Lui n°186 juillet 1979
Lui n°186 juillet 1979
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°186 de juillet 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 153 Mo

  • Dans ce numéro : les nouvelles photos de Miet-la-sublime et Reiser.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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FAUSSAIRES DE RESSEMBLANCE La bande fabriquait, bon an mal an, quelque deux mille pièces d'identité par mois, revendues en moyenne mille cinq cents francs pièce (Suite de la page 92.) boîtes à gants de voiture, ou récupérés dans des appartements cambriolés, sont l'objet d'un gigantesque trafic. Il existe, en particulier dans la banlieue nord de Paris, de véritables marchés clandestins, où des recéleurs spécialisés achètent les chéquiers aux voleurs. Ces « fourgues » commandent ensuite « aux hommes de l'art » de fausses cartes d'identité aux noms portés sur les chèques. Puis, ils expédient des équipes chargées d'acheter avec les chèques en bois le maximum de marchandises, surtout des appareils électroménagers ou du matériel audio-visuel. Le propriétaire du chéquier ayant le plus souvent fait opposition, ce sont les commerçants qui font les frais de l'opération. Certains truands s'épargnent même la peine de voler les chèques. Munis d'une fausse carte d'identité, ils se font simplement ouvrir un compte dans une banque et utilisent à tout va leurs vrais-faux chèques sans provision... Et les chèques volés ne sont qu'une partie des escroqueries réalisées avec les faux papiers. Comme dans la publicité, certains s'intéressent à l'Ecureuil. Munis par exemple de cartes d'identité et de livrets tronqués, deux escrocs organisaient une véritable razzia des caisses d'Epargne de province. Fn une seule journée, à Nice, ils étaient parvenus à retirer des bureaux de poste dix fois mille cinq cents francs. Une jeune femme qui ne manquait pas d'audace se présente, l'an dernier, dans une imprimerie très honorablement connue de Marseille. « J'appartiens, dit-elle, au consulat de Belgique. Nous avons besoin actuellement, pour nos ressortissants qui vivent ici, de cingtiante mille pièces d'identité, permis de conduire, cartes de presse, cartes d'identité etc... » Elle donne des échantillons des modèles à réaliser et signe à titre d'acompte un premier chèque qui sera normalement honoré. T e brave imprimeur qui n'y voit que du feu remet les documents imprimés à sa cliente qui disparaît. Il ne s'aperce- 100 vra de l'arnaque que lorsque le second chèque reviendra impayé. Cette astucieuse « filou », qui sera arrêtée quelques mois plus tard à Bordeaux, s'était spécialisée dans le vol des voitures de location. Elle empruntait, grâce à de faux papiers, dans des agences spécialisées, des voitures de luxe qui étaient ensuite maquillées et revendues avec une fausse carte grise, un faux certificat de non-gage, et même parfois une fausse attestation d'assurance... D'autres voyous, qui n'ont pas de complices imprimeurs ou qui répugnent à se salir les mains, prennent directement les papiers où ils se trouvent, c'est-à-dire dans les préfectures. Il y a quelques années, des cambrioleurs ont carrément emporté les deux coffres-forts d'une sous-préfecture qui contenaient deux mille neuf cent cinquante cartes d'identité, trente-cinq passeports et quarante-huit cachets officiels ! Ces bandes spécialisées sévissent surtout en Italie, où il ne se passe pas une semaine sans qu'une mairie ou une préfecture ne soit dépouillée de papiers d'identité en blanc. Le gros Milieu parisien, lyonnais ou marseillais a, par contre, choisi la voie industrielle  : il a investi dans l'achat de machines ultraperfectionnées et s'est lancé dans la fabrication de faux fafs en gros. L'une des six grosses équipes qui fournissent actuellement la pègre a été arrêtée en février dernier par un groupe de policiers spécialisés. Dirigée par un truand connu, Raymond Guillot, trente-deux ans, qui roulait en 604 à injection et passait ses vacances d'hiver dans un chalet de Savoie, la bande fabriquait, bon an, mal an, quelque deux mille pièces d'identité par mois, revendues en moyenne mille cinq cents francs pièce ! L'équipe technique était composée de deux spécialistes  : Alain Alliaume, trente-neuf ans, qui possédait dans son pavillon de Bois-le- Roi un matériel ultra-sophistiqué lui permettant de fabriquer des passeports plus vrais que les vrais. Il avait même recopié dans une série une faute d'or- thographe qui existait sur un authentique document. Ses oeuvres d'art, très rares, étaient revendues, au prix de tableaux de maître, entre huit mille et dix mille francs pièce. Claude Bourgoin, le chef-imprimeur, avait passé son diplôme à l'atelier typographique... de la Centrale de Melun où il était détenu ! La bande, qui exerçait déjà ses talents depuis trois ans, s'apprêtait même à installer à la porte de son pavillonimprimerie une caméra vidéo ultramoderne destinée à annoncer l'arrivée intempestive de la police. Si elle avait fonctionné au moment de leur arresta-, tion les faussaires auraient, sans doute, pu prendre le large. Comme l'on dit auC.n.p.f., il ne faut pas hésiter à réinvestir à temps. Ces nouveaux gangs, mis au point par les caïds du milieu, sont organisés sur le modèle des filières de la drogue. Les équipes sont très cloisonnées. Au sommet, le commanditaire, gros bonnet du faux faf, qui avance les fonds et fournit souvent les planches à imprimer. Puis, les techniciens qui impriment les faux papiers (équivalent des chimistes dans la drogue). Une bonne machine moderne permet de fabriquer cinquante à soixante mille permis de conduire en quatre jours. Ces papiers, qui échappent aux contrôles de routine, présentent toujours quelques défauts. D'abord, ils ne portent évidemment pas les petits secrets de fabrication cachés sur les pièces et jalousement gardés par l'Imprimerie nationale ou par les préfectures. Par exemple, chaque secrétaire qui tape les noms et adresses sur une carte d'identité doit marquer, à l'emplacement caché par la photo, ses propres initiales. Mais ce truc aide finalement peu la police qui n'a pas toujours le temps de rechercher la bonne secrétaire... En revanche, les faux sent immédiatement repérables si l'on sf'pare les deux feuilles collées fane sur l'autre qui composent les papiers d'identité. Sur les vrais, le filigrane est intégré dans la Ore à papier et (Suite page 106.)
que WT Fft ;eit 3,00.3ba y REISER  : BANDES DE CONGÉS Dans Vive les vacances ! son dernier album Reiser assiste avec une jubilation féroce à l'invasion des sauterelles qui vont, quatre semaines durant, carburer à l'énergie solaire, se bourrer la gueule au mauvais rosé et envahir des côtes où, de plus en plus, la marée est en noir... JE T ; effuft uft-fKiv E- J ? ETE R7ECR(. POu1 Cf} JI,K/ÉfE FoiS 14u pERKic coiuiP., it. SEPt,4' ! 101



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