Lui n°203 décembre 1980
Lui n°203 décembre 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°203 de décembre 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 234

  • Taille du fichier PDF : 224 Mo

  • Dans ce numéro : Anicee Alvina style Lui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MUSEE DE L'HOLMES « Dès qu'il se met à parler de moi, ce M. Dutourd commence à baver, à vomir sa haine... Et que me reproche-t-on ? D'avoir du génie, voilà tout ! » (Suite de la page 100.) Angleterre, il y a eu aussi sir Paul Gore-Booth, qui a été secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, et qui a longtemps présidé la Holmes Society... Sans parler du regretté Edgar W. Smith, qui dirigea pendant des années le Baker Street Journal... Ni de Rolfe Boswell, de Garvin Brend, de James Keddie, de Cason Simpson, d'Ernest Bloomfield Zeisler, de W.S. Baring-Gould... - Assez ! Assez ! Je connais Baring- Gould, pour son excellent Moi, Sherlock Holmes, traduit chez nous en 1964, chez Buchet-Chastel ; mais les autres, j'avoue, je les ignorais... - Cela n'a pas d'importance puisque, de toute façon, vous autres Français, vous avez Baudou ! Pour moi, c'est vraiment le meilleur de tous ! Et je sais de quoi je parle, quand même ! - Oui... en principe ! - D'ailleurs, c'est normal qu'un Français soit grand spécialiste de mon oeuvre. Vous savez que ma grand-mère maternelle était française ? Elle s'appelait Vernet, et elle faisait partie de l'illustre famille d'Avignon, puis de Bordeaux, qui a donné trois grands peintres à votre pays  : Horace, Antoine et Carle Vernet. Ce qui fait que j'ai passé une partie de mon enfance à Bordeaux, puis à Biarritz, et que je suis très souvent venu en France... - Et que, comme je le constate depuis un moment, vous parlez notre langue à merveille, argot compris ! - Oh ! pour l'argot, cela me vient surtout de Conan Doyle ! Vous savez qui il a eu un moment comme chauffeur ? - Qui ? Auguste Le Breton ? Alphonse Boudard ? - Vous brûlez  : Bonnot ! Parfaitement, celui de la bande à Bonnot. Il paraît que c'était un chauffeur de maître épatant ! Le professeur Francis Lacassin, cet autre Français qui sait également des tas de choses sur moi, et qui a même joué mon rôle dans l'émission télévisée L'invité de F.r. 3 qu'un nommé. Jean-Michel Royer m'a 228 consacrée, Lacassin est intarissable quand il raconte les aventures de sir Arthur avec le futur gangster « anar » Bonnot... - Sherlock Holmes contre la bande à Bonnot  : ça aurait pu faire une histoire épatante ! - En effet ! Dommage que Giraudoux n'aie pas entendu parler de ça... - Jean Giraudoux ? - Oui. Vous ne saviez pas qu'il m'avait consacré un pastiche étincelant, paru dans un journal qui a disparu depuis, et dont le titre a été récemment repris, m'a-t-on dit  : Le Matin ? - En fait de pastiches, je connaissais surtout celui de Reboux et Muller, dans leur « A la manière de » de 1908, et qui s'intitule L'homme à l'oreille de cire... - Oui, il est presque aussi bon que les « faux » Conan Doyle fabriqués par Mark Twain, à la même époque. Mais vous savez que Thomas Narcejac, le complice habituel de Pierre Boileau, a également raconté une aventure de moi, en pastiche ? - Donc, quand Jean Dutourd publie les Mémoires de Mary Watson, il est dans la tradition, finalement. Tout à l'heure, vous l'avez traité de « merde verte », pourquoi ? - C'est la couleur de l'habit de vos académiciens, non ? Et, pour le reste, ce personnage est parfaitement immonde. - Bigre ! Le roman où vous figurez est pourtant un des plus jolis qu'il ait écrits. Dix fois mieux écrit que les romans de Conan Doyle, soit dit en passant  : il avait la plume molle, votre « inventeur » ! - Et Dutourd a la plume vive, lui, c'est vrai. Son livre est un bijou, un vrai pastiche de roman anglais avec un goût de bonbon anglais. Cette Mary Watson qu'il a inventée, et qui est censée devenir l'épouse de mon cher docteur-ami-collaborateursouffre-douleurs est un personnage charmant. Et plus encore, peut-être, la délicieuse Mme Forrester dont elle est d'abord la dame de compagnie, et qui a jadis été la maîtresse de Napoléon III  : c'est grâce à son salon qu'Oscar Wilde, Verlaine et Mallarmé, entre autres, font dans le livre des apparitions savoureuses qui ne sont pas toutes académiques. Mais, dès qu'il se met à parler de moi, ce M. Dutourd commence à baver, à vomir sa haine... Et que me reproche-t-il ? D'avoir du génie, voilà tout ! Il préfère cet imbécile de Watson, cela se comprend ! Qui se ressemble s'assemble ! Il l'adore ! Il chérit sa bienheureuse médiocrité ! Il a pour lui les yeux que Chimène avait pour Rodrigue... - Normal, puisque son héroïne est cette Mme Watson, qui est fort amoureuse de son mari  : elle le trouve tellement plus sympathique, tellement plus équilibré, et pour tout dire tellement plus baisable que vous... - Une conne, voilà tout ! Réhabiliter Watson, à mon détriment  : vieille histoire ! Le génie ne plaît jamais aux médiocres, tout le monde sait ça. Ce con de George Bernard Shaw, déjà, s'était déchaîné contre moi, écrivant que je n'étais qu'un « drogué parfaitement antipathique », alors que Watson, lui, était quelqu'un, de « délicieusement convenable ». Votre Dutourd brode sur ce vieux canevas, rien d'original là-dedans ! J'imagine que si ce Monsieur réécrivait les Trois Mousquetaires, c'est du valet Planchet qu'il ferait le grand bonhomme ! Et qu'entre don Quichotte et Sancho, son coeur ne basculerait pas une seconde  : il préférerait Sancho... - Hé ! Il n'aurait peut-être pas tort. Le bon sens, l'équilibre, la sagesse, ça n'a pas autant de panache que le génie, mais au moins ça ne vire pas dans la paranoïa... - Vous voulez dire que je suis paranoïaque, M. Chancel ? lança Sherlock Holmes d'une voix sifflante, en dardant sur moi un regard de cobra. Je me félicitai, à ce moment-là, d'avoir été pris pour un autre. Je parvins toutefois à calmer mon irascible vis-àvis en lui précisant que je n'avais
MUSEE DE L'HOLMES « J'ai fait libérer Dreyfus... » évoqué la paranoïa qu'à propos de don Quichotte, dont il avait certes luimême la grandeur épique, mais point la folie. Et, vite fait, je changeai de trottoir  : - Laissons-là ce Dutourd, cher M. Holmes. Ce qu'il écrit contre vous est ignoble, et je ne comprends pas que l'on fasse cela à un grand ami de la France. Car vous en êtes un, le livre de Michael Hardwick le prouve amplement... - En effet. Ce Hardwick, qui a beaucoup vécu à mes crochets (en faisant des tas d'adaptations de Conan Doyle à la B. b.c., notamment), a certes été trop bavard sur mes petits secrets de plumard dans La vie privée de Sherlock Holmes, ce qui a permis au cinéaste Billy Wilder d'en remettre encore. Mais lui, au moins, il s'incline devant mon génie... - Ce qui est la moindre des choses... - En effet, M. Chancel. Je vois que vous avez bon jugement, vous aussi... Et je suis ravi de pouvoir, grâce à vous, recommander au public français ce fascinant récit des prouesses que j'ai accomplies pour innocenter et faire libérer ce pauvre capitaine Dreyfus, héros d'une des plus terribles erreurs judiciaires de notre Histoire. A ce propos, puis-je lancer un petit message personnel, je vous prie ? - Voyons... Les messages personnels lancés depuis Londres, à la radio, nous sommes habitués... - Eh bien voilà. Presque tous les chefs d'Etat du monde m'ont couvert de décorations. Le tsar de Russie, Guillaume II, le Négus, Staline, Roosevelt et Kennedy, Mao Tsé-toung, plusieurs papes. La reine Victoria, déjà, m'avait donné l'Ordre du Bain pour les services que je lui avais rendus - sans parler de la collaboration que j'ai apportée bien souvent à l'Intelligence Service, dont mon frère Mycroft fut, vous le savez, un des patrons. Mais je n'ai plus rien vu venir de France depuis la croix de la Légion d'honneur que le président Casimir- Périer m'avait (Suite page 231.) SONpoerrnquartd'heure deREL44N.$TIØN GRAM/TE FATIGUE.. Dans certaines occasions, on n'a pas envie d'avoir l'air fatigué, avant une soirée importante... ou après une nuit où l'on a moins dormi que prévu. Ce qu'il vous faut alors, c'est un quart d'heure de relaxation parfaite. Pourquoi pas ? Dans sa ligne pour hommes, Pier Augé a créé un masque relaxant. C'est un produit étonnant. Quand vous prenez votre bain (ou après) vous l'appliquez sur votre visage comme une crème solaire. En un quart d'heure, il élimine les impuretés du teint et affine le grain de peau. Rincez votre visage à l'eau et regardez-vous dans la glace  : vous avez l'air reposé et en pleine forme. En plus, le masque relaxant Pier Augé porte bien son nom, car il procure une très agréable sensation de détente dès que vous l'appliquez. La meilleure manière de découvrir, et surtout de juger de l'efficacité de ce produit, c'est de l'essayer gratuitement avec un tube échantillon que vous enverra Pier Augé en échange de ce bon à découper. Oui, je désire recevoir gratuitement un tube échantillon du masque relaxant et l'adresse des dépositaires Pier Augé les plus proches de chez moi Nom Prénom Adresse Code Postal Boulevard dAnvaux 36005 Châteauroux 229



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