Lui n°207 avril 1981
Lui n°207 avril 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°207 de avril 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 162

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Pamela, Ariane et... Prudence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LA GUERRE PRISE AU JEU Car ce jeu, on s'en doute en haut lieu — et le Service du chiffre le confirme est sans doute pour quelque chose dans les victoires du Boche... (Suite de la page 92.) porte tous les insignes de son grade ; le terrain, modelé au buisson près, reproduit à s'y méprendre le théâtre des opérations ; une petite fumée blanche criante de vérité sort de la bouche des canons. Mais ces images pieuses, si elles permettent de s'intéresser à l'Histoire, négligent la stratégie. Il aurait fallu pour cela les doter de mouvement passant d'une simple « photographie » au cinéma ! Tout bouge. Les soldats de plomb, malgré quelques timides tentatives d'animation, appartiennent désormais à là'préhistoire du wargame. Une préhistoire où se sont surtout illustrés les Français  : trop de nos victoires appartiennent au passé et on a peut-être intérêt à préférer dans ce pays l'archéologie militaire à l'anticipation stratégique ! 1813. Alors que Napoléon reconstitue tant bien que mal la Grande Armée, après l'épouvantable saignée de Russie, les Prussiens, plus perfides encore que la perfide Albion ne l'a jamais été, changent de camp et se révèlent de redoutables tacticiens. C'est l'époque des Clausewitz, des Sharnhorst, des von Gneisenau. Ils ont beaucoup appris de leur adversaire, ces cadets. Dans leurs rangs, deux officiers du Génie, Reisswitz père et fils, participent au mouvement de réforme. Mieux, ils mettent la main à la pâte en inventant un drôle de jeu  : le kriegspiel. Un jeu qui est officiellement promu au rang de matière d'enseignement à l'Académie militaire de Berlin. Dès 1826. Le plus étrange aux yeux de leurs ennemis européens, c'est que, de 1816 à 1864, les Prussiens ont gardé l'arme au pied. Leurs sorties de 1865 contre les Autrichiens et de 1870 contre les Français n'en ont que plus violemment frappé l'imagination des vaincus. On s'interroge sur leur secret. Pas longtemps. Un petit livre du maréchal Moltke lâche un élément de réponse. Cinglant  : « Les officiers français ne possèdent d'autre instruction que la mauvaise instruction primaire fran- 124 çaise et font preuve d'une « krasse ignoranz »... » La « krasse ignoranz » de l'état-major français ? Difficile de la dissimuler. Alors on remédie. A retardement. En 1878, l'Ecole de Guerre est (enfin !) fondée à Paris par le général de Castelnau. C'est à cette date qu'on signale l'arrivée des premiers kriegspiel en France. Car ce jeu, on s'en doute en haut lieu et le « service du chiffre » le confirme —, est sans doute pour quelque chose dans les victoires du Boche... Une carte au millième est dressée sur une table d'état-major. Deux groupes se sont formés, les bleus et les rouges, instruits tout à tour par l'arbitre de leurs positions respectives par le meneur de jeu. Qui n'est d'ailleurs pas forcément, comme le souligne le général Litzmanndans son Introduction aux Thèmes Tactiques de l'académie de Berlin, « un supérieur, mais l'officier plus particulièrement apte à remplir ce rôle, sans tenir compte de l'ancienneté ». Aucun doute  : il règne autour de cette table « une atmosphère de camaraderie cordiale », une camaraderie qui ne va tout de même pas jusqu'à englober les populations locales, régulièrement soumises à l'amende ou prises en otages ! Il est vrai que chaque thème tactique se déroule en territoire ennemi. « Le kriegspiel ainsi compris est encore une école de tact et de savoir-vivre », conclut très sérieusement l'excellent général. Peu de changements réels ont été apportés depuis. Les jeux de la guerre sont toujours inscrits aux programmes des écoles militaires. Et, malgré l'ordinateur, le même atmosphère fièvreuse balaye la grande salle. Certains élèvesofficiers, poussant un peu loin la vraisemblance, vont jusqu'à s'habiller en treillis pour marquer le caractère « opérationnel » de la manoeuvre ! En France, une tradition qui remonte à la guerre froide fait s'opposer le « parti azur » au « parti rouge », et l'emploi des armes nucléaires tactiques est au programme depuis les années 70. C'est un fait  : les civils du wargame n'ont plus rien à leur envier. La marche des troupes leur est tout aussi familière. Sur leur carte hexagonale, la bataille peut s'engager. Enfin pas tout à fait. Il reste encore un paquet de points clés à vérifier, une fois les unités répertoriées. Il est indispensable qu'elles soient approvisionnées et que leurs lignes de communication soient donc dégagées. Autres facteurs vitaux  : la cohésion des troupes et... le moral. Et le commandement ? Parce que certaines unités comme celles des Russes, par exemple, quelle que soit la période historique choisie ! sont virtuellement incapables de se déplacer sans leur haut-étatmajor de campagne. Aussitôt qu'elles s'en éloignent, elles sont frappées de paralysie... Quant aux stocks d'armes et aux munitions, il est impensable que tout joueur un tant soit peu consciencieux n'ait pas dressé préalablement l'état de santé de ses trois mille unités sur des feuilles de papier séparées... Bref, après ces sept petites heures de mise en place, l'affrontement peut, pour de bon (!) , avoir lieu. Seul à son poste, le généralissime qui s'est octroyé tour à tour les casquettes de comptable, géographe, spécialiste en armement va lancer ses troupes à l'assaut. Comment déterminer l'issue de la bataille ? Il pourrait bien sûr balayer d'un simple revers de main les troupes ennemies, mais que deviendrait alors cette atmosphère de « franche camaraderie » si nécessaire ?... Pour tous ceux qui trouvent la guerre si jolie, il reste à résoudre un grave problème. Celui du choix... des armes. Car, des affrontements primitifs aux scénarios de science-fiction, tous les registres ont été utilisés. Tous, sauf un. Douloureux. Aucun jeu de guerre ne mentionne le Viêt-nam... A cette exception près, c'est un véritable festival de casse. De Salamine à Bouvines, d'Austerlitz à Verdun, tout le passé est là. Et même un bout d'avenir. Car il y a mieux enfin, pire. Simulations Publications s'enorgueillit d'un « After (Suite page 128.)
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