Lui n°203 décembre 1980
Lui n°203 décembre 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°203 de décembre 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 234

  • Taille du fichier PDF : 224 Mo

  • Dans ce numéro : Anicee Alvina style Lui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ATTAQUE A NAINS ARMES D'un coup de pied, Renshaw l'envoya se fracasser sur le mur, de l'autre côté de la pièce. Ce ne fut pas du sang qui coula mais un liquide pourpre et visqueux. (Suite de la page 218.) dait la cheville à coups de baïonnette. Haletant et grimaçant, le minuscule visage le regardait. D'un coup de pied, Renshaw l'envoya se fracasser sur le mur, de l'autre côté de la pièce. Ce ne fut pas du sang qui coula mais un liquide pourpre et visqueux. Il y eut une explosion, presque un éternuement, et une sensation atroce lui déchira la cuisse. L'un des servants s'était posté à côté du nécessaire et un panache de fumée s'échappait paresseusement de son bazooka. Renshaw examina sa jambe et aperçut dans son pantalon un petit trou noir et fumant de la taille d'une pièce de monnaie. Dessous, la chair était carbonisée. Il m'a eu, ce petit salaud ! » Il traversa l'entrée en courant, se précipita dans sa chambre. L'un des hélicoptères frôla sa joue. Une mitrailleuse crépita. Puis il s'éloigna. Le 44 Magnum qui se trouvait sous son oreiller était assez puissant pour faire un trou gros comme le poing dans n'importe quelle cible. Renshaw fit volte-face, tenant le revolver à deux mains. Froidement, il prit conscience qu'il devait abattre une cible mouvante pas plus grosse qu'une ampoule électrique. Deux hélicoptères pénétrèrent dans la chambre. Assis sur le lit, Renshaw tira une première fois. L'un des engins se désintégra. Et de deux, pensa-t-il. Il visa de nouveau... pressa la gâchette. « Il a bougé ! Saloperie ! Il a bougé ! » Décrivant un brusque arc de cercle, l'hélicoptère fondit sur lui, faisant tournoyer ses rotors à une vitesse hallucinante. Accroupi dans l'encadrement de la porte, l'homme qui tenait la mitrailleuse de l'hélicoptère tira plusieurs rafales brèves. Renshaw se jeta sur le sol et roula sur lui-même. « Mes yeux ! Le salaud voulait m'avoir aux yeux ! » Il se retrouva sur le dos près du mur opposé, tenant son arme à hauteur de poitrine. Mais l'assaillant battait en retraite. Il sembla faire du surplace pendant un moment puis disparut en 220 direction du salon, s'inclinant devant la force de feu supérieure de Renshaw. Renshaw se leva, tressaillant de douleur quand il s'appuya sur sa jambe blessée. Elle saignait abondamment. Pardi ! Vous en connaissez beaucoup, vous, qui ont été descendus à bout portant par un bazooka et qui sont encore là pour le raconter ? Alors, comme ça, maman était son idéal féminin ? Ce n'est rien de le dire. Il déchira la taie de l'oreiller en lanières dont il se servit pour bander sa jambe, ramassa le miroir de toilette qui se trouvait sur la commode et se posta près de la porte de l'entrée. Il s'agenouilla puis posa le miroir sur le tapis, l'orientant de façon à pouvoir tout observer. Ils installaient un campement près de la boîte. Sérieusement. Les soldats miniatures s'affairaient, montant les tentes. Des jeeps de cinq centimètres de haut semblaient accomplir des tâches de la plus haute importance. Un ambulancier s'occupait du soldat que Renshaw avait envoyé bouler. Audessus, les huit hélicoptères rescapés formaient un essaim protecteur, tournant à hauteur de table à thé. Soudain, ils remarquèrent la présence du miroir et, mettant un genou à terre, trois fantassins commençèrent à tirer. Le miroir vola en éclats. « C'est bon, c'est bon, j'ai compris. » Renshaw revint vers la commode et s'empara de la lourde boîte fourre-tout en acajou que Linda lui avait offerte à Noël. Il la soupesa, hocha la tête, s'approcha de la porte de l'entrée puis la franchit d'un seul élan. Il banda ses muscles et, tel un lanceur de base-ball, balança la boîte. Elle fila à toute vitesse, fauchant les homoncules comme des quilles. L'une des jeeps décrivit deux tonneaux. Renshaw s'approcha de la porte du salon, repéra l'un des soldats étendus et lui régla son compte. Plusieurs d'entre eux s'étaient remis. Certains étaient agenouillés, s'obstinant à tirer. D'autres s'abritaient. D'autres encore s'étaient réfugiés dans le nécessaire. Les piqûres d'abeille commencèrent à cribler ses jambes et son torse, mais aucune ne l'atteignit plus haut que la cage thoracique. Peutêtre n'était-ce pas à leur portée. Peu importait ; il ne refuserait pas le combat. En aucun cas. Il manqua son tir suivant ils étaient si ridiculement petits mais, la fois d'après, il écrabouilla un autre soldat. Les hélicoptères le chargeaient férocement. Maintenant, les balles minuscules se fichaient dans son visage, audessus et au-dessous de ses yeux. Il abattit l'engin de tête, puis le second. Des éclairs de douleur l'aveuglèrent. La formation se dédoubla pour battre en retraite. Il épongea de l'avant-bras le sang qui coulait sur son visage. Il s'apprêtait à tirer de nouveau quand il se figea. Les soldats qui s'étaient réfugiés dans la boîte avaient entrepris d'en extirper quelque chose. Quelque chose qui ressemblait à... Il y eut une flamme jaune, un crépitement ; une gerbe de bois pulvérisé et de plâtre jaillit du mur sur sa gaucheun lance-roquettes ! » Il le mit en joue, le manqua, fit volteface et se précipita vers la salle de bains, tout au bout du couloir. Il claqua la porte, la verrouilla. Le miroir lui renvoya l'image d'un Indien rendu fou par la bataille au visage couvert de petites stries de peinture rouge dégoulinant d'alvéoles où l'on eût à peine pu loger un grain de poivre. Un lambeau de peau pendait encore à sa joue. Un profond sillon était creusé dans son cou. Je perds ! » Il passa une main tremblante dans sa chevelure. Ils avaient coupé l'accès à la porte d'entrée. L'accès à la cuisine et au téléphone. Et ils avaient ce satané lance-roquettes ; un coup bien ajusté pouvait lui arracher la tête. Bon sang, celui-là ne figurait même pas sur la liste ! » Il avala un long trait d'air puis le recracha dans un grognement soudain car un morceau de la porte, à peine plus gros que le poing, (Suite p.226.)
L'Albatros est un des modèles de la prestigieuse collection de montres de sport signées Jaeger-LeCoultre. Son boîtier étanche et extrêmement plat est couvert d'une glace saphir. Il résiste à une pression pouvant aller jusqu'à 10 atmosphères. Equipée d'un mouvement à quartz de haute précision, l'Albatros est en or 18 carats, en acier et or 18 carats combinés ou en acier. Une montre deJaeger-LeCoultre, Manufacture d'Horlogerie depuis 1833. Il n'est pas nécessaire de porter une Jaeger-LeCoultre uniquement pour connaître l'heure. Après tout, on ne fait pas partie d'un club de golf seulement pour goûter aux joies de la nature. 41LN AEGE R- LECOULTR GENÈVE Jaeger Horlogerie SA, rue Vernier 1, F-75017 Paris, tél. 380 7190. Vous pouvez obtenir la liste des bijoutiers représentant la marque Jaeger-LeCoultre auprès de cette adresse.



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