Lui n°112 mai 1973
Lui n°112 mai 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°112 de mai 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 224

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : Ushi la sublime.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LE MOSSAD En regagnant Francfort, Mohammedtombe du train lancé à 110 km/h. Pas de chance Mohammed(Suite de la page 82.) aux Anglais une escadrille de Beau f ighters et part tourner ses extérieurs en Corse. La formation s'évanouira sans laisser de traces dans le ciel méditerranéen... Après la naissance d'Israël, les Israéliens avaient deux priorités  : se protéger contre de futures attaques arabes et châtier les Allemands qui les avaient tant fait souffrir. Après le rocambolesque enlèvement d'Adolf Eichmann, kidnappé à Buenos Aires, transporté en Israël, jugé, condamné à mort, cendres dispersées au vent, le Mossad dut aussitôt faire face à une autre menace. Depuis 1952, d'anciens collègues de Werner von Braun au centre de recherches de Peenemunde vont et viennent entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Egypte, où ils travaillent à la réalisation de fusées au cobalt destinées à être envoyées sur Israël. En 1961, la production démarre au nord du Caire. En 1962, des savants allemands commencent à recevoir des paquets explosifs, chez eux comme dans leurs bureaux de Hambourg et de Munich. Herr Prof essor Heinz Kleinwaechter, un spécialiste de la propulsion, échappe de justesse à un attentat en sortant de son laboratoire. On découvrit plus tard, abandonnée, la Mercedes noire d'où furent tirés les coups de feu. Dans la boîte à gants, trois cartes d'identité, dont une au nom de Ali Samir, chef des services secrets égyptiens. Le Mossad a le sens de l'humour... L'homme qui parvint finalement à chasser les savants nazis hors d'Égypte fnt un agent du Mossad venu s'installer au Caire, où il dirigeait une école (l'équitation, se faisant passer pour un ancien officier de la Wehrmacht. Blond aux yeux bleus, Wolf - gang Lutz se fit connaître et apprécier pour la véhémence (le son antisémitisme. Ses amis allemands le saluaient d'un tonitruant « Sieg Heil. Herr Major ! ». Sa maison était assidûment fréquentée par des officiers supérieurs égyptiens, et même par celui qui deviendra le successeur de Nasser, Anouar El Sadate. Chez Wolgang Lutz, on exportait aussi des renseignements transmis à l'aide d'un émetteur dissimulé... dans la balance de la salle de bains. Mais le triomphe de Wolgang (et son chant du cygne. 92 car il sera découvert et arrêté peu de temps après), ce fut une série de lettres de menaces et de bombes cachées dans des savonnettes Yardley, qui arrivaient par la poste au domicile des savants nazis, avec le tampon du Caire. Au lendemain de ces « provocations intolérables », Herr Major, ivre de rage, maudissait la « campagne de terreur sioniste » en faisant sa promenade à cheval avec ses compagnons. Le « responsable en chef » de ces coups spectaculaires était le chef (lu Mossad, Isser Harel. A Vitebsk, il était connu comme « Isser le Terrible » ou encore « Isser le Petit ». Petit, en effet, mince, épaules larges, bras courts, yeux bleus et sourcils broussailleux, ne tenant pas en place, Isser le Petit f u t pendant près de quinze ans le gardien des secrets d'Israël. Un passé classique d'immigrant israélien  : Russie, Lettonie, kibboutz, travaux d'irrigation, armée secrète de la Haganah, où il travaille dans la section de renseignements et devient l'ami de David Ben Gourion, qui en fera son homme de confiance. En 1963, satisfait de la livraison des Mirage III C français, mais éternellement préoccupé de maintenir la suprématie militaire d'Israël sur les pays arabes, Ben Gourion voulait que ses pilotes soient informés des qualités et des défauts des avions russes de l'ennemi. Il fait venir Isser et lui dit  : « Trouve-moi un Mig 21. » Trois ans plus tard, Israël détient miraculeusement un Mig 21. Les Américains avaient essayé d'obtenir directement le leur d'un pilote russe. Trop difficile, estime Isser. Pourquoi pas les Irakiens, plutôt Ils ont beaucoup de Mig. On finit par trouver un certain MohammedRagloub, un jeune pilote issu d'une bonne famille de Bagdad, mais qui a mal tourné. Renvoyé de United Arab Airlines pour ivrognerie, il s'engage dans les forces aériennes. L'Irak est pauvre en pilotes. Mais on l'envoie croupir dans une hase perdue où il surveille le pipe-line de Mossoul. Un peu de chance et quelques relations bien placées lui permettent de faire un voyage en Europe. A Francfort, il fréquente les cabarets de l3ahnhofstrasse, mais son traitement de pilote ne lui permet pas d'extravagances. Il tend donc une oreille attentive lors- qu'une amie lui propose de faire la connaissance de Herr Frantz, un homme d'affaires qui peut lui faire gagner beaucoup d'argent. A l'hôtel Intercontinental, Herr Frantz lui offre 10 000 dollars. Que veut-il en échange ? Trois jours plus tard, Herr Frantz annonce la couleur  : « Un Mig 21. » L'Irakien hésite. Herr Frantz arrange pour lui un rendez-vous en France. A Paris, Mohammeddéclare au représentant de Frantz qu'il exige 250 000 dollars, à défaut de quoi il préviendra la sécurité militaire irakienne. En regagnant Francfort, Mohammedtombe du train lancé à 110 km-h. Pas de chance ! Mounir Rou fa a aussi à se plaindre du système irakien. Dans les forces aériennes de son pays, les chrétiens n'ont guère d'avancement. En outre, il est bon père de famille, ce qui complique les choses  : il refuse d'abandonner les siens. Or, le gouvernement irakien, dans son infinie sagesse, répugne à accorder des visas de sortie aux familles des pilotes de Mig, 21 ou pas. Alors, les Israéliens font glisser une pilule dans le petit déjeuner d'un des fils de Roufa, qui présente bientôt tous les symptômes de la poliomyélite. Sa mère doit - l'emmener se faire soigner à Londres, et comment pourraitelle se séparer de son autre fils en des circonstances aussi tragiques ? Sa petite famille à l'abri, Mounir décolle. Au-dessus d'Amman, deux Hunters jordaniens veulent l'intercepter, mais il leur manque de la vitesse et du plafond. Le plus grand danger viendra d'un Mirage israélien, qui fonce sur l'appareil irakien. Mais il entend soudain à la radio de bord la voix de son supérieur, le colonel Motti  : « Ne faites pas l'idiot, ne jouez pas les héros. Ce petit Mig va vous suivre bien gentiment et atterrir sur notre base. » C'était le 16 août 1966. Dix mois plus tard, « l'acquisition » s'avérera d'une importance éclatante  : dûment instruite des qualités et des défauts du chasseur russe, l'aviation israélienne se jouera des Mig lors de la guerre de Six Jours. Tous les pilotes de chasse israéliens savaient que le Mig surclassait le Mirage à basse altitude mais que son point faible résidait dans son alimentation à hase (l'essence, qui l'obligeait à emporter des réservoirs extrêmement vulnéra- (Suite page 98.)
GtJERIIEI 44C CI1IIMP DE CL ? CISIIJTIi Du Palais du festival au Martinez, de la rue d'Antibes au Carlton, Guerrier a réalisé cette séquence animée sans vedettes ni avance sur recettes.



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