Lui n°198 juillet 1980
Lui n°198 juillet 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°198 de juillet 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 122

  • Taille du fichier PDF : 118 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Madleen Kane.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EUXA La COQU Eux, ce sont tous ceux qui font tout un plat du bateau... Les maniaques, les passionnés, les dingues. Fou luimême, Jacques Sternberg auteur du récent Suite pour Evelyn, Sweet Evelyn (publié aux Editions Albin Michel) connaît tous les « fondus » de la mer. Pour Lui, il les a passés en revue, les a épinglés les uns après les autres. Quant à Siné, que la mer n'émerveille pas plus que ça, il a emboîté le pas. Le pas de charge. Le démissionnaire vagabond Il n'a pas seulement largué les amarres, mais aussi les armoires, une fois pour toutes. Il ne possède plus d'appartement, rien que son bateau. Plus de jardin, à part celui de la mer. Plus de sol ferme, rien que des vagues. Plus de toit, rien que le ciel. Il a tout abandonné, tout liquidé, parfois pour payer son 50 bateau qui est son seul bien, son seul lien avec le sens de la propriété. Il s'est exilé sur les océans tout seul ou en famille, avec femme, enfants, animaux et plantes vertes. C'est selon. Le démissionnaire peut être un mystique de la solitude et de l'extase sous les Tropiques ou dans les glaces, comme il peut être un doux méprisant qui prèfère glander en famille d'une île à une autre plutôt que se faire suer dans des bureaux pour nourrir cette même famille...
Le vacancier marin Plus marrant que marin, plus mariole qu'amariné, il appartient à une caste qui forme la grande majorité navigueuse en période de vacances  : celle des petits Pajot du dimanche qui tirent quelques bords sous brisette, avec l'illusion de défier les océans et leurs terrifiants dangers. Il fait du bateau comme d'autres échangent de temps à autre quelques balles sur un court de tennis, parce qu'il s'emmerde sur les plages et qu'il a les moyens de s'offrir un dériveur. Il ne sort que quand le temps le permet. Volontiers dragueur, son bateau lui sert d'appât pour attirer des minettes avides d'un brin de solitude au soleil. Cela lui permet de se distraire en abandonnant la barre pour le cul, mais il lui est difficile de dépasser le stade du prologue  : pour fourrer au milieu des taquets et des cordages, du puits de dérive et de la barre d'écoute, il faudrait vraiment être un acrobate de cirque ! Le nostalgique de sa jeunesse Il a toujours plus de cinquante ans et peut friser la septantaine, mais allègrement car il est musclé et buriné par les rafales de la mer comme par celles de la vie. Il fait de la voile depuis des années ; il a appris sur le tas, tout seul, sans école de voile, sans manuel de nautisme ou alors au gré des pages du Merrien, ce grand ancêtre des licenciés en écoutes et drisses. Il n'a jamais voulu troquer son dériveur contre un habitacle ou un gros canot familial plus motorisé que voilé. Au contraire, il en est resté au vieux dériveur de ses plus belles années, généralement en contreplaqué, que ce soit un Snipe, un Vaurien, un Zef ou une Yole Ok. Il méprise évidemment la planche à voile qu'il considère comme un jouet de plage et ne rêve jamais à d'improbables traversées océaniques. Le dériveur le maintient en forme et en jeunesse puisque, depuis la grande vogue nautique, il appartient généralement aux adolescents sportifs et bien entraînés. Et, de fait, faire de la voile lui entretient muscles et globules, tonus et influx nerveux, même si la souplesse l'a lâché en cours de route. Ce qui n'a pas tellement d'importance car son amour et son expérience de la mer en font, sur tous les plans d'eau, un ringard bien amariné qui peut en remontrer à bien des jeunes loups régatiers. Le camé du risque Il ne supporte évidemment que la mer et la mer ouverte, celle qui n'est protégée par aucune baie qui casse le vent ou les vagues. A ses yeux, la mer n'est pas un élément ou un paysage fascinant, c'est sa piste d'essai personnelle. Il a besoin d'elle pour se prouver à lui-même qu'il est capable de faire n'importe quoi avec un bateau. Sans aucun désir d'esbroufe car il agit loin des badauds, loin des estivants, souvent en hiver, quand les plages sont désertes, qu'il n'y a aucune surveillance nautique, aucun autre bateau sur les eaux et qu'un vent furieux souffle du large. Il n'aime pas seulement les départs vent debout dans les déferlantes, les courants contraires, les acrobaties dans les lames, les empannages sauvages à quelques mètres des digues, les arrivées aux allures planantes au bord du risque. Il ne supporte ni le petit vent solaire, ni la dérive à la paresseuse, ni la rêvasserie au gré de la brise grisante. Bien souvent, il est capable de passer une heure et demie à gréer son bateau pour faire un aller-retour d'un quart d'heure par force 6, simplement pour se prouver qu'il a tenu le coup... 51



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