Métro Montréal n°2021-03-19 vendredi
Métro Montréal n°2021-03-19 vendredi
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-03-19 de vendredi

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Médias Transcontinental S.E.N.C.

  • Format : (279 x 286) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : pour ne plus rire jaune.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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métr journalmetro.com Week-end 19-21 mars 2021 CARRIERES Les troubles d’apprentissage, parlons-en ! Du 24 au 26 mars prochain, l’Institut des troubles d’apprentissage tiendra son 46 ème congrès annuel sous le thème « Tout un village… plus que jamais », abordant à travers plus de 120 conférences les enjeux et difficultés d’enseignement soulevés par la pandémie. Plus d’informations sur www.institutta.com. MÉTRO Faire rayonner la diversité sur la scène culturelle québécoise Portrait. Surveiller, défendre, protéger  : dans le vocabulaire militaire, c’est le rôle d’une sentinelle – et c’est aussi le principe fondateur de la compagnie théâtrale fondée par Tatiana Zinga Botao. Entretien avec une trentenaire engagée et rassembleuse, qui s’est donné la mission de faire briller les personnes racisées sous le feu des projecteurs. GENEVIÈVE DIONNE POUR LE BLOGUE FEMMESSOR « J’ai créé ma compagnie de théâtre en 2017 avec le comédien Lyndz Dantiste, avec qui j’ai étudié au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Après notre graduation, nous avons été déçus de constater que peu de rôles de premier plan s’offraient à nous. Sans parler des auditions, très limitées pour les acteurs de la diversité. » Ensemble, ils décident de prendre les choses en main et fondent le Théâtre de la Sentinelle. « Notre but est de promouvoir la diversité québécoise en favorisant l’inclusion de tous ses acteurs, et plus particulièrement ceux qui sont invisibilisés, comme les acteurs noirs, autochtones ou de différentes origines ethniques. » Art et entrepreneuriat La comédienne, qui s’est distinguée dans de nombreuses productions théâtrales (Coriolan de Robert Lepage, L’Énéide d’Olivier Kemeid), télévisuelles (Nouvelle adresse et District 31) et cinématographiques (Jeune Juliette d’Anne Émond), est donc devenue entrepreneure. La fougue et l’audace qui ont capté l’attention des metteurs en scène et d’un vaste auditoire, combinées à son enthousiasme rassembleur, jouent d’ailleurs un rôle crucial dans le succès de ce projet qui lui tient à cœur. Car la mission du théâtre touche personnellement celle qui est née au Congo et qui a émigré au Québec via la Belgique il y a de cela 10 ans. « J’ai fondé ma compagnie parce que je suis convaincue qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même ! » Défendre sans relâche l’équité et l’inclusion Le théâtre de la Sentinelle répond clairement à un objectif majeur de développement durable de l’ONU, qui est la réduction des inégalités basées sur le sexe, l’âge, le handicap et l’appartenance religieuse, ainsi que l’origine sociale ou ethnique. @R  : Ainsi, l’organisme offre des séances de coaching gratuites aux jeunes issus de milieux défavorisés ou de communautés marginalisées qui s’intéressent aux métiers de la scène afin de leur permettre de se préparer adéquatement aux concours d’entrée des écoles de théâtre. Et ce n’est pas tout  : la Sentinelle propulse les gens de théâtre et les comédiens sur le marché du travail en leur offrant de belles occasions d’emploi ainsi que des rôles de premier plan. Girl power ! La mission du théâtre fait partie intégrante de sa structure organisationnelle. « L’équité est pour nous une valeur prioritaire. À l’exception de notre directeur artistique, Philippe Racine, notre organisme emploie majoritairement des femmes, que ce soit en création, en écriture ou en administration. Girl power ! Notre volonté est de promouvoir une représentation juste de la société québécoise dans notre compagnie, sur nos scènes et dans les médias culturels. Parce que, ce qui fait la richesse du Québec, c’est justement sa diversité. » Lorsqu’elle a su qu’elle avait été retenue par la campagne 100 femmes qui changent le monde de Femmessor, qui reconnaît les femmes ayant une influence positive sur notre société, Tatiana a été aussi heureuse qu’étonnée. « Peut-être parce qu’en tant que directrice d’une compagnie de théâtre, je me sens moins entrepreneure. Mais, en fait, je pense bien que l’art est un formidable levier pour changer les choses ! » 12 En raison de son engagement sans limites et de l’impact de ses actions dans notre société, Tatiana Zinga Botao a été sélectionnée dans le cadre de la grande campagne 100 entrepreneures qui changent le monde de Femmessor. Depuis 25 ans, cet organisme accompagne les entrepreneures du Québec sur le chemin de la réussite en leur offrant du soutien et en leur donnant accès à du financement. Pour en savoir plus et pour découvrir l’édition spéciale 100 entrepreneures qui changent le monde  : femmessor.com GRACIEUSETÉ YVES RENAUD
métr journalmetro.com Week-end 19-21 mars 2021 ART VIVRE de Contre le gaspi, buvez des smoothies ! L’entreprise OLAOLA, lancée par un résident de Verdun, recycle des fruits et légumes destinés à être jetés en smoothies et barres glacées maison. Ces produits sont vendus dans certains commerces montréalais et sur le site de l’épicerie Maturin. Plus d’informations sur www.olaola.ca. MÉTRO Du cidre urbain, fait à Ahuntsic Gastronomie. Installée près du Marché central dans un bâtiment industriel, Cidre Sauvageon proposera sa première production de 7 000 bouteilles sur les tablettes des épiceries et dans les marchés de Montréal cette année. AMINE ESSEGHIR aesseghir@metromedia.ca L’entreprise de cidre urbain, créée durant la pandémie par deux complices, Raphaël Lefort et Pauline Macera, transforme des pommes, des poires et des prunes cultivées sans additifs chimiques. Respectivement âgés de 33 et de 31 ans, les deux entrepreneurs ont pu mettre la main sur un verger très particulier établi à Mercier, en Montérégie. C’est de là que provient une bonne partie des fruits transformés. Sa propriétaire Caroline Tardif leur loue cette exploitation mise au point par son conjoint Jean-François Hébert, un agronome spécialisé dans les cultures des arbres fruitiers, aujourd’hui décédé. « Il y a environ 150 variétés de pommes, 50 de poires, différentes sortes de prunes, des framboises, des gadelles [une sorte de groseilles] des cassis, du houblon, de la rhubarbe », énumère M. Lefort. Innovation Pour eux, la principale valeur ajoutée de leur cidre urbain réside dans l’environnement dans lequel poussent les plantations. « Le créateur de ce verger a vraiment essayé de concevoir une biodiversité. Il avait installé des ruches pour la pollinisation et il y a tellement de fleurs un peu partout. C’est extraordinaire », souligne M me Macera. Même s’ils ne sont pas certifiés biologiques, ils assurent que leurs fruits sont cultivés sans pesticides ni produits chimiques. « L’année passée, nous n’avons fait aucun traitement. Même en bio, on peut en faire », explique M. Lefort. En fait, ils ont laissé pousser les pommes et les ont ramassées une fois mûres. Le cidre qu’ils proposent se fera en quatre cuvées avec des arômes et des saveurs différents. Le précieux liquide pressé à la fin de l’automne dernier a été vieilli dans trois fûts de chêne venus de France qu’ils ont eu la chance de trouver au Québec. « Ce sera d’autres saveurs avec tous les fruits qu’on utilise notamment la prune. Il faut être curieux, mais c’est un cidre accessible à tous », assure l’entrepreneur. En ville Ils auraient pu louer un espace quelque part en Montérégie, en pleine campagne et faire les transformations qu’ils souhaitent. Ils ont opté pour la Centrale agricole, à Ahuntsic, un OBNL qui est aussi un incubateur pour les entreprises en agriculture urbaine. « On voulait vivre à Montréal et le verger est à une demi-heure », confie M. Lefort. Quand ils ont découvert le lieu, cela a aussi confirmé leur façon de voir leur entreprise prospérer. « On s’est dit que ce serait parfait. On sera juste à côté pour faire les livraisons. Il y a aussi quelque chose d’un peu innovant là-dedans », observe M me Macera. Les deux entrepreneurs JOSIE DESMARAIS/MÉTRO 13 « Ce sont des cidres innovants, très secs, pas sucrés et ça plait aux gens. » Pauline Macera, cogérante de Cidre Sauvageon sont adeptes des circuits courts pour les produits locaux. « On veut que ce soit le plus local possible. Notre objectif n’est pas d’essayer d’exporter loin notre production », convient M. Lefort. La présence d’autres entreprises en agriculture urbaine à l’intérieur de la Centrale agricole ouvre aussi des perspectives de collaboration. Cidre Sauvageon offre également une piste pour la reconversion des bâtiments industriels difficiles à occuper. « On peut faire de l’agriculture au Québec avec des moyens alternatifs sans avoir de grandes quantités de capital. Il faut juste savoir frapper aux bonnes portes », croit M. Lefort. Les bouteilles de leur cidre urbain seront distribuées à partir de mai dans des épiceries et des marchés locaux de Montréal. « Les épiciers font un super beau travail de mise en valeur des produits du Québec. Ils vont les proposer à leurs clients, ils vont faire travailler leurs réseaux sociaux », soutient-il. Des commerçants ont commencé à prendre contact avec eux. Pour tous vos besoins publicitaires, contactez-nous ! 438 989-6325 ydaigneault@metromedia.ca Yvon Daigneault Chef d’équipe Annie Venne Directrice de compte Valérie Gilbert Directrice de compte Isabelle Moineau Petites annonces classées 514 286-1066 poste  : 348 imoineau@journalmetro.com



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