Lui n°195 avril 1980
Lui n°195 avril 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°195 de avril 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 184

  • Taille du fichier PDF : 215 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Nastassja Kinski.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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François Garet Jean-Michel Moulhac Maguy et Gilbert Le Coze Daniel Boeykens FRANÇOIS GARET JEAN-MICHEL MOULHAC Avec son bronzage, qu'il entretient chaque week-end sur les pistes de ski, et sa forme maintenue de la même façon —, François Garet est peut-être, à trente-six ans, le plus sportif des publicitaires. Ce n'est donc pas par hasard s'il est le seul à avoir spécialisé son agence dans le sport  : il s'est rendu compte que, se passionnant pour le ski, le tennis ou la voile, les Français investissent de plus en plus dans ces secteurs  : « Il est devenu plus significatif, pour sa carte de visite, de jouer au tennis que d'avoir une grosse voiture ! », dit-il. Son agence, c'est Sunny Publicité un nom ensoleillé, choisi parce que « pour vendre du sport, il faut évoquer des ciels bleus, lumineux et du soleil »  : sept personnes et dix millions de chiffre, une alliance avec les Créateurs associés, qui se chargent du développement, et des clients... de marque. C'est l'agence de Donnay, qui vient de signer avec Borg le plus gros contrat jamais engagé, de Pennet de Caldon pour le tennis ; de Bombard et Bermudes pour les bateau ; de Munari, de Blizzard, de Siberia, de Racer, de Val d'Isère pour le ski... C'est d'ailleurs par là que la carrière de François Garet a commencé. Sur les pistes  : il était photographe au bureau des Alpes de Paris Match, en 1967. A la grande époque des exploits de l'équipe de France  : il a de la « matière ». Trois ans plus tard, après un bref passage à Publicis, il crée sa première affaire, T & G, avec Alain Torcheux, puis Sunny Publicité, seul, en 1975. De sa formation photo, il garde une nette préférence pour le visuel qui « dans le sport, doit faire rêver... » C'est pourquoi il ne se contente pas d'utiliser de belles photos  : il « habille » aussi ses produits, fait redessiner les raquettes, par exemple... Ce qui ne l'empêche pas de posséder à fond le langage de chaque sport  : le meilleur moyen d'avoir avec chaque client une relation privilégiée. En faisant ce qu'il faut pour. Son secret ? « Quand on m'a proposé un budget de planches à voile... je suis parti un mois pour les Antilles. Apprendre ! » Il a réussi une performance  : faire remonter des gens de tous âges sur les patins à roulettes de leurs dix ans !... A vingt-huit ans, Jean-Michel Moulhac vient de créer la première « rollerrink » parisienne, La main jaune  : une boîte où l'on vient patiner en dansant (ou le contraire), porte Champerret. C'est un habitué des périphériques  : il s'était déjà fait la main en faisant venir le Tout Paris dans les treize cents mètres carrés de béton le tout en sept mètres sous plafond de la Main Bleue, à Montreuil... Son goût pour les lieux inédits, pour le ciment, le fer et le laser ? C'est une réaction contre la tradition familiale. Né « dans la limonade » sa grand-mère, une Auvergnate pur sang, avait fondé en 1904 le célèbre Chalet du Lac, à Vincennes il s'est retrouvé à vingt et un an travaillant avec son père. Il essaie de faire transformer peu à peu ce qui était un « bal avec orchestres » en discothèque, mais commence à se chercher un local quand il se rend compte que la clientèle du lieu n'apprécie pas forcément ses disques de Jimi Hendrix... ou les concerts des Sex Pistols ! Finalement, il quitte le Chalet au bout de quatre ans, sans profiter des travaux qu'il a enfin réussi à achever. Et il trouve son point de chute  : Montreuil. Un pari  : « Le béton, avoue-t-il, on l'a laissé nu... par manque d'argent ! » En tout cas, c'est un événement, la Main Bleue. Qui fait parler. Et qui fait venir du monde... Un mélange détonnant de Tout Paris et de vrais amateurs de reggae, Antillais et Africains. C'est quand les choses se sont calmées qu'il a commencé à voir... jaune. Et qu'il a décidé d'importer en France, avec l'aide d'une marque de bière (pour le coup de pouce financier), la folie américaine du roller  : depuis la fin janvier, ça marche. Comme sur des roulettes. Et Jean-Michel Moulhac, qui rêve d'un lieu encore plus grand (à Bercy) et pourquoi pas d'avoir un jour son propre journal, s'est offert un quarante-sixième employé  : un chauffeur-garde du corps, Marcel. Quand on travaille la nuit...
MAGUY ET GILBERT LE COZE C'est un couple pas comme les autres  : ils se connaissent depuis toujours, se complètent formidablement, et travaillent ensemble depuis quinze ans ! Une telle entente n'est pas vraiment fortuite  : Gilbert et Maguy Le Coze sont...frère et soeur. Ils ont trouvé un joli moyen de concilier les vocations de leur grand-père pêcheur et de leur père, propriétaire d'une petite pension de famille à Port Navalo. En ouvrant, à Paris, un restaurant où le poisson est roi et traité comme tel  : le Bernardin. Un restaurant à la mode... depuis huit ans ! Un succès qu'ils doivent à leur talent, à leur charme, et à leur exigence. Tous les soirs, une fois le restaurant fermé, Gilbert part pour Rungis et choisit. Impossible de tromper quelqu'un qui, enfant, employait ses loisirs à relever les casiers à homards et à pêcher dans le golfe du Morbihan... Il ne dort que trois heures par nuit, ce qui ne l'empêche pas de parler du poisson avec autant d'amour qu'il le cuisine ! En connaissance de cause. L'exploit dont Gilbert Le Coze est le plus fier  : avoir fait manger des huîtres aux Parisiens en plein mois de juillet. Le genre de « coups » qui prouvent qu'on a vraiment gagné la partie. Ce qui n'était pas évident, au départ, dans l'ex-boutique de brocanteur transformée (avec goût) en salle  : « On faisait dans l'année... la moitié d'un mois de maintenant ! » se souvient-il. Pas impressionné  : « La mode des cuistots-stars, il ne faut pas en être dupe ! Avant, c'étaient les coiffeurs. Dans cinq ans, ce sera les cordonniers... » Mais les clients qui se bousculent chez eux n'ont pas été les seuls à reconnaître leurs mérites  : on leur a aussi confié il y a six mois la barre de Prunier-Madeleine. Un gros bateau dont ils se répartissent les commandes de la façon dont ils ont toujours procédé  : Maguy à l'accueil et à « l'organisation », Gilbert aux achats et en cuisine. Des cuisines qu'il a révolutionnées en éliminant les sauces compliquées. Et en emmenant son personnel... aux Halles ! Voir ce que c'est de près, un poisson. DANIEL BOEYKENS « Les autodidactes ? Ils doivent travailler beaucoup plus que les autres... » Daniel Boeykens en sait quelque chose  : ayant perdu son père à treize ans, il s'est retrouvé très jeune sur les chantiers et est passé par des tas de « petits métiers » avant de faire son service. Son premier vrai métier, c'est de vendre des téléviseurs. A vingt-huit ans, en 1971, il entre chez Sharp, comme représentant. Parce qu'il a envie de « voir autre chose ». Et c'est ce qui se passe ! Tout commence dès lors à aller très vite, pour lui. Une progression mathématique. Deux ans plus tard, il est directeur des ventes pour Paris, l'année d'après, directeur commercial et, en 1975, directeur général de Sharp France et, par la même occasion, du holding néerlandais Borsumij Wehry, qui couvre parallèlement des terrains d'activité aussi divers qu'interphones, chaussures importées de Chine, briquets, et même les sports et les loisirs... Il faut dire que Daniel Boeykens est un fou de travail on le voit souvent à son bureau jusqu'à onze heures du soir... Et que sa politique commerciale n'est pas sans porter ses fruits  : le chiffre d'affaire de Sharp en 1979 a augmenté du tiers par rapport à l'armé précédente... Distributeur en France de télé, de chaînes hifi, d'autoradios et de radio-cassettes, le groupe japonais existe depuis 1915. Son nom provient d'un... porte-mines fameux. Sharp emploie une trentaine de personnes à Paris et, avec ses deux mille cinq cents clients, s'est résolument placé parmi les leaders du marché dans son domaine. Ce qui ne l'empêche pas de préparer activement le terrain pour la vidéo, vers la fin de l'année, et d'être présent dans le peloton de tête des techniques de pointe  : c'est Sharp International qui a équipé la lune de batteries solaires ! Mais Daniel Boeykens qui a, en dehors de son travail, deux passions  : les chevaux et Paganini, croit avant tout à l'esprit d'équipe. C'est son grand principe  : « En respectant les gens, on obtient tout d'eux... » Josette Milgram. ae o Q dansTh taZk lt'l'histoire et l'actualité du jazz 175



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