Lui n°190 novembre 1979
Lui n°190 novembre 1979
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°190 de novembre 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 222

  • Taille du fichier PDF : 200 Mo

  • Dans ce numéro : les neuf plus belles filles de Lui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PLACE AUX JAUNES ! A chacune des entrées de la « cité », les Triades exhibent insolemment leurs oriflammes et de jeunes garçons au regard cruel paradent en jouant du nunchaku et du rasoir... (Suite de la p.104.) Road) et l'initiale de son prénom servirent à baptiser cette redoutable fédération  : le 14 K. Après l'effondrement des nationalistes, en 1949, le 14 K se reconstitua à Hong Kong, amputé de la moitié de ses sections il en restait dix-huit. Très vite, le 14 K écrasa les triades locales et entreprit la conquête de Cholon. Après la prise de Shangaï par les communistes, les Green Pan firent une entrée en force à Hong Kong. Prenant le contrôle des triades de Causeway Bay et de North Point, ils organisèrent le trafic de l'héroïne. Très vite, les Green Pan montèrent une série de hold-ups spectaculaires. La déportation en 1952 de leur chef, Li Choi Fat, un homme d'affaires apparemment au-dessus de tout soupçon, les obligea à entrer dans la clandestinité. Mais leurs visées hégémoniques sur les triades de Hong Kong échouèrent  : malgré leur puissance, ils ne parvinrent jamais à les dominer complètement. La débâcle des nationalistes n'a pas dissuadé les politiciens d'utiliser les triades. En 1956, le gouvernement de Taiwan tenta de réorganiser la 14 K sous la forme d'un parti nationaliste ; l'entreprise ne fut pas un succès, mais elle prépara les émeutes anticommunistes de Hong Kong. A la suite de ces émeutes, les Anglais procédèrent à des arrestations en masse et annoncèrent, un an plus tard, que les triades étaient définitivement démantelées. C'était, on l'a vu, prendre ses désirs pour des réalités. Bien que le nombre de ses services augmente, d'année en année, le Bureau des Triades de Hong Kong semble incapable de venir à bout de ses adversaires. Ce qui n'est guère étonnant quand on sait que le commissaire 118 0 Norman Temple, chef de ce bureau en 1975 (et auteur d'une excellente brochure intitulée Les sociétés des Triades), fut arrêté en 76 pour corruption  : il avait accepté plus d'un million de dollars Hong Kong en pots-de-vin ! Enfin, en 1978, les Anglais désignèrent les Triades comme « l'ennemi public n°I », estimant qu'elles étaient responsables de quatre-vingts pour cent des crimes commis à Hong Kong. Le « sanctuaire » des Triades de la ville se trouve en un lieu rarement visité parles touristes  : la cité fortifiée de Cholon, une sorte de no man's land situé en plein coeur de la péninsule de Cholon. La « cité » n'existe plus depuis longtemps. Mais la police ne s'y risque jamais. A chacune de ses entrées, les Triades exhibent insolemment leurs oriflammes, et de jeunes garçons au regard cruel paradent en jouant ostensiblement avec leurs armes, nunchaku et rasoir. C'est là aussi que se perpétuent les vieux rituels d'initiation. « Que je meure de mille blessures si je ne respecte pas ce serment », disent les nouvelles recrues en faisant voeu de silence. Cette formule, répétée trentesix fois, fait partie du bric-à-brac symbolique que sont devenues les cérémonies d'initiation, avant tout destinées à terroriser les candidats. Les drapeaux claquent, un nuage d'encens enveloppe l'autel, et les robes de couleur des officiants brillent tandis qu'on montrent l'épée de loyauté r sur laquelle est gravée la devise suivante  : Pin Ching Chui Ken « Agis avec justice, exécute les traîtres. » Pour couronner le tout, on procède généralement à l'exécution symbolique de trois « traîtres ». De chaque côté de l'autel se tiennent le Maître de l'Encens et le Frère Aîné, le chef suprême, qu'on appelle aussi 489. Après son admission dans une triade, la nouvelle recrue doit se conformer à un code hiérarchique très strict. Il (ou elle, car il existe de nombreuses loges féminines, comme les Trente-six soeurs) est un 49, c'est-à-dire un membre de rang inférieur. Il ne peut communiquer qu'avec d'autres 49, et on lui enseigne les signes de reconnaissance qui leur permettent d'entrer en contact. Un 49 peut devenir un 432 c'est la Sandale Verte, le messager ; un 415 Eventail de papier blanc, ou conseiller ; un 426 Mât rouge, ou combattant. Les effectifs des sections d'assaut varient de trente à cinquante combattants selon les triades. Les hommes sont entraînés à la lutte armée et à mains nues. C'est parmi ces combattants sans pitié que sont recrutés le chef suprême (le 489) et le Second Frère Aîné (le 438). Pourquoi ces nombres ? Sans entrer dans le détail de la numérologie chinoise, disons que la matrice est le diagramme 492/357/816  : la somme des chiffres qui composent chacun de ces nombres est toujours égale à 15. Si l'histoire et la symbolique des triades sont aujourd'hui mieux connues, l'identité de leurs chefs l'est beaucoup moins. A Hong Kong, les autorités sont partagées ; pour les uns, il s'agit d'une force rigoureusement armée et disciplinée ; pour les autres, de gangs de tueurs affectant d'observer des rites traditionnels. Ce qui est sûr, c'est qu'il existe, rien qu'à Hong Kong, plusieurs centaines de triades, regroupées en « familles » et comptant au moins cinq cent mille affiliés. Certaines jouent le rôle de syndicats, comme les triades des métallurgistes et des dockers. Les autres couvrent toutes les sortes de racket imaginables, jusqu'à celui des marchands à la sauvette, très nombreux à Hong Kong. Certains sont spécialisés dans la « protection » des gérants d'immeubles ou dans la prostitution (comme le groupe Luen). Mais les triades les plus dangereuses ont surgi avec la prohibition de l'opium, en 1941. On a identifié à Hong Kong soixante mille drogués à l'héroïne, et les bénéfices du trafic varient entre cent quarante et cent quatre-vingts millions de francs par an. L'un des plus gros trafiquants, Ng Sik Ho, était membre honoraire des 14 K et des Wo. Officiellement, il était le 489 d'une obscure (Suite page 200).
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