Lui n°121 février 1974
Lui n°121 février 1974
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°121 de février 1974

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Paul Getty, il roule sur l'or... noir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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V.G24 (k.2,c7 a(P/i2d vim p tip". ^fis EDITION FRANÇAISE
MADAM « Ils ont tendance à préférer la sodomie, et je pense que cela date de l'époque où les jeunes filles devaient rester vierges jusqu'au mariage. » (Suite de la page 104.) aller le retirer. Une petite éponge fait parfois l'affaire, et contrairement au coton, cette matière garde toute sa cohésion. L'un des meilleurs amis de la prostituée, c'est un lubrifiant qui s'appelle Koromex Jelly. Il facilite bien les choses quand une fille est particulièrement sèche, ou quand elle n'est pas excitée par son partenaire. (...) Dans un lupanar, le comportement est souvent dicté par l'appartenance ethnique. J'ai dressé une liste alphabétique comprenant douze catégories de clients qui fréquentent régulièrement mon établissement. Elle rend compte de leurs différentes attitudes sociales et sexuelles. Les Italo-Américains. En ce qui concerne la verve et la vivacité, ils viennent tout de suite après les Irlandais. Mais contrairement à ces derniers, ils discutent très rarement les prix. D'un autre côté, ils sont plus exigeants dans le choix de leurs filles et demandent en général des blondes. Les Juifs Américains. Sont parmi mes préférés. Ils viennent très régulièrement. Malheureusement, ils constituent aussi la majeure partie de mes maniaques sexuels. Nombre d'entre eux sont suivis par un analyste. Leurs problèmes proviennent d'une mère dominatrice, ou d'une femme qui les écrase. Avant d'être « madame », j'avais le temps de discuter avec eux entre deux caresses. J'arrivais à persuader ceux qui étaient sur le point de quitter leurs femmes — et il y en avait beaucoup — de rester avec elles. En même temps, je leur faisais comprendre qu'il était préférable pour eux de dépenser leur argent en essayant de se défouler de leur agressivité et de leurs frustrations avec une femme compréhensive, plutôt que de rester dans le lit d'une vieille radoteuse. Certains d'entre eux sont encore mes clients, aujourd'hui. La plupart des docteurs juifs qui viennent chez moi sont des détraqués ; en général ils veulent être esclaves. Récemment, l'un d'entre eux a ordonné à la fille avec qui il était de rester absolument immobile, de ne pas prononcer un mot, de faire comme si elle était morte. De toute évidence il s'agissait du syndrome de la nécrophilie, c'est-àdire du désir de copuler avec les morts. Les juifs américains sont des amants ardents et attentionnés, mais ils sont bloqués quand il s'agit de lécher le sexe d'une femme. Cela ne leur vient pas naturellement, mais quand on leur apprend, ils sont assez doués. Ils se conduisent très correctement, et bien qu'ils boivent relativement peu, ils ne manquent jamais de donner un pourboire au barman, ainsi qu'à la femme de chambre et au portier. Les Anglais. Ils sont relativement adroits et civilisés, mais font des amants un peu froids. Même dans une maison, ils sont conscients des différences de classes. Quand ils on t terminé, ils ne se mêlent jamais aux autres clients dans le salon, contrairement à la plupart des hommes. Ils payent et s'en vont. Les Hollandais. Je suis malheureusement obligée de dire du mal de mes concitoyens. Ce sont les amants, les moins romantiques et les moins imaginatifs du monde. Après avoir fait l'amour tristement, ils s'étalent sur vous et manquent de vous étouffer. De plus, leur attitude sociale est particulièrement déplaisante. Ils s'asseoient dans le salon, et boivent votre alcool pendant une heure avant d'accepter vos conditions. Il leur arrive même quelquefois de s'en aller sans avoir rien fait. Les Français. Ce n'est pas une coïncidence si le terme « soixante-neuf » est employé par les professionnelles de tous les pays, car ces hommes sont délicieusement habiles de leur langue. Malheureusement, leur hygiène laisse à désirer. Cela vaut d'ailleurs aussi pour les Françaises ; j'en ai engagé une à qui j'ai dû apprendre à s'épiler correctement les aisselles, et à se laver les dents ! Si on peut persuader les Français de prendre un bain avant de faire l'amour, ils s'avèrent d'excellents amants. A la hauteur de leur réputation. Les Allemands. Ils sont plutôt robustes, pas très romantiques, et tout à fait tyranniques, dans un lit, « Mach sofort die Beine offen ! » (maintenant, tu vas écarter les cuisses !). Telle est leur devise. J'ai pourtant un client allemand qui est extraordinaire en tant qu'amant et tout à fait insupportable en tant qu'homme. Il se dispute sans cesse avec les juifs qui viennent chez moi. Bien qu'il crie sur tous les toits que la génération de ses parents est responsable de ce qui s'est produit pendant la dernière guerre, il déteste les juifs. Quand il est là, je suis obligée de déployer des trésors de diplomatie pour éviter tout esclandre. Les Grecs. Personnellement, ce sont mes amants préférés. Ils sont sensibles, puissants et très excitants. Les Grecs sont rarement circoncis, mais très propres. Les plus vieux d'entre eux font des clients charmants, très raffinés, parfois bizarres. Ils ont tendance à préférer la sodomie, et je pense que cela date de l'époque où les jeunes filles devaient rester vierges jusqu'au mariage. Comme ils ont le sang chaud, ils ont trouvé cette solution, que nombre d'hommes apprécient encore aujourd'hui. Les Hongrois. Ils font en général partie de la vieille génération, ils sont calmes et dégagent un charme tout à fait européen. Ils apportent souvent des fleurs à la directrice, et ont toujours un mot gentil pour les filles. Les Autrichiens de l'ancienne génération sont assez semblables aux Hongrois. Les Israéliens. Ils ne pourraient être plus différents de leurs frères américains. Tout d'abord, ils adorent pratiquer les caresses buccales. Ils sont très virils, bien faits, et toujours prêts à l'amour. Le seul ennui, c'est qu'ils sont légèrement vulgaires et ont tendance à transformer ma maison en salle des ventes. Les Italiens. Même dans un établissement spécialisé, ce sont de véritables amants. Sexuellement parlant, ils sont très bien éduqués et très dévoués. Ils 109



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