Métro Montréal n°2021-04-21 mercredi
Métro Montréal n°2021-04-21 mercredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-04-21 de mercredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : la terre, un an après le covid-19.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
métr journalmetro.com Mercredi 21 avril 2021 ART VIVRE de 1 Dire adieu aux essuie-tout Dans sa course au progrès, l’humain a inventé une kyrielle de trucs destinés à faciliter la vie de la ménagère… décuplant du même coup la quantité de déchets dans ses poubelles. C’est le cas du fameux essuie-tout, communément appelé « scott towels », du nom des frères qui a ont eu l’idée de les commercialiser en 1907 sous forme de rouleaux. Mais que faisaient les « fées du logis » avant ? Elles utilisaient un chiffon, pardi ! Pour les petits comme les gros dégâts, on opte désormais pour des essuie-tout tout aussi absorbants, mais lavables, réutilisables et compostables. On aime ceux de la marque québécoise KLIIN (la pognezvous ?) , avec leurs jolis motifs et couleurs. 2 Bonjour éponges à récurer réutilisables ! Les éponges jaunes et vertes ne coûtent pas cher, mais elles finissent au dépotoir, où elles ne se décomposent pas. Pour gratter les fonds de lasagne collés dans un plat, les éponges Safix, faites de fibres de noix de coco, font le boulot, mais elles ne sont évidemment pas fabriquées ici, faute de palmiers sur le mont Royal. Pour une solution de rechange locale – et adorable –, on magasine sur le site de La Capitaine Crochète, une entreprise tricotée par une maman de Laval qui en produit des versions durables en forme d’avocats, de sushis, de chats, de pamplemousse et tutti quanti ! 3 5 gestes pour une maison plus verte Recycler, éviter le gaspillage et composter, c’est très bien. Troquer les objets jetables pour des durables ou utiliser des produits écolos, c’est encore mieux ! Voici des idées pour rendre sa maison, et la planète, plus verte. CAROLINE FORTIN À bas le gaspillage Ce concept bien connu de nos grands-mères connaît un joyeux essor. Il s’applique à la cuisine, par exemple en gardant toutes ses épluchures de légumes dans un sac réutilisable, au congélo, pour en faire des bouillons. Mais cela va bien au-delà de ce geste, comme en témoignent les très créatives recettes de ChicFrigoSansFric.com de Florence- Léa Siry, auteure de 1, 2, 3 vies  : recettes zéro gaspi. 12 Planter des arbres dans son quartier Jusqu’au 31 mai, les Montréalais peuvent commander des arbres à planter dans leur voisinage via la campagne de verdissement Un arbre pour mon quartier. Ces derniers sont vendus à partir de 25$ et livrés sur place. unarbrepourmonquartier.org 4 5 - - Exit les détachants chimiques Si, comme l’auteure de ces lignes, vous affectionnez la cuisine indienne maison, vous vous êtes sûrement déjà retrouvé avec une tache de curcuma sur un chandail blanc. Saviez-vous que l’asperger de jus de citron naturel et l’étendre au soleil la fera disparaître ? De rien. Pour toutes ces taches tenaces – gazon, vino, petits fruits, même sang ! –, pas besoin d’un produit aux ingrédients imprononçables, seulement d’un bon vieux savon détachant du pays, comme le Madame Blancheville de la Savonnerie des diligences, une entreprise estrienne. Se démaquiller autrement Les filles, combien pensez-vous qu’on jette de tampons démaquillants en coton chaque année ? En fait, mieux vaut ne pas trop y penser si on veut éviter une crise d’éco-anxiété. OLA Bamboo, établie à Victoriaville, en propose un modèle constitué à 70% de bambou et à 30% de coton. Certes, elle les fait fabriquer en Chine, mais pour une excellente raison  : c’est là que pousse sa matière première. Et une partie des profits sert à planter des arbres au Québec. Son ensemble de 16 tampons, dans une boîte de rangement en bambou, vient avec un sac pour les laver, question de ne pas les perdre dans la machine. Adopté !
journalmetro.com Mercredi 21 avril 2021 EDUCATION XAVIER BOURASSA xbourassa@metromedia.ca 0 el> à Longueuil Temps partiel et temps complet Cours et programmes à distance USherbrooke.ca/environnement Un nouveau média pour aller jouer dehors Le magazine Urbania profite de l’arrivée de printemps pour lancer Dehors, une page web dédiée au plein air, à la nature, aux sports extérieurs et au tourisme aux quatre coins de la province. www.dehors.urbania.ca Champignons et décontamination des sols  : la voie du futur ? Environnement. Les champignons peuvent-ils décontaminer les terrains de Montréal ? Deux chercheurs croient que cette approche moins couteuse et plus douce pour l’environnement pourrait être bénéfique, mais ils devront démontrer son efficacité avant qu’elle soit utilisée à grande échelle. Sur le sol contaminé d’une ancienne entreprise pétrochimique de Varennes, un candidat au doctorat à l’institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal répand un substrat épuisé de champignonnière. À l’autre bout du pays, dans un dépotoir minier du Yukon, une chercheuse en bioremédiation des sols tente également de faire fructifier une culture de champignons. Les deux biologistes en sont persuadés, ces petits organismes méconnus ont le potentiel de révolutionner notre manière de décontaminer les sols. Cet étudiant s’appelle Maxime Fortin Faubert. Cette chercheuse, Kawina Robichaud. Et chacun de leur côté, ils tentent de développer une alternative au « dig and dump », PHOTOS  : JOSIE DESMARAIS/MÉTRO soit l’excavation mécanique des sols contaminés, suivie de l’enfouissement. Ils se sont donc penchés sur la mycoremédiation, qui consiste à utiliser des champignons pour décontaminer les sols. Une méthode assez embryonnaire, certes, mais qui leur semble « extrêmement prometteuse pour le futur ». « Les résultats en laboratoire sont impressionnants. Il y a tellement de terrains contaminés à Montréal, c’est une approche que l’on pourrait utiliser à grande échelle », souligne M. Fortin Faubert. Actuellement à Montréal, 2030 sols sont inscrits au registre des terrains contaminés du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. D’entre eux, 732 n’ont toujours pas été réhabilités. « C’est facile d’emmener une pelle mécanique et de tout enlever, mais d’un point de vue écologique et économique, ça ne tient pas la route. C’est là qu’entrent en scène les méthodes de bioremédiation, telle que la mycoremédiation », affirme M me Robichaud. Mycoremédiation Les champignons saprotrophes, tels que les pleurotes, sont des décomposeurs naturels. Grâce à leurs enzymes extracellulaires agressives qui leur permettent de s’attaquer au bois mort, ils représentent d’excellents candidats pour dégrader ou stocker les contaminants des sols. Les contaminants organiques, souvent des hydrocarbures, peuvent être entièrement dégradés par ces organismes. Les métaux comme le chrome, le cuivre et le plomb, donc des contaminants inorganiques, peuvent être « hyperaccumulés » à l’intérieur du champignon. « L’idéal c’est lorsqu’ils sont capables de faire une minéralisation complète. Pour les métaux, l’avantage c’est qu’ils les prennent d’une grande surface de terre contaminée, et les concentrent dans leurs sporophores. On espère pouvoir par la suite les récolter et les valoriser. On sait que c’est possible », précise Kawina Robichaud. Défis et potentiel Le principal défi de la mycoremédiation consiste à évaluer quel type de champignons seront en mesure de coloniser un environnement donné. Beaucoup de variables sont en jeu, chaque sol a ses spécificités. Cependant, un monde de possibilités s’offre aux biologistes. La diversité fongique est fulgurante. Environ 150 000 espèces sont décrites actuellement, sur un potentiel de près de 3,8 millions, selon Kawina Robichaud. La spécialiste en bioremédiation des sols chez Biopterre estime qu’on ne fait qu’effleurer la surface en ce qui a trait au potentiel des champignons. « C’est la voie du futur. La mycoremédiation permet un nettoyage plus doux et économique que les méthodes traditionnelles », affirme-t-elle. SÉANCES D’INFORMATION Maîtrise en environnement Mardi 27 avril, 12 h 15 13 Il y a tellement de terrains contaminés à Montréal, c’est une approche que l’on pourrait utiliser à grande échelle ». Maxime Fortin Faubert, étudiant au doctorat de biologie de l’Université de Montréal. >4030845.1



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :