Lui n°186 juillet 1979
Lui n°186 juillet 1979
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°186 de juillet 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 153 Mo

  • Dans ce numéro : les nouvelles photos de Miet-la-sublime et Reiser.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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F... COMME FALOPPE Elles font même des enfants... Quel est ce Persan qui proclamait que les miroirs et la fornication sont abominables, parce qu'ils multiplient le nombre des hommes peut-être Jeanne d'Arc, été armées. Cette tradition leur fait défaut. Or, il n'est pas concevable qu'une civilisation puisse se polir dans un milieu d'individus sans armes. J'hésiterais pour ma part à injurier un homme porteur d'une épée. La véritable urbanité exige que l'on réponde de ses paroles sur sa vie. Comment une femme pourrait-elle le savoir ? Soit dit en passant, loin de sanctionner les goujats de la route, je munirais par ordonnance chaque automobiliste d'un pistolet ou d'un cassetête. Après une semaine de massacre, la plus exquise civilité renaîtrait. A propos, cette Jeanne d'Arc est, après la Vierge Marie, le personnage que je hais le plus de l'Histoire. Les femmes ne sont pas libres. Elles voudraient, mais elles ont peur des souris... D'ailleurs, qui est libre ? Qui veut l'être vraiment, à moins d'être idiot ? Je me refuse de m'étendre (je n'ai ni le temps, ni la place, ni la force) sur la liberté sexuelle, l'ambition des femmes à n'être plus violées, sur le sinistre Françaises-Français, charcutière-charcutier, taulièretaulier... La femme joue mal du piano. Ce n'est là qu'un aspect d'une sensibilité singulière, généralement inférieure et contraire à la nôtre  : elles tapent quand il faut être tendre, larmoyent quand la férocité s'impose. Et elles n'en loupent pas une. Elles vous larguent toujours quand tout va mal, par exemple lorsqu'on est malade ou ruiné. Elles possèdent même un art inimitable pour choisir le meilleur moment, ainsi que les requins qui dévorent sans coup férir le faible ou le blessé. Corollairement, elles s'accrochent et gémissent quand, à bout de force et au creux de la vague, l'envie vous vient d'être seul et de reprendre pied. Croyant vous faire plaisir (et vous forçant ainsi, c'est un comble, à la reconnaissance) elles vous entourent de soins accablants à la façon d'un lierre qui achèverait l'arbre déjà moribond. Elles font même des enfants. Quel est 58 cet hérésiarque Persan (son citateur m'échappe aussi) qui proclamait que les miroirs et la fornication sont abominables, car ils multiplient le nombre des hommes ? La presse pour femmes, mais quelle abomination, quelle inculture, quelle indécence, quelle platitude bien entendu doublée de sophistication, quelle vulgarité, quel irréalisme, quelle outrecuidance, quelle prétention ce mal du siècle —, quelle laideur, quelle arrogance, quel ridicule, quel marivaudage, quel philosophisme, quelle bêtise, quelle menace, quelle logomachie, quel fric à la clé, quelle lourdeur, quelle complaisance, quelle incivilité, quelle horreur ! A son seul crédit, c'est bien l'image de la femme. S... de B... est inbaisable.C... R... aussi. M... D... bien davantage, d'où une façon de compliment pour les deux premières. Elles n'hésitent pas à employer ces mots  : faire caca. Rien qu'à écrire cela et d'une manière, vous imaginez bien, purement didactique, le rouge me monte au front et je supplie le lecteur (pardon, la lectrice et le lecteur), de me pardonner... Elles emploient aussi le verbe uriner  : uriner, ça fait chic. Le mot clinique a quelque chose de noble qui fait passer la chose. On peut, dans l'antichambre du Vatican, parler de vagin, d'anus ou de verge, mais pas de con, de cul ou de bite. Inutile alors de s'embarrasser de périphrases et de demander, comme moi par exemple  : « Où puis-je me laver les mains ? » ou encore, quand je suis en forme  : « Où sont les chiottes ? » Non, on s'enquiert des toilettes. Eh bien, voici ce que je nommerai indécence. Impudicité, insensibilité (mais sensiblerie). La femme est indécente. Cela doit tenir à ses fonctions qui sont de mettre au monde les enfants, répugnant spectacle qu'on trouve sublime par vice ; ou de les torcher quand ils ont grandi. Tout spectacle trouve grâce à leurs yeux. Elles confondraient une aurore sur le Léman avec un paquet de merde. Si mon chat faisait hors de sa caisse, je ne pourrais essuyer sans vomir. Elles le font, pire qu'avec délice, avec indifférence. Oui, je vous le dis, j'ai envie d'appeler la police quand je vois une de ces mémères faire uriner le petit (pardon, la petite ou le petit) sur le trottoir. Elles ne méprisent pas assez l'homme, ainsi qu'il le mérite  : elles lui mentent. Si le mensonge est méprisable, c'est que nul au monde n'en vaut l'effort. Wolinski, Cavanna (mais pas Reiser, me semble-t-il) aiment les femmes et tout ce qui est faible. Au fond, ce sont des militants. A bien examiner leur presse, on y découvre une apologie de la complaisance, du compromis, du conformisme. Certes, ils affectent, je dis bien, ils affectent, de se marrer des inondations au Bengale ou d'un Tzigane rescapé d'Auschwitz, mais c'est pour mieux te manger mon enfant et te donner mauvaise conscience. Attention ! La mauvaise conscience est le propre des lâches. A la façon de Socrate qui, par la méthode de l'ironie, faisait le vide pour mieux atteindre Dieu, ils finiront par croire au Diable. Pour ma part, si j'avais à choquer une bourgeoise famille, ce qui est déjà une sottise, je suivrais dévotement Monseigneur Lefèvre plutôt que de péter à la messe. Le scandale a changé de camp. Tout cela pour dire que cette apothéose de la femelle, même sous sa forme antinomique, n'est qu'hypocrisie, sacrilège, veulerie. La femme est fugueuse, furtivement et sans gratitude, comme l'âme quand on meurt. L'horreur de les retenir ! N'employez jamais devant moi le mot de phallocrate, la moutarde me monterait au nez. Je suis très méchant quand je m'y mets et assez fort doué pour faire du mal où le bât blesse. Innombrables sont les expressions qu'un homme bien élevé n'emploie jamais  : « ambiance », « conforter » (qui ne veut rien dire), « au niveau de » (Claude Lelouch la chérit particulièrement), « important » en (Suite page 74.)



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