Lion n°692 septembre 2016
Lion n°692 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°692 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 11,7 Mo

  • Dans ce numéro : les centres internationnaux francophones édition 2016.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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elle Vie - Cinéma culturelle - Cinéma Cézanne et moi Cézanne peint, Zola écrit Paul Cézanne et Émile Zola ont grandi ensemble à Aix et sont montés à Paris pour vivre leurs rêves côte à côte. Le premier, d’origine bourgeoise, peint, le deuxième, issu d’un milieu très modeste, écrit. Petit à petit, les rapports de classe vont s’inverser. L’un réussit à vivre de sa plume et répond avec enthousiasme à l’appel du tumulte de Paris, l’autre, amer, ne parvient pas à vendre ses toiles et préférera s’exiler dans la quiétude de sa ville natale. Guillaume Gallienne et Guillaume Canet sont à l’unisson dans les rôles respectifs de Cézanne et Zola qu’ils incarnent de 18 à plus de 60 ans. Loin des comédies chorales contemporaines dont elle est une experte, Danièle Thompson s’essaie à la biographie en costumes, classique certes mais plaisante à suivre. La réalisatrice, inspirée par cette longue amitié qui s’est achevée à l’aube de la cinquantaine, saisit avec acuité l’intimité affectueuse de ces deux hommes qui ont aimé la même femme (elle épousera le romancier) mais aussi la vie culturelle de l’époque et l’émulation respective de ces grands créateurs. Avec générosité, elle leur offre un épilogue positif et des retrouvailles tardives qui n’ont peut-être pas eu lieu mais restent crédibles. .88 // Lion édition française - N°692 La sélection cinéma par René Quinson Brookling Village Une expulsion inévitable À la mort de son grand-père, Jake emménage avec ses parents dans un appartement à New-York dont ils ont hérité. Il sympathise immédiatement avec Tony, le fils de Leonor qui tient une boutique de vêtements peu rentable au rez-de-chaussée contre un loyer modeste que la famille veut tripler. Le différend économique met en danger l’amitié naissante des deux adolescents. D’abord ignorants du conflit et profitant avec insouciance de l’été, ils se mettent d’accord pour ne plus parler à leurs parents. La maturité des deux jeunes interprètes est époustouflante : ils nous touchent chacun à leur manière, autant le père acteur qui n’a jamais percé dans son métier que la locataire au caractère bien trempé. Loin de se montrer diplomate pour apitoyer ses interlocuteurs, elle tente de fuir des négociations qu’elle devine déplaisantes et n’essaie pas d’arrondir les angles, n’hésitant pas à dire au fils du défunt qu’elle était bien plus proche de son père qu’il ne l’était lui-même. Ira Sachs et son coscénariste Mauricio Zacharias aiment leurs personnages et font bien comprendre leurs motivations. Un conte délicat, d’une infinie douceur, malgré une situation douloureuse à vivre pour tous. Comancheria Les frères braqueurs Toby et Tanner Howard n’ont qu’une semaine pour régler leurs dettes et ne pas perdre la propriété familiale. Ils se lancent dans une série de braquages préparés avec minutie, ciblant exclusivement des filiales de la banque Texas Midland. Marcus, un Texas Ranger bientôt à la retraite, et son adjoint Alberto sont aux trousses de ces deux frères aux tempéraments bien distincts. Le cadet (Chris Pine, sage divorcé mais revanchard, est à l’initiative de l’opération, l’aîné fraîchement sorti de prison et plus expérimenté dans le « métier » est trop impulsif, ce qui n’est pas sans conséquence. Ils sont traqués par Jeff Bridges, savoureux avec sa moustache et les piques qu’il envoie à son partenaire métis. Le scénario de Taylor Sheridan (Sicario) est souvent drôle, grâce aux répliques acerbes que s’échangent les deux duos mais il s’agit bien d’une tragédie. Cette satire intelligente du rêve américain dénonce un système vicié qui protège les institutions frauduleuses contre l’homme du peuple. L’anglais David Mackenzie s’approprie les codes de l’Ouest américain, jusqu’aux villes presque fantômes, dans ce croisement très réussi entre le film noir et le western.
Radin Dany Boon près de ses sous Depuis tout petit, conditionné par sa mère avant même sa naissance, traumatisé par un père dépensier, François Gautier est radin. Il est si près de ses sous qu’il faudrait inventer un nouveau mot pour le définir. Il souffre physiquement au moindre investissement, même indispensable, garde ce qu’on lui prête et a le besoin compulsif de chaparder ce qui lui tombe sous la main. Jusque là heureux de vivre seul, sans compagne ni ami (ce qui lui permet de protéger au mieux ses économies), il voit sa vie bousculée radicalement en une journée. Violoniste dans un orchestre, il tombe amoureux de la nouvelle contrebassiste (Laurence Arné, à la timidité adorable) et se découvre une fille adolescente. Elle ignore son très gros défaut et l’idolâtre, persuadée qu’il est un militant écolo qui partage ses revenus avec plus pauvre que lui. Fred Cavayé, spécialiste du film policier d’action réussit cette comédie menée tambour battant par Dany Boon, aussi doué pour jouer la pingrerie que Louis de Funès dans son adaptation de L’Avare. Le catalogue de ses trucs et astuces pour ne rien dépenser est hilarant, autant que l’étalage de ses peurs paniques de faux malade dans Supercondriaque. Victoria Une comédie romantique déjantée Victoria est une brillante avocate. Lorsque son meilleur ami est accusé d’avoir tenté de poignarder son épouse, elle insiste pour le défendre. En parallèle de ce procès farfelu dont le témoin principal est un chien, il lui faut gérer son ex-mari qui expose leur vie privée dans ses moindres détails et ses enfants alors qu’elle n’a plus de baby-sitter. Heureusement, Sam, ex dealer qui fut son client, débarque et se révèle parfait pour le job. Justine Triet utilise à bon escient les ressorts de la comédie romantique, allant jusqu’à employer sa représentante actuelle numéro un, Virginie Efira, dans un cadre un peu déjanté . Le charme de l’actrice n’empêche pas un réjouissant glissement progressif vers une dépression nerveuse inquiétante mais hilarante. À ses côtés, Vincent Lacoste est le jeune homme qui l’assiste (et plus si affinités), Melvil Poupaud l’ami encombrant (tordant) et Laure Calamy l’avocate de l’avocate elle aussi assez délirante. Une vision décalée du monde de la justice et des rapports amoureux avec une actrice qui s’impose aisément dans ce registre iconoclaste. Un divertissement d’une réelle originalité, rafraîchissant et ambitieux malgré les quelques clichés inhérents au genre. Lion édition française - N°692 // .89



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