Lui n°207 avril 1981
Lui n°207 avril 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°207 de avril 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 162

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Pamela, Ariane et... Prudence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
LA TIMIDITÉ est-elle une maladie ? Confession d'un ancien Timide J'avais toujours éprouvé une secrète admiration pour W. R. Borg. Le sang-froid dont il faisait preuve aux examens de la Faculté, l'aisance naturelle qu'il savait garder lorsque nous allions dans le monde, étaient pour moi un perpétuel sujet d'étonnement. Un soir de l'hiver dernier, je le rencontrai à Paris, à un banquet d'anciens camarades d'études, et le plaisir de nous revoir après une séparation de vingt ans nous poussant aux confidences, nous en vînmes naturellement à nous raconter nos vies. Je ne lui cachai pas que la mienne aurait pu être bien meilleure, si je n'avais toujours été un affreux timide. Borg me dit  : « J'ai souvent réfléchi à ce phénomène contradictoire. Les timides sont généralement des êtres supérieurs. Ils pourraient réaliser de grandes choses et s'en rendent parfaitement compte. Mais leur mal les condamne, d'une manière presque fatale, à végéter dans des situations médiocres et indignes de leur valeur. Heureusement, la timidité peut être guérie. Il suffit de l'attaquer du bon côté. Il faut, avant tout, la considérer avec sérieux, comme une maladie physique, et non plus seulement comme une maladie imaginaire. » Borg m'indiqua alors un procédé très simple, qui régularise la respiration, calme les battements du coeur, desserre la gorge, empêche de rougir et permet de garder son sang-froid même dans les circonstances les plus embarrassantes. Je suivis son conseil et j'eus bientôt la joie de constater que je me trouvais enfin délivré complètement de ma timidité. Plusieurs amis à qui f ai révélé cette méthode en ont obtenu des résultats extraordinaires. Grâce à elle, des étudiants ont réussi à leurs examens, des représentants ont doublé leur chiffre d'affaires, des hommes se sont décidés à déclarer leur amour à la femme de leur choix... Un jeune avocat qui bafouillait lamentablement au cours de ses plaidoiries a même acquis un art de la riposte qui lui a valu des succès retentissants. La place me manque pour donner ici plus de détails, mais si vous voulez acquérir cette maîtrise de vous-même, cette audace de bon aloi, qui sont nos meilleurs atouts pour réussir dans la vie, demandez à W. R. Borg son petit livre Les Lois Eternelles du Succès. Il l'envoie gratuitement à quiconque désire vaincre sa timidité. Voici son adresse  : W. R. Borg, dpt.755. chez AUBANEL, 6, place Saint-Pierre, 84028 Avignon. E. SORIAN METHODE BORG r- - - - 14 à découper ou à recopier et à adresser à  : W.R. Borg, dpt. 755, chez AUBANEL, 6, place St-Pierre, 84028 Avignon, pour recevoir sans engagement de votre part et sous pli fermé « Les Lois Eternelles du Succès ». NOM PRENOM N°RUE CODE POSTAL VILLE AGE PROFESSION Aucun démarcheur ne vous rendra visite. ENTRETIEN « Hitler pouvait être très gentil, très cordial — mais cela ne venait pas du fond du coeur. C'était forcé. » (Suite de la p.10.) Brandebourg vers l'ouest. Et puis une petite maison que j'avais construite à Heidelberg quand j'étais jeune. Tout le reste a été détruit par les bombes, mais mon oeuvre a été conservée par les livres et les photographies. Lui Qui, dans son entourage, entretenait les meilleurs rapports avec Hitler ? Speer Naturellement, je dirais que les liens les plus étroits, il les avait avec Eva Braun. Difficile de dire qu'elles étaient exactement leurs relations, ils ne se comportaient pas comme un couple d'amoureux. Mais lorsqu'ils étaient avec nous, nous avions cependant l'impression qu'ils étaient très unis. Peut-être l'engagement était-il plus grand de son côté à elle que de celui d'Hitler. Mais à part cela, il est difficile de parler de relations amicales en ce qui concerne le Fürher. On parlerait aujourd'hui de quelqu'un de coincé ». Il était timide, il n'aimait pas les contacts, ne se confiait à personne, restait toujours assez distant. Nous avions l'impression, même ses collaborateurs les plus proches comme Goebbels, Goering ou Hess, que nous avions affaire à un manager, et non pas à un homme avec un coeur, des passions. Quelqu'un que sa grande cordialité n'empêchait pas de paraître souvent impersonnel. Parce qu'il pouvait être très gentil, très cordial mais cela ne venait pas du fond du coeur. C'était forcé. C'était artificiel. Lui Osait-on le contredire ? Speer On a beaucoup exagéré, on a raconté qu'Hitler ne tolérait pas la contradiction. Cela s'est dit après la guerre au moment où on a reproché aux généraux et à d'autres personnes de lui avoir toujours dit amen. Ils se sont défendus bien sûr  : « Mais nous n'y pouvions rien, ceux qui le contredisaient signaient pratiquement leur arrêt de mort... » En fait, ce n'est pas vrai. Pendant la guerre, lors des réunions de l'état-major, il y avait souvent des discussions très violentes et je peux dire que Guderian et les autres généraux présents se heurtaient fréquem- ment au Führer. Personne n'avait le sentiment que le fait d'élever des objections ou de ne pas être d'accord pouvait devenir dangereux. Mais, après avoir pu développer leurs arguments et pris position contre l'opinion de Hitler comme par exemple dans l'affaire de Stalingrad —, les généraux devaient accepter sa décision finale. A partir de ce moment-là il ne devait plus y avoir de discussion. C'était terminé. Le contredire, oui. Le convaincre, non. Lui Et ses colères ? On a dit... qu'il mordait les tapis ? Speer C'est complètement faux. Je crois que les gens ont raconté ça après la guerre. Certains généraux devaient alors vouloir excuser leur servilité. Lui Vous avez parlé de la personnalité d'Hitler. Il avait une grande influence sur les masses. Et lorsqu'on le rencontrait personnellement ? Speer Certainement, il avait le don de fasciner presque d'hypnotiser. On rencontre parfois de telles personnalités. Cela n'a rien à voir avec l'apparence, avec la beauté. Si l'on étudiait la Révolution française sous cet angle, on trouverait certainement une personnalité qui a influencé les événements par un pouvoir quasiment magique. Je ne sais pas si Robespierre avait ce don, mais j'ai lu une étude sur lui et j'ai contasté qu'il avait de nombreux points communs avec Hitler. Je crois que c'est là un type d'homme qu'on peut retrouver à travers les siècles. Lui Avait-il une grande influence sur les femmes ? Speer Ah oui, il avait de l'influence... S'il savait susciter un certain enthousiasme chez les hommes, les femmes, qui sont d'habitude moins réservées qu'eux, étaient particulièrement touchées par sa personnalité et on peut d'autant mieux comprendre que certaines aient perdu le contrôle d'ellesmêmes. Il n'a eu qu'une seule maîtresse, Eva Braun, mais les femmes lui plaisaient beaucoup. Il en parlait souvent. Je crois qu'il a eu peu de liaisons. Lui Mais s'intéressait- (Suite page 32.)
48.560 F clés en main (Prix au 1.3.81). La SprintVeloce  : un vrai coupé 5 places avec tout l'esprit sportif Alfa Romeo. 4 cylindres à plat opposés, 1490 cc, traction avant, 1 arbre à cames en tête par rangée de cylindres, 2 carburateurs double corps inversés, 5 vitesses ; 4 freins à disque. 95 ch Din, km départ arrêté en 32 secondes, vitesse maximum plus de 175 km/h. Consommation conventionnelle  : créuir universel 6,8 1 à 90 km/h, 8,5 1 à 120 km/h, 11,8 1 essai type urbain. Trois garanties Alfa Romeo  : garantie totale 1 an, peinture 2 ans, moteur 2 ans ou 100.000 km. Depuis toujours, une technologie qui gagne. lubrifiants.Agip



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 207 avril 1981 Page 1Lui numéro 207 avril 1981 Page 2-3Lui numéro 207 avril 1981 Page 4-5Lui numéro 207 avril 1981 Page 6-7Lui numéro 207 avril 1981 Page 8-9Lui numéro 207 avril 1981 Page 10-11Lui numéro 207 avril 1981 Page 12-13Lui numéro 207 avril 1981 Page 14-15Lui numéro 207 avril 1981 Page 16-17Lui numéro 207 avril 1981 Page 18-19Lui numéro 207 avril 1981 Page 20-21Lui numéro 207 avril 1981 Page 22-23Lui numéro 207 avril 1981 Page 24-25Lui numéro 207 avril 1981 Page 26-27Lui numéro 207 avril 1981 Page 28-29Lui numéro 207 avril 1981 Page 30-31Lui numéro 207 avril 1981 Page 32-33Lui numéro 207 avril 1981 Page 34-35Lui numéro 207 avril 1981 Page 36-37Lui numéro 207 avril 1981 Page 38-39Lui numéro 207 avril 1981 Page 40-41Lui numéro 207 avril 1981 Page 42-43Lui numéro 207 avril 1981 Page 44-45Lui numéro 207 avril 1981 Page 46-47Lui numéro 207 avril 1981 Page 48-49Lui numéro 207 avril 1981 Page 50-51Lui numéro 207 avril 1981 Page 52-53Lui numéro 207 avril 1981 Page 54-55Lui numéro 207 avril 1981 Page 56-57Lui numéro 207 avril 1981 Page 58-59Lui numéro 207 avril 1981 Page 60-61Lui numéro 207 avril 1981 Page 62-63Lui numéro 207 avril 1981 Page 64-65Lui numéro 207 avril 1981 Page 66-67Lui numéro 207 avril 1981 Page 68-69Lui numéro 207 avril 1981 Page 70-71Lui numéro 207 avril 1981 Page 72-73Lui numéro 207 avril 1981 Page 74-75Lui numéro 207 avril 1981 Page 76-77Lui numéro 207 avril 1981 Page 78-79Lui numéro 207 avril 1981 Page 80-81Lui numéro 207 avril 1981 Page 82-83Lui numéro 207 avril 1981 Page 84-85Lui numéro 207 avril 1981 Page 86-87Lui numéro 207 avril 1981 Page 88-89Lui numéro 207 avril 1981 Page 90-91Lui numéro 207 avril 1981 Page 92-93Lui numéro 207 avril 1981 Page 94-95Lui numéro 207 avril 1981 Page 96-97Lui numéro 207 avril 1981 Page 98-99Lui numéro 207 avril 1981 Page 100-101Lui numéro 207 avril 1981 Page 102-103Lui numéro 207 avril 1981 Page 104-105Lui numéro 207 avril 1981 Page 106-107Lui numéro 207 avril 1981 Page 108-109Lui numéro 207 avril 1981 Page 110-111Lui numéro 207 avril 1981 Page 112-113Lui numéro 207 avril 1981 Page 114-115Lui numéro 207 avril 1981 Page 116-117Lui numéro 207 avril 1981 Page 118-119Lui numéro 207 avril 1981 Page 120-121Lui numéro 207 avril 1981 Page 122-123Lui numéro 207 avril 1981 Page 124-125Lui numéro 207 avril 1981 Page 126-127Lui numéro 207 avril 1981 Page 128-129Lui numéro 207 avril 1981 Page 130-131Lui numéro 207 avril 1981 Page 132-133Lui numéro 207 avril 1981 Page 134-135Lui numéro 207 avril 1981 Page 136-137Lui numéro 207 avril 1981 Page 138-139Lui numéro 207 avril 1981 Page 140-141Lui numéro 207 avril 1981 Page 142-143Lui numéro 207 avril 1981 Page 144-145Lui numéro 207 avril 1981 Page 146-147Lui numéro 207 avril 1981 Page 148-149Lui numéro 207 avril 1981 Page 150-151Lui numéro 207 avril 1981 Page 152-153Lui numéro 207 avril 1981 Page 154-155Lui numéro 207 avril 1981 Page 156-157Lui numéro 207 avril 1981 Page 158-159Lui numéro 207 avril 1981 Page 160-161Lui numéro 207 avril 1981 Page 162