Lui n°206 mars 1981
Lui n°206 mars 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°206 de mars 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : les fantasmes des nanas... et Clio Goldsmith.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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RUE DE LA... POMPE Il est vachement fort, Roger, pour trouver des alibis, mais un jour en triant le linge, ma mère elle a trouvé du rouge à lèvres sur son caleçon, juste là où il y a la braguette. (Suite de la page 108.) fois avec de quoi alimenter son livret à la caisse d'épargne écureuil. Toute le monde savait ça dans le quartier et Madame Bonnot également, mais personne n'y trouvait à redire puisque Monsieur Papin payait sa facture sans discuter. Nous autres, au contraire, tous les jours on regardait à l'étalage si les fruits n'étaient pas vendus au-dessus du prix conseillé par cinquante millions de consommateurs, et comme ça dépassait tout le temps le barême, on en carottait le plus possible pour punir la marchande d'être une mauvaise Française. Donc le lendemain comme j'ai dit, Cynthia, qu'était bien par-derrière et moche par-devant, rencontre le père de Mohammedchez Madame Bonnot et fait son Alain Decaux raconte, mais en travestissant l'histoire. Le père de Mohammed, évidemment, il ne sait plus où se fourrer, il devient tout blanc à l'idée que son fils, pourtant si petit, est à la fois voleur de fruits et violeur de filles, et même qu'en plus il est casseur de carreaux. Tout ce qu'il peut faire, le père de Mohammed, c'est de dire à Cynthia qu'il va venir remplacer le carreau cassé par un carreau neuf et c'est comme ça, à cause de notre partie de ballon et de leur rencontre chez Madame Bonnot, que Cynthia a pu mamourer le père de Mohammed, parce que, en remplaçant le carreau de la dame il avait également, paraît-il, remplacé son ami qu'était mort dans un accident d'avion, même que l'ami de Cynthia il avait contacté une assurance à l'aéroport et que grâce à cette assurance, depuis qu'il était mort, Cynthia, elle avait de quoi vivre. Juste en face de chez Cynthia, qu'on appelait maintenant la Marocaine numéro deux étant donné que la Marocaine numéro un c'était notre maîtresse, Mademoiselle Moreuil, vu qu'elle était rasée comme toutes les fatmas, n'empêche que nous on se demandait toujours si elle mettait Mennen après rasage ou bien le petit Bloc d'Air-Wick contre les mauvaises odeurs ; donc juste en face de chez Cynthia c'est là que Walter Léandri, le père de Benoît avait son magasin d'antiquités. Au-dessus du magasin, c'était leur appartement, très sombre mais très grand, et tout en haut, Estelle Léandri la mère de Benoît qu'était aussi la troisième femme de son père, s'était arrangé une chambre de bonne en pièce de répétitions. Quand il faisait chaud et qu'elle répétait la fenêtre ouverte, on entendait du Racine et du Molière dans toute la rue, même que pour brouiller les tirades, son voisin de palier, un ancien cloune, il mettait son tourne-disque à fond, et alors la rue devenait comme une Piste aux Etoiles, parce que Monsieur Wissemberg, le cloune, il ne passait que des enregistrements en direct du temps où il travaillait avec Achille Zavatta. Monsieur Wissemberg il était très vieux, et quand il se promenait l'été en bras de chemise, on voyait sur son bras des drôles de numéros. Ces numéroslà, il les jouait toutes les semaines au Loto rue du Bac, même qu'un jour il a fini par toucher cinq numéros sans le complémentaire, mais c'était quand même assez pour qu'il invite tout le quartier à boire un verre à la santé des Allemands. Dans sa jeunesse, Monsieur Wissemberg avait été concentré dans un camp et il s'était tenu la quéquette à deux mains comme Holocauste, quand on voit les juifs tous nus. Lorsqu'il a été convoqué par le représentant du Loto pour toucher son lot qui s'élevait à cinquante-quatre mille francs, Monsieur Loiseau, un autre vieux du même immeuble et du même palier, et qu'on appelait « béret basque » à cause qu'il porte sans arrêt un béret basque et des gants noirs, avait gueulé en disant que si les Allemands l'avaient brûlé à Osviche, ça aurait fait une belle cagnotte pour la semaine d'après. Quand Monsieur Wissemberg il a su ça, il a porté plainte et c'est alors qu'on a découvert que Monsieur Loiseau c'était un ancien Ss de la division Charlemagne, et c'est peut-être parce qu'il ne se rappelait pas des chiffres à diviser, que lui aussi il avait des numéros tatoués sous le bras, juste dans le creux, là où il y a les poils qu'on désodorise avec Odorono ou Rexona. Cela fait environ un an de ça et depuis, presque tous les gens du quartier jouent au Loto les chiffres de la division Charlemagne mais personne n'a encore gagné. C'est difficile à croire parce que personne ne l'a vu, mais il paraît que Monsieur Wissemberg a légué son gain à une association qui s'occupe de la retraite des clounes pauvres, n'empêche que Monsieur Wissemberg, lui, il est toujours aussi pauvre, même que ça lui arrive de descendre manger son sang de viche sur un banc que Monsieur Frédéric Dupont, notre député, a fait poser exprès pour les gens fatigués qui n'ont pas assez d'argent pour rouler en voiture. Nous, de voiture, on a celle de Roger l'ami de ma mère, une R 18 d'occasion, trop belle pour être sage comme dit la publicité, et c'est sans doute pourquoi Roger il a toujours des accrochages parce que, quand il est au volant, lui aussi il se croit trop beau pour être sage, alors il regarde toutes les filles dans les yeux, mais heureusement qu'il met sa ceinture car quand il oublie de freiner, il y parfois un grand boum au lieu d'un petit clac. Roger, je ne l'aime pas. Il sent tellement l'ail et le vin qu'on a l'impression de vivre avec un Boursin, même que ma mère, qui est pourtant assez grosse, se prend parfois pour des fines herbes. Roger, il rentre souvent très tard à la maison et pour s'excuser il raconte que l'ascenseur qu'il était train de réparer est resté coincé entre deux étages et qu'il a dû attendre l'arrivée des pompiers avec lesquels, bien sûr, il est allé prendre un verre car il faut toujours remercier ses sauveteurs. Il est vachement fort, Roger, pour trouver des alibis, mais un jour en triant le linge, ma mère elle a trouvé de traces de rouge à lèvres sur son caleçon, juste là où il y a la braguette. (Suite page 114.)
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