Lui n°207 avril 1981
Lui n°207 avril 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°207 de avril 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 162

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Pamela, Ariane et... Prudence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ENTRETIEN « Mes amis juifs étaient rares mais certains de mes collaborateurs avaient une femme juive. Ces gens travaillaient chez moi et j'essayais de les garder... » (Suite de la page 36.) devaient parcourir un long trajet de deux mille kilomètres aller et retour. Nous avions organisé un système de chasseurs de nuit qui fonctionnait très bien, mais ils ne recevaient pas le soutien nécessaire. Si on m'avait écouté, j'aurais infligé de telles pertes aux bombardiers britanniques que les attaques de nuit auraient cessé. Il y a un principe que nous avons tiré de notre expérience des combats des Stukas  : si, à chaque attaque, plus de 10% des pilotes ne reviennent pas, le moral des hommes baisse d'une manière dramatique après quelques missions. Lui Hitler était opposé aussi à l'avion à réaction ? Speer L'avion à réaction faisait également partie d'un programme. Il aurait permis de rendre impossible les attaques de jour des bombardiers américains. Naturellement, nous aurions pu également atteindre ce but sans ces avions. Mais enfin ils auraient été utiles. Et là Hitler a pris la mauvaise décision. Lui Croyez-vous que les médicaments qui lui étaient prescrits par le docteur Morell influaient sur son caractère ? Speer Oui, vers la fin de la guerre, il prenait souvent ses décisions sans demander l'avis de personne, il était de moins en moins raisonnable. Il n'était pas comme cela avant. Les savants se sont intéressés à son cas. Le professeur Heston de l'université du Minnesota, très connu dans le domaine de la psychiatrie, a étudié tous les documents médicaux de Morell. Il a établi que l'absorption massive d'amphétamines par Hitler (une piqûre et un comprimé par jour) devait avoir des effets extrêmement graves  : la transformation du caractère et du comportement, un certain entêtement. Voilà le diagnostic de ces médecins et c'est conforme à ce que j'ai constaté moimême et que j'ai d'ailleurs écrit dans mon Journal de Spandau en 1952. Je ne crois pas qu'on puisse conclure qu'Hitler aurait renoncé à certaines choses et notamment à son idée d'anéantir les juifs —, s'il n'y avait pas eu ces drogues. Lui Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la « solution finale » ?... Speer I1 est très difficile de répondre à cette question. Difficile de donner la réponse qu'attend tout être raisonnable. En fait, j'ai entendu Hitler menacer les juifs dans ses discours officiels au Reichstag en 1939. Il avait dit qu'il allait les éliminer. Je n'ai jamais eu de preuve de ce qui se passait dans les camps de concentration. C'était une chose secrète. Je ne savais rien et je crois volontiers que d'autres personnes qui étaient au pouvoir ne connaissaient pas non plus l'existence de ces camps. Lui Aviez-vous des amis juifs ? Speer Oui, j'avais des amis juifs avant 1933 et je savais qu'ils avaient réussi à sortir du pays, grâce à mon aide. En 1941-1942, mes amis juifs étaient rares, mais un certain nombre de mes collaborateurs avaient une femme juive ou un parent juif. Ces gens travaillaient chez moi et j'essayais de les garder aussi longtemps que possible. L'un des meilleurs exemples, c'est le directeur-général de Daimler-Benz dont la femme était juive. Le parti naturellement s'est déchaîné contre lui, mais j'ai réussi à le garder jusqu'à la fin de la guerre. Il est toujours resté directeur-général bien que sa femme fût juive. Il ne leur est rien arrivé. Le directeur technique de Daimler Benz était dans la même situation. Chez M. a.n. également, un collaborateur d'origine juive du nom de Mayer a pu rester dans l'entreprise. J'avais la possibilité de dire  : « Il ne faut pas toucher à cet homme, il doit rester là ». En tout, plusieurs centaines de personnes ont conservé leur place grâce à mon intervention. Lui Lorsque vous vous êtes rendu à Pennenünde l'usine où Wernher Von Braun construisait les fameux V1 et V2, où de nombreux (Suite page 41.) en 10, 20 et 50 cigarillos 39



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