Lui n°207 avril 1981
Lui n°207 avril 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°207 de avril 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 162

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Pamela, Ariane et... Prudence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 156 - 157  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
156 157
ceux qui lisent lui Ceux qui lisent Lui c'est vous, mais c'est aussi Christian Guignard, président directeur général du groupe Hippopotamus, cinq mille couverts par jour dans cinq restaurants parisiens spécialisés dans la grillade au feu de bois. Sa carte, c'est la carte... du tendre. En 1981, son Hippopotamus fait des petits  : deux ouvertures aux Halles et une à Bruxelles... Hippopotamus a choisi Lui pour sa publicité parce que les lecteurs de Lui sont des connaisseurs, et des amateurs, de bonne chère ! LUI EST UN SUPPORT REGISCOPE. 133, CHAMPS-ELYSEES, 75380-PARIS CEDEX 08, TEL.  : 720.71.89. PATRICK ROUSSELLE, DIRECTEUR. GERARD LEFEVRE, CHEF DE PUBLICITE 156
, C k LE GRIS DU COEUR Le visage était gris mais intact, la poitrine béante laissait apparaître la cage thoracique éclatée. A l'aide de son couteau de trappeur, Tristan détacha le coeur... (Suite de la p.144.) Ludlow lut entre les lignes et comprit que Tristan était profondément irrité par le carcan de la discipline militaire. Il s'en voulut de souhaiter fugitivement le retour de Tristan ou de Samuel, plutôt que celui d'Alfred. En France, les Canadiens étaient cantonnés entre Neuve- Chapelle et Saint-Omer. Encore bouillants de cet optimisme des premiers temps de la guerre, ils s'étaient forgé une réputation de maladresse et d'inconscience auprès de leurs camarades anglais et plus particulièrement chez ces officiers élégants et pleins de morgue fraîchement émoulus de Sandhurst et qui n'étaient pas loin de considérer la guerre comme une simple péripétie de leur carrière militaire. Cela démontrait au moins qu'un militarisme absurde n'était pas le privilège exclusif des Huns. Personne n'aurait songé à reprocher aux Canadiens de manquer de combativité. Tristan partageait sa tente avec les 41111011 « t r F°'pires ruffians de sa compagnie. Alfred éprouva un certain embarras lorsque son frère vint le voir dans sa tente d'hôpital, l'uniforme en bataille et les souliers crottés. Tristan avait réussi l'exploit d'arriver, armé d'une bouteille de vin, mais Alfred refusa d'en boire. L'un des amis officiers d'Alfred vint lui rendre visite et Tristan ne se donna pas la peine de le saluer, restant vautré sur sa chaise à boire son vin au goulot et disant à son frère de donner son cheval favori à Un Coup si lui-même ne revenait pas de la guerre. L'un des compagnons de Tristan attendait sous la pluie, devant la tente de l'hôpital de campagne. Il se prénommait Noël, c'était un immense Canadien français qui avait été trappeur en Colombie britannique. Il venait d'apprendre que Samuel et le commandant avaient été tués au cours d'une mission de reconnaissance dans une forêt de châtaigniers, près de Calais. Un détachement prussien les avait noyés dans un tir de grenades au gaz moutarde. Le seul survivant de la patrouille était revenu au camp et racontait comment ses camarades aveuglés et asphyxiés par les gaz avaient été littéralement hachés à la mitrailleuse. En apprenant la nouvelle, Tristan s'effondra dans la boue, soutenu par les bras de son compagnon. Le survivant était également un ami et il s'approcha d'eux en compagnie d'un officier. Sans presque se concerter, les trois hommes coururent aux écuries et sellèrent leurs chevaux. L'officier leur ordonna de s'arrêter mais ils le bousculèrent dans la fange et partirent au galop en direction de Calais. Ils arrivèrent dans la forêt de châtaigniers aux environs de minuit. Ils passèrent la nuit, recroquevillés sous les arbres. A l'aube, ils rampèrent vers les douze cadavres étendus dans la clairière et essuyèrent la fine couche de neige qui recouvrait leurs visages. Tristan trouva le corps de Samuel et baigna (Suite page 158.) Schwepping  : Schwepper, Schweppant, être Schweppes. Ehymolo—verbe anglo-saxon, deformation du vieux français, ouetten qui a donné Schweppesui s Schwepping. — Designe unplaisir elegant, un bien-être ra iné  : "Pro ite2, si m'en croyez i des Schwepping de la vien Ionsard. i — Exprime ltat de celui qui boitduSchweppes  : "Je Schweppe donc suisien (Descartes. "Etre Schweppes ou ne pas être Schweppes" (Shakespeare). —ualité. de celui qui pratique le Schwepping  : cf le Schwepping en 3 volumesn(Duchesse de Stredford,). "Jules était un êtrefrustre, inca a% de tout Schwepping" M arcel Proust,). — Par extension,se dit de tout ce qui est plaisant, original, 9, spirituel inattendu, gai, amusant, fantaisiste, snob, elegant, aristocratique divertissapétillant.nt,



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 207 avril 1981 Page 1Lui numéro 207 avril 1981 Page 2-3Lui numéro 207 avril 1981 Page 4-5Lui numéro 207 avril 1981 Page 6-7Lui numéro 207 avril 1981 Page 8-9Lui numéro 207 avril 1981 Page 10-11Lui numéro 207 avril 1981 Page 12-13Lui numéro 207 avril 1981 Page 14-15Lui numéro 207 avril 1981 Page 16-17Lui numéro 207 avril 1981 Page 18-19Lui numéro 207 avril 1981 Page 20-21Lui numéro 207 avril 1981 Page 22-23Lui numéro 207 avril 1981 Page 24-25Lui numéro 207 avril 1981 Page 26-27Lui numéro 207 avril 1981 Page 28-29Lui numéro 207 avril 1981 Page 30-31Lui numéro 207 avril 1981 Page 32-33Lui numéro 207 avril 1981 Page 34-35Lui numéro 207 avril 1981 Page 36-37Lui numéro 207 avril 1981 Page 38-39Lui numéro 207 avril 1981 Page 40-41Lui numéro 207 avril 1981 Page 42-43Lui numéro 207 avril 1981 Page 44-45Lui numéro 207 avril 1981 Page 46-47Lui numéro 207 avril 1981 Page 48-49Lui numéro 207 avril 1981 Page 50-51Lui numéro 207 avril 1981 Page 52-53Lui numéro 207 avril 1981 Page 54-55Lui numéro 207 avril 1981 Page 56-57Lui numéro 207 avril 1981 Page 58-59Lui numéro 207 avril 1981 Page 60-61Lui numéro 207 avril 1981 Page 62-63Lui numéro 207 avril 1981 Page 64-65Lui numéro 207 avril 1981 Page 66-67Lui numéro 207 avril 1981 Page 68-69Lui numéro 207 avril 1981 Page 70-71Lui numéro 207 avril 1981 Page 72-73Lui numéro 207 avril 1981 Page 74-75Lui numéro 207 avril 1981 Page 76-77Lui numéro 207 avril 1981 Page 78-79Lui numéro 207 avril 1981 Page 80-81Lui numéro 207 avril 1981 Page 82-83Lui numéro 207 avril 1981 Page 84-85Lui numéro 207 avril 1981 Page 86-87Lui numéro 207 avril 1981 Page 88-89Lui numéro 207 avril 1981 Page 90-91Lui numéro 207 avril 1981 Page 92-93Lui numéro 207 avril 1981 Page 94-95Lui numéro 207 avril 1981 Page 96-97Lui numéro 207 avril 1981 Page 98-99Lui numéro 207 avril 1981 Page 100-101Lui numéro 207 avril 1981 Page 102-103Lui numéro 207 avril 1981 Page 104-105Lui numéro 207 avril 1981 Page 106-107Lui numéro 207 avril 1981 Page 108-109Lui numéro 207 avril 1981 Page 110-111Lui numéro 207 avril 1981 Page 112-113Lui numéro 207 avril 1981 Page 114-115Lui numéro 207 avril 1981 Page 116-117Lui numéro 207 avril 1981 Page 118-119Lui numéro 207 avril 1981 Page 120-121Lui numéro 207 avril 1981 Page 122-123Lui numéro 207 avril 1981 Page 124-125Lui numéro 207 avril 1981 Page 126-127Lui numéro 207 avril 1981 Page 128-129Lui numéro 207 avril 1981 Page 130-131Lui numéro 207 avril 1981 Page 132-133Lui numéro 207 avril 1981 Page 134-135Lui numéro 207 avril 1981 Page 136-137Lui numéro 207 avril 1981 Page 138-139Lui numéro 207 avril 1981 Page 140-141Lui numéro 207 avril 1981 Page 142-143Lui numéro 207 avril 1981 Page 144-145Lui numéro 207 avril 1981 Page 146-147Lui numéro 207 avril 1981 Page 148-149Lui numéro 207 avril 1981 Page 150-151Lui numéro 207 avril 1981 Page 152-153Lui numéro 207 avril 1981 Page 154-155Lui numéro 207 avril 1981 Page 156-157Lui numéro 207 avril 1981 Page 158-159Lui numéro 207 avril 1981 Page 160-161Lui numéro 207 avril 1981 Page 162