Lui n°110 mars 1973
Lui n°110 mars 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°110 de mars 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 147 Mo

  • Dans ce numéro : Ibiza, bons baisers d'Ibizance !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 (L ! OU ioi) Converti La Cause des peuples, par Jean-Ldern Hallier (Le Seuil). Fondateur de la revue a Tel Quel », avant que Philippe Sollers n'y prenne le pouvoir, ami de J.-R. Huguenin, dont il raconte la mort avec beaucoup d'émotion, Jean-Edern Hallier était bien connu dans les milieux littéraires avant de se faire une place dans le gauchisme avec la création de « L'Idiot international ». Cette conversion révolutionnaire d'un grand-bourgeois n'a rien changé à son caractère, qui reste un mélange d'insolence et d'ingénuité  : on le retrouve tout entier dans cette autobiographie plus ou moins rêvée, où le goût de la littérature romantique sinon romanesque l'emporte souvent sur la stricte et pâle vérité. Mais qu'importe, si l'on suit avec plaisir ces aventures bien contées, dans un style très curieusement barrésien... « La Cause des peuples » se lit comme un roman, qui vous promène à Budapest en 1945, en Italie où l'auteur a pris femme sur les volcans exotiques, dans la Bretagne de ses pères et, bien sûr, parmi les contestataires de niai 68 à Paris. Certes, on pourra s'étonner de voir ce gauchiste nanti pratiquer seul sa lutte des classes sans renoncer à ses privilèges capitalistes, mais nul n'est à l'abri des contradictions. Ce qui compte c'est l'intention et la manière d'écrire, elles sont bonnes l'une et l'autre. Que souhaiter de plus ? Poignant La Mort de la bien-aimée, par Marc Bernard (Gallimard). Prix Goncourt jadis, pour « Salut, camaracles », ce romancier discret, souvent retiré en Espagne, ne faisait guère parler de lui (on ne sait d'ailleurs pourquoi) depuis quelques sai- sons. On ne lisait plus ses chroniques narquoises, dont sa femme, Elsie, était l'héroïne. Et voici qu'il reparaît, avec un récit déchirant sur « La Mort de la bien-aimée », emportée en deux mois par un cancer. Rien d'une pleurnicherie dans ce livre du souvenir, qui raconte ces huit semaines atroces et merveilleuses à la fois, où leur amour s'est sublimé à l'approche d'un terme inévitable. Un ouvrage qui vous étreint le coeur et qui peut en même temps donner une sorte d'amer courage à ceux que de telles épreuves, hélas, attendent  : à force d'intelligence, il est possible de dépasser le désespoir, et cette leçon superbe valait bien un livre. D'autant qu'il est simple, pur et beau. Raciste Plaidoyer pour les chiens. par Jacques Brenner (Julliard). Il a suffi d'un caniche noir, nommé Othello, pour transformer un homme fort paisible en avocat général. car ce plaidoyer est en réalité un réquisitoire contre tous les empêcheurs de promener en rond. Depuis qu'il a lié son sort à ce quadrupède, Jacques Brenner a découvert que notre société était peuplée de racistes anticanins. depuis les gardiens de square jusqu'au préfet de police, en passant par les dames aigries qui écrivent aux journaux et les romanciers même catholiques pratiquants qui s'indignent hypocritement du sort trop heureux fait aux chiens, mais se gardent bien de protester contre les abattoirs. car ils ne sont pas végétariens... D'un racisme à l'autre il n'y a qu'un pas, et Othello. pour Brenner, aura été le révélateur de la férocité humaine. Son pamphlet nonchalamment enlevé est un régal pour l'esprit, qui ravira les amis des bêtes et finira par gagner ceux qui ne l'étaient point. Révélateur La. France et les Français, par Michel François (Encyclopédie de la Pléiade). On ignore presque tout du pays qu'on habite et de ceux qui le peuplent. Ici, grâce à des « autorités » incontestées, vous apprendrez ce qu'est notre sol et les climats qui le font ce qu'il est, vous découvrirez la préhistoire et l'aventure de nos frontières, vous passerez en revue les traditions, vous verrez d'un oeil neuf les éléments de notre vie quotidienne, l'alimentation à travers les âges. l'habitant, le vêtement, les métiers, vous comprendrez mieux notre bizarre mentalité en révisant l'histoire de nos sentiments au long des siècles, de nos croyances... Un véritable bilan socio- logique de l'hexagone qui est aussi, constamment, une sorte de radiographie passionnante parce que, pour une fois, c'est nous qui sommes le sujet de l'étude, et non plus les Papous et les Aborigènes. Notas n'en sommes pas moins sauvages, du reste, ni primitifs. Instructif De Bardot à Dc Gaulle, par Gilbert Guilleminault (Denoël). Il ne s'agit pas d'une chronique suivie des années 1954 à 1958, mais plutôt d'une série de monographies  : quelques têtes d'affiche qui ont fait l'époque, dans des domaines fort divers, puisqu'on y trouve aussi bien le bon René Coty que la Sagan de « Bonjour Tristesse », la sombre affaire Dominici et l'éphémère sursaut provoqué par le gouvernement Mendès France, l'apparition capiteuse d'une star créée par Vadim, l'épopée de Kopa, et puis, récit instructif et des plus surprenants, car il est inédit, l'aventure du 13 mai 1958 racontée par celui qu'en fut l'artisan secret, Léon I)elbecque. Il s'avère que la fin de la I`'t'République était bien un « roman vrai », comme l'annonce le titre de la série. Passionné Le Singe appliqué, par jean-Louis Bran (Grasset). Miller, Cendrars, Céline. tels sont les phares qu'on évoquera pour éclairer ce gros livre foisonnant. où un homme raconte dans le désordre son existence aventureuse. De l'Indochine en guerre, l'année de Dien-Bien-Phu, aux camps palestiniens de Jordanie, J ean- Louis Bran a traîné ses bottes un peu partout dans le monde. tâtant de tous les métiers, et parfois les plus inattendus  : n'a-t-il pas été gérant de bordel et trafiquant d'opium après avoir été poète lettriste ?... Revenu de ces péripéties, qui l'ont aussi mené ati Biafra et ailleurs, il se débarrasse de son passé avec tille sorte de rage, car il a toujours refusé d'être un « singe appliqué » dans notre univers conformiste. Il continue à ne pas jouer le jeu  : ce n'est pas un mémorialiste comme les autres encore moins taie chroniqueur. C'est un passionné qui vous jette à la face sa vie de révolte. et trouve pour le dire des accents superbes et puissants. Au-delà dti pittoresque. il y a un écrivain qui domine son sujet avec une force rare. Un témoignage d'adulte, vengeur, parfois terrible, qui a manqué le Renaudot d'une voix. C'est très dommage. Observateur Les Derniers Géants, parC.-I.. Sulzberger (Albin-Michel). Vingt ans de l'histoire dti monde, vus de la coulisse par tin (Suite page 26)
Gillette lance GII, le rasoirs deux lames. Gillette a découvert le principe de GII en regardant la barbe quand on la coupe. Un poil de barbe, c'est si simple qu'on l'oubliait, est enraciné dans l'épiderme. Quand une lame le coupe elle le tire aussi, légèrement, hors de son follicule. Une fois le poil coupé, il se rétracte presque instantanément (125 millièmes de seconde). Si une deuxième lame arrive derrière la premièreo, avant que le poil n'ait le temps de se rétracter, il peut être coupé p une deuxième fois. Voilà pourquoi Gillette GII a deux lames. Et voilà aussi pourquoi Gillette GLI rase vraiment de plus près. Ses deux lames sont maintenues dans une cartouche selon un angle de coupe qui garantit un rasage parfaitement sûr. Leur tranchant au platine glisse en douceur sur votre peau. Offre spéciale de lancement  : Io F. Prix indicatif de vente au public. GilletteGll, le rasoir à deux lames. Pour raser mieux.84 H S IJI78Ild



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