Lui n°197 juin 1980
Lui n°197 juin 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°197 de juin 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 198 Mo

  • Dans ce numéro : spécial tennis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le monde s'est toujours perdu en conjectures non seulement sur les origines précises du tennis mais sur sa mystérieuse comptabilité. Pourquoi 15, 30, 40 et non pas 1, 2, 3, ou 10, 20, 30 ? Depuis des lustres, des millions de joueurs comptent ainsi sans se demander pourquoi, et disent quarante-quinze aussi naturellemen que « Comment ça va ? ». Il est volontiers admis, surtout en Grande-Bretagne, que le jeu de lawn tennis a été inventé en 1873 par le major Walter Wingfield, pour être commercialisé dès 1874. Mais les manuels d'Histoire britanniques euxmêmes font remonter les origines du jeu bien avant l'existence du major, puisqu'ils attribuent l'une des causes de la guerre de Cent Ans à l'envoi jugé injurieux d'une boîte de balles de tennis adressée par le « silly » dauphin de France au roi Henry V. Ils en profitent d'ailleurs pour expliquer que les victoires de Crécy et d'Azincourt furent dues au meilleur jeu de jambes des archers anglais — dont devait s'inspirer, un peu plus tard, Suzanne Lenglen. L'Encyclopedia Britannica mentionne l'historique envoi de balles au roi Henry mais reste assez imprécise quant à la naissance du score. Elle suggère que cela date des temps royaux où le chiffre plein était 60 et n'avait pas encore été détrôné par le 100. Tout cela paraît bien hasardeux, car enfin si tel avait été le cas, on n'eût pas manqué de compter 15, 30, 60 — et non 40. En fait les spécialistes les plus dignes de foi s'accordaient jusqu'à ce jour à établir que le tennis avait été introduit à Florence par des chevaliers (français) en 1370. On peut évidemment se demander ce que faisaient des chevaliers français à Florence, et à jouer au tennis, en 1370 alors que la guerre de Cent Ans avait commencé trente-trois ans plus tôt. Mais on peut aussi ne pas se le demander. Et l'on ferait mieux de ne pas le faire  : la guerre de Cent Ans dont on ne put faire le compte en chiffres ronds qu'après coup avait, heureusement, des entractes  : 1370 correspond à une 80 _,i °` tc'r ii`, SET EXQUIS par Pierre Daninos Deux experts sont formels. Pierre Daninos est d'accord  : la première partie de tennis eut lieu le 26 mai 1327 sur une des pelouses du château-fort de Chanfreigneuse, en Touraine, entre la belle Athénaïs et le Chevalier... des Etreintes Un match capital. période où la France se relevait selon son habitude et connaissait une période de paix. Ses chevaliers pouvaient donc en tout honneur se produire en tournoi à Florence. Mais alors, si l'on jouait déjà au tennis en 1370, où et quand avait donc eu lieu la première partie ? Voilà le point crucial d'interrogation auquel permet enfin de répondre la découverte de deux experts, A.G. de Witt-Jarvis et K. Morgenbladett, qui ont pénétré si profondément dans les arcanes de la guerre de Cent Ans qu'ils n'en sont jamais sortis. Le temps est venu de rendre hommage à leurs inlassables recherches que Lui, eux et moi dévoilons aujourd'hui en exclusivité. Grâce à eux, en effet, nous sommes en mesure de préciser que la première partie de tennis sur gazon eut lieu le 26 mai 1327 sur une des pelouses du château-fort de Chanfreigneuse, en Touraine. Le printemps était délicieux et le'chevalier Amaury de la Gâtinière éperdument amoureux d'Athénaïs de Luzagne, propre fille du propriétaire châtelain. Amaury et Athénaïs s'étaient longuement divertis autour des douves et dans les frondaisons du parc, jouant avec des espèces de raquettes de bois à manches longs, cordées de fils de lin très tendus, et se lançant à la poursuite de balles jaunes déjà à peine plus grosses que les balles actuelles. Agréablement pourchassée, mais légèrement essoufflée, Athénaïs, arrivée sur une vaste pelouse, résolut fait historique de tendre un filet de soie blanche entre deux chênes de façon à échapper aux étreintes de plus en plus pressantes du chevalier. C'est à partir de cet instant que tout débuta et que tout devait découler, des frères Doherty à Borg en passant par Tilden. A commencer par la façon de compter. De part et d'autre du filet tendu par Athénaïs sur le rectangle de gazon, le premier match de l'histoire des hommes en blanc devenus par la suite de couleur va commencer. En vérité, Athénaïs ne sait pas qu'elle va servir pour la première fois sur la terre, en disant à Amaury  : - Tenez ! (ce « tenez ! » qui va peu à peu devenir « tennis »). Car son geste était aussi inconscient que fondamental  : elle s'était placée à la droite du rectangle tandis qu'Amaury, de l'autre côté du filet, à peu près à mi-court, attendait la balle. Ce fut à cet instant qu'Athénaïs s'écria  : - Pour l'amour de moi, bel Amaury, feriez-vous quinze fois ce que nous avons fait hier ? (De Witt-Jarvis et Morgenbladett ne révèlent pas de façon précise ce dont il s'agit. Du moins le texte semble avoir été effacé. Mais si l'on en croit les commentaires du révérend Basileus W. Harrington, dont les études font (Suite page 177.)



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