Lui n°110 mars 1973
Lui n°110 mars 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°110 de mars 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 147 Mo

  • Dans ce numéro : Ibiza, bons baisers d'Ibizance !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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J'APPORTE LE BONHEUR ET LA SÉCURITÉ Catalogue illustré cacheté gratuit LU. THILLIEZ S.A. 24, Fg Montmartre, Paris IXe seuls spécialistes depuis 1919 de Tous les Articles indispensables au couple SELECTION ÉCLAIRAGE Bessfelt F,b+êna. Tria,rtil Clon,uRd totai 3r1.) Sr/on revr tiier le 61 psqv à une p.st de courent située 4 vne ovi2 endra f Que sous k cecJe Pb". mg/Mit po, lo corde fFovr r91aye en hovat+r rioure, derte `0 411 ! (5, viavs eewez ceie cont pl, covelt, a.rez b rbvle+re er covpez la corde). Mme.. mir mat I un spot qui vous obéit.a comme une marionnette g J'aimerais connaître mieux Bessfelt  : s nom 1 I T l n prénom 11 adresse I T 1 T 1 110 I 1 I 1 I) Acapi Paris 28 rue de L nin ad - 75008. 522.1 1.75 Acaps -Marseille 185 rue du Rouet - 13008 - (91) 77 06.37 IFOP Les chefs d'états consultent leurs courbes de popularité comme des malades leurs courbes de température (Suite de la p.106.) (les propagandse contradictoires et de l'attention qui s'éveille, l'opinion se mobilise, les intentions de vote se constituent et évoluent. Les deux dernières élections présidentielles ont démontré qu'en France les intentions de vote pouvaient être affectées de fluctuations très amples et très rapides à la veille du scrutin. En 1965, le général de Gaulle part avec une confortable majorité un mois avant l'élection, cette majorité s'ef frite de plus en plus vite au cours de la campagne (66%, 61% puis 43% jusqu'au ballotage final). On observe parallèlement la régulière ascension de François Mitterrand (de 23% à 32%). On remarque une semblable évolution lors du référendum et de l'élection présidentielle de 1969  : la France bascule vers le « non » quelques jours avant l'échéance. I,es intentions de vote évoluent à mesure que diminue le nombre (les indécis. De même M. Polder, après un vigoureux départ, voit fondre au fil de la campagne la cohorte (le ses partisans tandis que M. Duclos rassemble infatigablement l'électorat communiste au départ influencé par le pl- (sident du Sénat. Voilà pourquoi M. WVilsoii, Premier ministre britannique, a eu grand tort de précipiter les élections au vu d'un sondage favorable. Ce faisant, il ouvrait une campagne électorale dont l'évolution allait lui être néfaste. Voilà surtout pourquoi il est imbécile de soutenir que les sondages pourraient se substituer aux élections, ou (le s'indigner en prétendant qu'ils en réduisent la portée ou le solennel. I,es sondages électoraux n'existent que par les élections. Ils n'annoncent ni ne remplacent rien  : simplement, ils donnent à espaces réguliers une image de l'opinion telle qu'elle se modifie au cours de la campagne, au vu des candidats et des arguments, jusqu'aux derniers sondages des veilles de scrutin ultime indication plutôt que pronostic et au scrutin lui-même. Reste le rôle qu'on fait jouer aux sondages et là les chiffres comme les instituts sont bien peu coupables. Mythe magique et enjeu politique, le sondage prend flans la vie publique la fonction du réverbère pour l'ivrogne  : on n'en use guère pour s'éclairer, mais pour s'appuyer dessus. On le jette dans une concur- reine malsaine avec les expression  : traditionnelles (les propagandes, et comme il ne parle pas (le lui-même, on le fait parler..\l'origine instrument de connaissance et d'observation, il devient un moyen équivoque de l'action partisane et sa valeur d'argument par la conjonction d'une aura magique et des privilèges de l'objectivité scienti figue l'emporte vite sur la part (le vérité qu'il contient. Un sondage peut précipiter ou retarder une consul-. tation électorale, ajourner une réforme, arbitrer un conflit. Premiers ministres, chefs d'Etat et leaders de l'opposition consultent leurs courbes (le popularité comme autant de malades leurs courbes de température. Il est difficile (l'évaluer l'influence des solidages stir la vie politique, puisqu'ils ne se séparent jamais de l'événement, du débat et (le la niasse des autres informations diffusées. Comment distinguer à coup sûr l'impact d'une enquête en pleine campagne électorale ? Comment savoir si l'annonce d'une percée de l'opposition risque d'entraîner un sursaut de la majorité ou la mobilisation d'abstentionnistes jusqu'ici dégoûtés mais soudain entraînés à voter efficacement contre le pouvoir en place ? I.es sondages ont joué un rôle. sinon décisif, du moins notoire dans les développements de la politique américaine ati Viêt-nam, dans les hésitations de la Grande-Bretagne atix portes (lu Marché commun, dans la candidature de M. Poher à l'élection présidentielle (le juin 1969 et petit-être (ce serait méprisable) dans la récente exécution de deux hommes à la prison (le la Santé. Loin d'être rationnel, cet Lisage des enquêtes relève à la fois de la démagogie et (le l'incompréhension. Plutôt que de prétendre interdire les sondages ou de se pencher stir leurs entrailles comme (les oracles fasci nés. nos gouvernants feraient mieux de suivre tine bonde fois pour toutes un stage (le psycho-sociologie élémentaire. Les responsables de la politique et (le l'économie sont ici à peine mieux informés que l'homme de la rue, et il se (lit sans doute autant de sottises stir les sondages dans les ministères, les conseils d'administration et les états-majors politiques qu'il s'en (lit dans les fauteuils de l'Académie française ou an zinc des petits bars (le banlieue.lllcllet-Antoine Bri-rnier.
(CLMARC ! E POUR MD Marc Porel  : un nouveau Delon. Pierre de Plas  : P.-d.g. de « Plas Troost ». N A Pascal Thomas  : un sacré zozo. MARC POREL A vingt-quatre ans, il a vu cinq mille films. Il est fou de cinéma. Il est aussi comédien. Pas étonnant, quand on est l'arrière-petit-fils de Réjane et qu'on a pour mère Jacqueline Porel... Pourtant, à quatorze ans, lorsqu'il quitte l'école, il rêve de mise en scène. Pendant quatre ans, il fait çiu montage, jusqu'au jour où Costa-Gavras lui propose un rôle. C'est la révélation. Depuis, il n'a pas cessé de tourner. Dixsept films en sept ans, beau palmarès ! On lui confie souvent des rôles de voyou. « Peut-être ai-je une tête de voyou... mais je suis tout le contraire, je suis gentil. » C'est vrai, il est gentil. Et timide. Paradoxe pour un jeune premier qui a la double réputation de « dur » et de tombeur. Sa violence, il la consomme sainement, en boxant tous les jours quand il est à Paris. Après le cinéma, la boxe est sa passion. Marc Porel, c'est un peu l'antivedette  : « Je n'aime pas parler de moi, cela m'ennuie. Je préfère parler des autres, de ceux que j'aime. » Parmi ceux-là, il y a Jean Gabin. Il fut tour à tour son fils dans « le Clan des Siciliens » et son petit-fils dans « la Horse ». « Gabin, c'est un type sublime. A force de parler de son personnage, on oublie de dire à quel point c'est un grand acteur. » Depuis qu'il est célèbre, il a renoncé aux premières et aux galas. « J'y allais pour observer les gens dans la salle, cela m'amusait. Mais maintenant, je fais partie des « observés » et cela me gêne. » Son grand projet ? Réaliser son propre film. A dix-neuf ans, il en a commencé un mais dut abandonner, faute (l'argent. Aujourd'hui, il prend sa revanche. Avec son ami Jean Larriaga, il a écrit le scénario d' « Un officier de police sans importance ». Encore une histoire de gangsters, mais une histoire généreuse. Car s'il n'est pas voyou, Marc Porel a un coeur « gros comme ça ». François Diwo. PIERRE DE PLAS Pierre de Plas, grand, très mince, vêtu de sobre flanelle grise sur une chemise à fines rayures, figure le parfait gentleman de la City. A cette élégance toute britannique, le jeune président-directeur général de l'agence De Plas Troost ajoute un « punch » américain. Après ses cinq années passées aux U.s.a. dont deux dans la jungle new-yorkaise et notamment à la Young and Rubicam, retour en France  : Pierre de Plas crée son propre département dans la maison familiale. Il y a deux ans, relevant le défi de l'oncle Sam, l'agence De Plas s'allie avec les agences Troost en Allemagne et Vanypecoen Belgique ; puis c'est l'entrée du Groupe Empain qui prend le contrôle de la Holding Troost International ainsi créée. Objectif à moyen terme  : devenir un géant européen de la publicité. A trente-cinq ans, Pierre de Plas est aujourd'hui à la tête d'une équipe de soixante-dix personnes âgées de trente ans en moyenne. La philosophie de l'agence ? Dynamisme, honnêteté intellectuelle. La franchise est payante. Avec 1972, s'achève une année décisive pour Pierre de Plas  : il a renouvelé son équipe à 60% et doublé son « billing 0. Chiffre d'affaires prévu  : plus de 50 millions. Thomas Cortese PASCAL THOMAS « Je suis sournois, paresseux, menteur  : tous les défauts du Français moyen », affirme Pascal Thomas, vingt-huit ans, metteur en scène des « Zozos », qui remportent un vrai succès. Il ajoute  : « Et je dis un maximum de conneries en un mini- mum de temps, comme tout le monde. » Mais tout le monde n'a pas fait « les Zozos ». Tout le monde en revanche se reconnaîtra dans ce film tendre et subtil où des adolescents plus vrais que nature vivent leurs dix-sept ans qui sont, ont été ou seront aussi les nôtres. Parisien par hasard, mais provincial dans l'âme, Pascal Thomas dit aussi  : « Je fais des films pour le plaisir, pas pour le message. » Ce n'est pas pour le plaisir qu'il passe son baccalauréat de philosophie au lycée Carnot de Fontainebleau. Puis, classiquement, sa licence de lettres à la Sorbonne. Mais comme le restaurant universitaire trois cent soixante-cinq jours par an, c'est risqué pour la santé, il décide de trouver un travail. Devant un employé du B.u.s., il explique son cas d'étudiant fauché. L'employé distrait lui tend une adresse  : Paris-Presse. Le lendemain, à sept heures du matin, Pascal, dix-neuf ans, est huissier de presse. Il trie le courrier, nettoie les bureaux, ouvre les fenêtres, avant l'arrivée des journalistes. Officiellement. En fait, comme Proust faisait le tiroir des comtesses, il fait ceux de la rédaction  : « Je connais très bien la vie sentimentale de certains dirigeants et les maladies de foie des autres », avoue-t-il aujourd'hui. Sa curiosité frappe Paul Giannoli, alors rédacteur en chef de Candide. Sentant le journaliste percer sous l'huissier, il l'engage comme « pigiste » dans la rubrique « On en parle » dirigée par Christian Bretagne. Ce dernier trouve Thomas « trop fantaisiste », Paul Giannoli le dirige donc sur la rubrique « spectacles ». Là, Pascal commence à donner libre cours à son insolence, attaquant d'emblée Lelouch, Louis Malle et Pierre Kast qui déshonorent selon lui le cinéma français. Ses articles le font remarquer  : Jean-Louis Ginibre l'engage comme pigiste pour Lui. L'huissier était déjà un plumitif bien établi quand soudain Candide succombe, un jeudi matin. L'aprèsmidi, le journal Elle engage Pascal'Thomas  : il y est toujours. Mais son vrai dada, c'est le cinoche. Il va même jusqu'à.écrire un scénario brouillon, l'histoire d'un groupe d'élèves dans un lycée de province, durant les années soixante  : ce sera son premier film, un court métrage, « le Poème de l'élève Mikovsky ». Ce poème-là rapportera dix-sept millions à Pascal Thomas et sera programmé en première partie du Dernier'Tango à Paris ». Encouragé, l'huissier-miracle présente à la productrice Albina du Boisrouvray un autre scénario, celui des « Zozos », qui développe « le Poème de l'élève Mikovsky D. Aujourd'hui, Thomas prépare tir deuxième film  : « Pleure pas la bouche pleine » qui prône le retour aux valeurs sûres corn nie l'esprit cheflieu et le cassoulet toulousain... A. W-Geille 111



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