Lui n°121 février 1974
Lui n°121 février 1974
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°121 de février 1974

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Paul Getty, il roule sur l'or... noir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MADAM « Appelez-moi mercenaire, ou appelez-moi Madame, mais comme je le dis toujours à mes clients, appelez-moi n'importe quand... » (Suite de la page 84.) un peu les contacts que je pouvais avoir avec un homme lorsque je faisais l'amour avec lui, à l'époque oit je n'étais qu'une call girl comme les autres. En une heure j'en apprenais plus sur ses ambitions, ses complexes et ses problèmes qu'en toute une vie de psychanalyse. Cette intimité me manque. Aujourd'hui je me promène dans mon appartement, je dirige les gens vers les chambres, je récolte l'argent, je suis même quelquefois obligée d'être dure pour que tout se déroule parfaitement. Récem ment, il m'est arrivé de me donner gratuitement, uniquement pour sentir la proximité d'un homme. Je choisis le plus beau client, de préférence pas trop vieux, en m'assurant qu'il n'est pas attendu par sa femme. Je le laisse mijoter jusqu'à la fermeture et le garde pour la nuit, parce que je déteste dormir seule. Mais comme il est très tard, nous sommes tous deux tellement fatigués que nous faisons l'amour rapidement avant de nous endormir. Ce (lue je déteste dans ce genre de situation c'est que lorsqu'il se réveille le matin avec une splendide érection, juste ce qu'il faut pour batifoler, il a à peine le temps de me prendre tout aussi vite que la première fois avant d'attraper l'avion pour L Iouston. Ensuite, le téléphone sonne, et quelqu'un demande à venir pour le petit déjeuner. Si j'ai de la chance, une des filles s'en chargera, mais si aucune d'entre elles n'est restée pour la nuit, je m'en occuperai personnellement, parce que je déteste laisser tomber un de mes fidèles. Appelez-moi mercenaire, ou appelezmoi Madame, mais comme je le dis toujours à nies clients, appelez-moi n'importe quand (... > De nos jours, une maison représente donc différentes choses, pour différentes personnes et ce, pour de multiples raisons. La plupart des gens pensent, bien sûr, que c'est d'abord un lieu de plaisir. Mais croyez-le ou non certains hommes fréquentent mon établissement pour éviter de faire 86 l'amour ! D'autres viennent parce qu'une prostituée discrète est la seule personne à qui ils osent parler de leurs problèmes sexuels, qu'ils cachent soigneusement à leur femme ou à leur petite amie pour éviter le scandale. Il y a aussi un gros pourcentage de célibataires tout à fait présentables qui font appel à mes services. Cela. petit paraître étonnant, surtout quand on considère que notre époque jouit d'une grande liberté sexuelle et qu'on peut trouver gratuitement de quoi apaiser sa faim. Pourtant, un fait est significatif  : l'homme seul arrive le plus souvent après onze heures, et cela suffit à expliquer pourquoi il est venu. Il est sorti avec une fille, il l'a emmenée dîner dans un bon restaurant, il a apprécié sa compagnie, il a eu envie d'elle, il lui a fait la proposition classique, et elle lui a répondu quelque chose comme  : « Je dois rentrer pour me laver les cheveux ». L'attirance qu'il ressentait pour elle s'estompe immédiatement, niais son désir n'a pas diminué ; il sort son petit agenda et appelle sa call girl préférée. Pour une somme inférieure à ce que lui a coûté sa soirée, il peut se défouler tranquillement. Les hommes mariés, qui constituent la plus grosse partie de la clientèle d'une maison, viennent pour de multiples raisons. Certains sont des businessmen qui n'habitent pas en ville, d'autres sont séparés de leur femme, ou divorcés, et n'ont pas encore de petite amie. D'autres encore espèrent goûter les sensations nouvelles, exotiques, que leurs femmes, véritables bouts de bois, ne sont pas à même de leur procurer. Tout ce qu'un homme désire, il doit pouvoir l'obtenir dans un établissement de grande classe. Que se passe-t-il quand un client entre dans un lupanar ? Laissez-moi vous faire visiter ma maison. Je vous servirai de guide et je vous expliquerai quelques secrets du métier. je détruirai certains mythes et l'essayerai de montrer qu'un établissement moderne ne mérite phis le titre de mauvais lieu, mais celui de maison de plaisir. Tous les jours de la semaine, la permanence est assurée par quatre à sept filles qui sont là pour s'occuper des clients. Sans parler de mon registre contenant une liste de quatre cents call girls de luxe, disponibles à tout moment. Cela ne signifie pas que mon établissement soit une sorte de supermarché du sexe. Non, il serait plus juste de le comparer à une boutique où prévalent le bon goût et la qualité. Ma maison est internationale, on y trouve de tout  : des blondes, des brunes, des rousses, des Scandinaves, des Eurasiennes, des Amérindiennes, des Noires, des Chiliennes, des Équatoriennes et des Argentines. Ces dernières sont réputées pour leur poitrine opulente et leur amour des choses du sexe. Avec un tel éventail de nationalités, tout homme qui entre chez moi est à peu près sûr d'être accueilli par des mots de bienvenue prononcés dans sa propre langue. Pour ma part, je parle l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol, l'italien, le hollandais, l'afrikander, et un peu de yiddish. Ces filles qui travaillent à mon service se choisissent généralement un nom de guerre, comme, Peril Rouge, Arcen-ciel, Blondie, Mia Cara, Larme, April, May, June. En matière d'habillement, elles doivent respecter les règles de la maison. Plus personne ne croit aujourd'hui que les prostituées qui ouvrent dans un bordel se promènent à moitié nues, vêtues d'un baby doll ou d'un slip et d'un soutiengorge. Je trouve que cela contribue à créer une atmosphère sordide, et la seule personne autorisée à porter un négligé, c'est moi. Encore est-ce toujours un déshabillé élégant provenant de chez Saks ou de chez Bergdorf Goodman. Néanmoins les règles de mon établissement ne sont pas aussi strictes que celles de Madame Claude, qui dirige l'établissement le plus célèbre du monde, à Paris. Ses employées doivent être impeccables vingt-quatre heures (Suite page 102.)
-LES OfillitIDEURS QOITONT VIBREIMA. le calecopfiregrand-pke"4. le. debtirdetir de Isoiide ne font plus sOinire.:Vieit.t...énieurent dames. Unv6-notiortoti *.  : -.. -. a..ion role o jouer., ou le.mtfinernerit.s.Lnipos'et.sait* nziffiluderie,-.



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