Lui n°208 mai 1981
Lui n°208 mai 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°208 de mai 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 190 Mo

  • Dans ce numéro : Véronique Genest, l'héroïne de Zola révélée par la télé.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MOI, UN NOIR, A LA MAISON-BLANCHE » Il faut désormais viser plus haut... (Suite de la page 187.) seconde fois, mes idées générales sur la politique avaient complètement changé et j'ai fait publier la déclaration suivante  : Après réflexion, j'ai décidé de retirer ma candidature à la présidence des U.s.a. Mon intention profonde n'a pas été de me pousser en avant sur le plan politique, ni de critiquer en tant que postulant les actions de ceux qui occupent ou souhaitent occuper ces hautes fonctions dans notre gouvernement. J'ai surtout ressenti un réel désir d'attirer l'attention sur l'impérieuse nécessité de rassembler les peuples du monde et de les unir pour qu'enfin cessent toutes les guerres. Mon seul espoir est que cet impératif absolu devienne réalité grâce aux efforts de ceux qui se trouvent aux postes influents, aidés des autres, dont je fais partie, et qui agissent dans la mesure de leurs moyens, entre autre ceux que leur confèrent leurs occupations respectives. » J'ai fait cette déclaration, parce que j'avais découvert qu'il était contraire aux principes de la foi Baha'ide briguer un poste au gouvernement. Les Baha'ipensent que les systèmes politiques connus ont fait leur temps et qu'un jour apparaîtra un genre d'activité politique à l'opposé de celle en cours. Il est au-dessous de nous d'aspirer actuellement à des fonctions politiques. Baha'u'llah a dit que le futur verra la naissance d'un véritable gouvernement mondial avec des représentants de tous les peuples de la terre. Les diktats du nationalisme disparaîtront automatiquement et la politique générale n'aura plus du tout son visage actuel. Voilà pourquoi je n'avais plus d'aspirations présidentielles. Ma foi les avait chassées en me montrant qu'elles étaient au-dessous de moi. Il faut désormais viser plus haut. Etre candidat à la présidence d'un gouvernement mondial serait plus en rapport avec mes centres d'intérêts actuels... Dizzy Gillespie et Al Fraser. (Extrait de To be or not to hop, copyright Presses de la Renaissance, traduction Mimi Perrin.) 188 ÇA MARCHE POUR EUX F. de La Brosse et J.-M. Buche Bernard Magrez Jean-Michel Schoeler F. DE LA BROSSE ET J.-M BUCHE Un mot d'ordre  : « La crise, on refuse de la vivre ! » Une politique  : semer... la zone dans « l'establishment des agences de publicité » en visant un point particulièrement sensible, les rapports avec les média. Fauteurs de trouble, les « Zorro » (leur héros favori) de l'agence Z  : François de La Brosse, Sciences-Eco, ex-chef de pub chez D.d.b. et directeur de Gemap, et Jean-Michel Buche, Sup de Co, ex-rédacteur chez Séguéla et bril- lant directeur de création chez Publicis (sur la R5 notamment) soixante ans à eux deux. Et des idées à revendre. S'ils se sont associés, en octobre 1980, c'est avec la ferme intention de ne surtout pas devenir « la 499e agence sur le marché » ! Leur plan d'attaque... pour permettre aux annonceurs de payer leur publicité au meilleur prix (« jusqu'à deux fois moins cher », précisent-ils) — tout en bénéficiant d'une structure d'agence totale ? Mettre en concurrence les centrales d'achat d'espace afin de pouvoir négocier au plus bas prix  : « A qualité égale, nous préférons acheter au prix hyper qu'au prix boulanger ! » Ce qui donne une « optimisation » pouvant aller jusqu'à 40%. Qui représente non seulement un gain financier pour les clients qui n'en reviennent pas (« Ce ne sont pas eux qui paient notre moquette ! proclament-ils en chœur, et en souriant) mais une économie de... problèmes pour Jean-Michel Buche et François de La Brosse qui dorment bien la nuit (« On n'a pas d'échéances de fin de mois ! »). Leur énergie, ils préfèrent la garder pour la création, sur laquelle ils misent tout. Et ils font bien  : Lindt (Monsieur Chocolat, c'est eux), Yamaha, Enni, Rca, la Société des steeple-chase d'Auteuil, parmi d'autres, en témoignent. Malgré leur courte existence, ils annoncent quarante et un millions de chiffre d'affaires pour un effectif d'agence de « huit plus le chien ». Ils se sentent bien dans leur peau — et ravis d'avoir appliqué leur maxime favorite  : « Ne pas faire d'affaires avec ses amis mais se faire des amis des gens avec qui on est en affaires !
BERNARD MAGREZ MAURICE LECŒUR JEAN-MICHEL SCHOELER Si son chemin paraît inverse de celui des négociants bordelais puisqu'il est parti des alcools pour arriver au vin Bernard Magrez n'a fait que renouer avec une vieille tradition régionale, puisque le rhum est né... à Bordeaux ! Ce qui est moins traditionnel, c'est la manière dont il s'est hissé en quinze ans au rang de deuxième affaire bordelaise et dixième nationale. En 1964, son oncle, Jean Cordier, un grand nom du vin, le pousse à reprendre une petite affaire d'importation de porto, William Pitters. Une boîte qui démarre à un million de chiffre... et qui en a fait deux cents l'année dernière ! Derrière cette progression d'enfer (au rythme de 30% par an !) , une stratégie imparable. Bernard Magrez, qui a débuté comme représentant de Laurent-Perrier, connaît bien le négoce bordelais. Mais il décide que son terrain d'action sera le « commerce moderne » la grande distribution. Et qu'il diversifiera au maximum. C'est ainsi qu'il ajoute au porto William Pitters (N°2 en France) l'armagnac, le whisky William Peel, (N°3 en France), le rhum Saint- Etienne et les punchs et cocktails Pitterson. Avec, à chaque fois, un impératif, être propriétaire de la marque. Et une approche marketing originale  : c'est une fois la marque lancée en France, qu'il se retourne vers le pays d'origine. Avec seulement cent personnes, il est capable « de livrer cent mille bouteilles de whisky sur un seul télex » ! Quant au vin, il a commencé par importer des vins d'Espagne, et à acheter Manolo Corpos. Et ce n'est qu'en 1979... qu'il revient au bordeaux ! Avec Malesan, un bordeaux générique haut de gamme (« le vin du dimanche ! ») dont un million de bouteilles seront vendues en 1981... Un nom, Malesan, auquel il croit tellement qu'il lui a associé celui du meilleur cavalier français », Gilles Bertran de Balanda. Bernard Magrez, fou d'équitation, a choisi d'être son sponsor sur les compétitions internationales  : « Je veux faire du cheval un sport populaire ». Pourtant, cet exrugbyman de 43 ans se contente d'aller skier presque chaque week-end ! Si, à dix-sept ans, il taquinait déjà de la clarinette dans des orchestres middlejazz avec Nino Ferrari (alias Nino Ferrer) à la contrebasse ! —, Maurice Lecoeur vous aurait ri au nez si vous lui aviez prédit une carrière de musicien et de compositeur de musique de film. Lui, il se voyait plutôt dans le sérieux ». Les études. Des études qui, après Maths sup et Maths spé, le font sortir de Supélec avec un titre d'ingénieur. Il enchaîne avec vingthuit mois de service militaire au Cinéma des Armées  : presque un entracte, puisqu'il y rencontre Lelouch, Enrico, Albicoco... Dès 1961, il commence à oeuvrer pour la force de dissuasion » à la Snecma, où il travaille, entre autres, sur le projet Pluton. Mais les événements de 1968 remettent tout en cause. Il décide de changer de registre. Deux ans plus tard, il donne sa démission et s'inscrit à la Sacem. Sa décision est facilitée par son amitié avec François de Roubaix  : « C'est grâce à lui que tout a commencé... » Il débute dans le long métrage, devient le compositeur attitré de Jean Becker. Il s'est installé un studio dans son living et y fait tout  : la conception, les orchestrations, l'interprétation (il passe aisément du synthétiseur à la guitare et du piano à la batterie), le mixage et... la livraison ! A chaque fois, reconnaît-il en souriant en coin, j'ai l'impression de passer un examen ! » Un examen réussi puisque, depuis dix ans, il collectionne les... bonnes notes. Un mélange de précision (il travaille au chronomètre ! ) et de poésie  : c'est la musique qui donne la vie au film. Huit longs métrages, des émissions de télé, (parmi lesquelles le générique de la Rage de lire et la série sur le Far West de Jean- Pierre Richard, pour lequel il prépare également les musiques de huit films fantastiques sur A2). Une seule note amère  : « La télé n'utilise que 5% de musiques originales alors qu'elle a les moyens de le faire ». Une bête noire  : le domaine public « la mort des compositeurs ». Et une manière de record  : il a écrit les « jingles » de deux cent cinquante films publicitaires ! Josette Milgram En 1958, un jeune homme de dix-sept ans était engagé comme vendeur de voitures par France-Route. Aujourd'hui, à quarante ans, Jean-Michel Schoeler ne se contente pas d'être devenu le président-directeur-général de France-Route S.a. Il préside aussi aux destinées de Polyservices, de la S.a. Legendre et des Garages Metropole. Sans oublier une affaire annexe, Tourbec, une organisation de voyages à but non lucratif entre le Québec et la France (cinq mille Québécois viennent ainsi régulièrement en France chaque année). Le tout hasard ou choix, et peut-être... superstition ? étant concentré dans le dix-septième arrondissement de Paris ! Promu un jour « meilleur vendeur Citroën de France », trois mois seulement après son entrée dans le métier, il était prédisposé à s'épanouir chez les constructeurs (France-Route arbore le sigle de la régie Renault). Il est désormais à la tête d'une armada de quelque deux mille quatre cents véhicules. Mais il est surtout considéré comme le champion des indépendants de la location « longue durée ». Son répertoire ne comprend que des clients prestigieux. « Tous leaders dans leur secteur d'activité... », précise-t-il d'une voix calme. Son grand secret  : appliquer un loyer constant pour une durée déterminée et garantir toutes ses voitures pour quatre-vingt-dix mille kilomètres par an. Sa fierté  : ne pas avoir perdu un seul client en dix ans... Passionné de sport automobile (il fut lui-même un excellent rallyeman), chasseur invétéré, exnageur de combat et parachutiste, très gros travailleur (il ne dort jamais plus de six heures par nuit), Jean-Michel Schoeler promène la silhouette svelte du quadragénaire constamment en forme. Homme <, de terrain », il se penche sur toutes les mécaniques et est parfaitement capable d'en remontrer à n'importe quel spécialiste ! Il a un autre secret  : il ne prend qu'un seul repas par jour et ne boit que du vin... Renaud de Laborderie. 189



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