaux et robes sont influencés par le style masculin et les épaulettes, lancées par Schiaparelli quelques années plus tôt, viennent squatter le haut des épaules pour finir de parfaire un look solide. Thom Browne, répètent compulsivement une seule et unique configuration. Mais s’ils peuvent se permettre cela, c’est avant tout, selon le New York Times, parce qu’il s’agit d’hommes « suffisamment puissants pour pouvoir s’habiller tous les jours pareil » et, ça c’est nous qui le disons, il y a peu de chances que l’on vous accorde le même privilège à votre taff. « Le Casual Friday a laissé sa place au Formal Friday, un vendredi consacré aux tenues habillées » Face à cette fausse révolution vestimentaire, qui voudrait nous faire croire que chacun peut décider de devenir un sans-culotte au sein de l’open space, une poignée d’entrepreneurs tentent d’imposer le retour des tenues habillées. Et ces entrepreneurs, on les trouve à l’endroit même qui a permis à ses employés de venir quasi en pyjama… dans la Silicon Valley. Le fondateur de Twitter Jack Dorsey est surnommé « l’homme plus stylé de la tech » et ne jure que par Prada et Hermès. Le PDG d’Instagram Kevin Systrom participe à des dîners organisés en son honneur par Anna Wintour. Et Marissa Mayer, à la tête de Yahoo !, est connue pour sa de bureau, puisque vous n’êtes plus obligé de marquer votre appartenance à l’entreprise. S’HABILLER POUR MIEUX RÉGNER Parmi ceux qui sont au-dessus de ces contingences, il y a notamment les créateurs de mode. Si, de Céline à Balenciaga, de Hedi Slimane à Raf Simons, ils n’ont cessé de fantasmer l’apparence ultra-marquée du salary man, c’est une tout autre histoire quand il s’agit de choisir une tenue pour leur journée de travail L A J UPE CRAYON > Après la Seconde Guerre mondiale, les femmes reviennent à une silhouette plus féminine. Problème : le monde est ruiné et les denrées sont rares. C’est pourquoi Christian Dior et d’autres ensuite se mettent à faire des jupes dites crayons, plus près du corps et qui permettent d’économiser de passion pour Balenciaga et Alexander McQueen, ainsi que pour avoir payé 60 000 dollars pour un déjeuner avec Oscar de la Renta. Et ce n’est pas tout : dans certaines start-up outre- Atlantique, le Casual Friday a laissé sa place au Formal Friday, un vendredi consacré aux tenues habillées. Notre conseil : pour vos courses de rentrée, ne misez pas tout sur le jogging de ville (à moins que vous ne soyez Michelle Obama, ce qui nous ferait super plaisir par ailleurs de vous compter parmi nos lectrices) pour faire bonne impression au boulot. PHOTO : REX précieuses rations de tissus. 9 4
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