Lui n°110 mars 1973
Lui n°110 mars 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°110 de mars 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 147 Mo

  • Dans ce numéro : Ibiza, bons baisers d'Ibizance !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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124 Aujourd'hui nous pouvons dire merci à la de/a8tX ! anme Merci d'avoir laissé son mari rentrer si tard le soir de sa brasserie. Merci d'avoir accepté que Maître Kanter sacrifie sa vie familia ! e au renom et la qualité de sa bière. Et merci de l'avoir aidé dans sa tâche. Car si la femme de Maître Kanter n'it pasété sicompréhcnsivc.pcut-êtrc'qu'aujourd'hu nous ne connaîtrions pas cette bière si savoureuse que Maître Kanter vint brasser en France la Kanterbràu. Merci Madame Kanter. La. - +R As‘..)cn/e 01,1T RE K**r e » Kautdb===^==^eK-. `.
LES BOXONS DE PAPA Le bordel était le foyer des mal-mariés, des veufs, dei ecclésiastiques tourmentés (Suite de la page 120.) femmes, en chemise de soie ou en maillot de bain, travaillaient sans arrêt de quatorze heures à deux heures du matin. L'extrait du règlement intérieur est édifiant  : 4 Le client paie cinq francs vingt-cinq. Sur cette somme, deux francs cinquante sont alloués à la maison et deux francs cinquante à la femme. Les vingt-cinq centimes sont pour la serviette. Le petit cadeau n'est pas obligatoire, niais si le client en fait un, on doit le partager avec la direction. Les frais sont de trente francs par jour pour chaque dame, non compris la visite du médecin. » Tous les mois, deux groupes d'actionnaires, de Parisiens et de Corses se retrouvaient dans le bureau de Madame pour partager les liasses de billets de mille, après un contrôle minutieux des livres de comptabilité journalière. « Au Panier fleuri », bd de la Chapelle, un certain Maurice H..., dit Maurice le Croquemort, put se retirer riche à millions après avoir fait atteindre, par l'intermédiaire d'une vingtaine de femmes, le paradis d'Allah à une clientèle de Nord-Africains à vingt sous. Ses successeurs agrandirent encore la maison et, en 1945, quarante bonnes gagneuses faisaient en moyenne leurs cinquantecinq passes les samedis et autant les dimanches. On pouvait sans mentir parler de traite des blanches et ce fut le prétexte saisi officiellement par les abolitionnistes, dont le slogan était « les femmes ne sont pas des esclaves », pour faire fermer les maisons. Pourtant, actuellement, Malgré la loi Marthe Richard, trois maisons d'abattage restent ouvertes à Paris dans le quartier de la Goutte-d'Or, à quelques pas du commissariat de police. Il s'agirait d'une mesure exceptionnelle, mais tout démontre que la suppression des maisons de tolérance n'a en rien réglé le problème de la prostitution. Les récentes affaires, pour ne pas dire « scandales », de Lyon et (le Lille prouvent au contraire que l'hypocrisie bourgeoise s'arrange (plutôt mal) de la disparition des boxons d'antan... C'est pourquoi, d'une façon générale. les nostalgiques regrettent le bordel qui créait un lien fraternel entre les citoyens, devenait le foyer des mâles en détresse, des niai-mariés, des veufs, des militaires, des ecclésiastiques tourmentés, et servait enfin de refuge aux timides, aux laids, aux disgraciés, aux refoulés ou aux maniaques. Trois ans après la liquidation des temples d'amour, une ancienne pensionnaire des meilleurs a raconté dans un livre les manies de quelques bons clients. Il y a le monsieur qui se fait lacérer le dos tine fois par semaine, et qui exige qu'on l u i enfonce dans chaque fesse une douzaine d'épingles à nourrice qu'il faut refermer sur la chair. Il y a le monsieur qui se fait brûler les jambes à la bougie ; il y a aussi l'histoire du chien, « un chien à deux pattes que l'on peut prendre dans la rue pour un homme respectable ». Ce monsieur apporte son matériel dans une serviette de cuir noir  : une laisse, un fouet, un collier et une écuelle. Il se déshabille et, lorsqu'il n'a plus comme vêtement que son collier et sa laisse, ii marche à quatre pattes, aboie, fait le beau pour gagner un sucre et grogne pour recevoir quelques coups de fouet. On rencontre aussi dans cette surprenante galerie l'homme-oiseau. Celui-là apporte deux fois par mois un matériel plus encombrant  : quatre carabines pour enfant avec des flèches à bout de caoutchouc. Il se laisse enduire le corps de vaseline et se roule ensuite dans le duvet d'un vieil oreiller ou d'un édredon couvert de plumes, il joue à l'oiseau, il sautille, pépie, grimpe sur les chaises, agitant les bras et, finalement, va se percher sur le haut d'une armoire. A ce moment, quatre dames nues viennent tirer sur lui avec les carabines Fureka. Lorsque ce drôle d'oiseau reçoit une flèche, il râle de plaisir. La séance est terminée. On range alors les accessoires, les dames nettoient le client et. chaque fois, l'une d'elles dit, à mi-voix  : « Quel pauvre con ! » Aujourd'hui, les hommesoiseaux, les hommes-chiens, les amateurs de coups d'épingle se promènent dans les rues, désemparés... Parfois, on en retrouve un ou deux en prison ou à l'asile psychiatrique. Rami. LA TIMIDITY est-elle une maladie ? Confession d'un ancien Timide J'avais toujours éprouvé une secrète admiration pour H.R. Borg. Le sang-froid dont il faisait preuve aux examens de la Faculté, l'aisance naturelle qu'il savait garder lorsque nous allions dans le monde, étaient pour moi un perpétuel sujet d'étonnement. Un soir de l'hiver dernier, je le rencontrai à Paris, à un banquet d'anciens camarades d'études, et le plaisir de nous revoir après une séparation de vingt ans nous poussant aux confidences, nous en vînmes naturellement à nous raconter nos vies. Je ne lui cachai pas que la mienne aurait pu être bien meilleure, si je n'avais toujours été un affreux timide. Borg me dit  : "J'ai souvent réfléchi à ce phénomène contradictoire. Les timides sont généralement des êtres supérieurs. Ils pourraient réaliser de grandes choses et s'en rendent parfaitement compte. Mais leur mal les condamne, d'une manière presque fatale, à végéter dans des situations médiocres et indignes de leur valeur. Heureusement, la timidité peut être guérie. Il suffit de l'attaquer du bon côté. Il faut, avant tout, la considérer avec sérieux, comme une maladie physique, et non plus seulement comme une maladie imaginaire." Borg m'indiqua alors un procédé très simple, qui régularise la respiration, calme les battements du coeur, desserre la gorge, empêche de rougir, et permet de garder son sang-froid même dans les circonstances les plus embarrassantes. Je suivis son conseil et j'eus bientôt la joie de constater que je me trouvais enfin délivré complètement de ma timidité. Plusieurs amis à qui j'ai révélé cette méthode en ont obtenu des résultats extraordinaires. Grace à elle, des étudiants ont réussi à leurs examens, des représentants ont doublé leur chiffre d'affaires, des hommes se sont décidés à déclarer leur amour à la femme de leur choix... Un jeune avocat, qui bafouillait lamentablement au cours de ses plaidoiries, a même acquis un art de la riposte qui lui a valu des succès retentissants. La place me manque pour donner ici plus de détails, mais si vous voulez acquérir cette maîtrise de vous-même, cette audace de bon aloi, qui sont nos meilleurs atouts pour réussir dans la vie, demandez à H.R. Borg son petit livre "Les Lois éternelles du Succès". Il l'envoie gratuitement à quiconque désire vaincre sa timidité. Voici son adresse  : H.R. Borg, chez Aubanel, 8, place Saint- Pierre, à Avignon. METHODE BORG BON GRATUIT à découper ou à recopier et à adresser à  : E. SORIAN H.R. Borg, chez AUBANEL, 8, place Saint-Pierre, Avignon, pour recevoir sans engagement de votre part et sous pli fermé "Les Lois éternelles du Succès". NOM RUE VILLE AGE PROFESSION 125



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