Lectures Pour Tous n°04-01 octobre 1901
Lectures Pour Tous n°04-01 octobre 1901
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°04-01 de octobre 1901

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Hachette

  • Format : (155 x 238) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 62,3 Mo

  • Dans ce numéro : boutiques du vieux Paris et marchands d'autrefois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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TYPE DE RIEUR, D'APRÈS UNE STATUETTE JAPONAISE. Lectures pour Tous temps ne voulait plus parler et refusait toute nourriture. Le malade une fois installé clans cette chambre, Donza vint le visiter quelques heures après, et, à sa grande surprise, le trouva souriant et demandant à manger. Ces curieuses médications n'ont d'autre but que de rétablir une fonction normale accidentellement suspendue. Le rire ayant sa place dans l'économie générale de notre être, ne pas rire est une maladie aussi grave qu'une autre. Nous en avons bien le sentiment quand, à quelqu'un de triste, nous demandons aussitôt  : « Êtes-vous souffrant ? » Mais le rire importe surtout à notre hygiène morale. Certes, il ne faut pas rire de tout et à tout propos  : il ne faut pas assister au spectacle de la vie comme on ferait à un spectacle uniquement gai  : un tel rire serait preuve d'insensibilité autant que de sottise. Mais quand nous avons ri de bon coeur, il est rare que nous ne soyons pas plus dispos, plus prêts à l'action, plus inclinés aussi à l'indulgence et à la sympathie. Le mot fameux  : « J'ai ri, me voilà désarmé, » se vérifie chaque jour. Marinette et Gros-René du Dépit amoureux sont en vive querelle ; tout d'un coup Marinette éclate de rire. « GROS-RENÉ. - Tu ris, bonne bête " ? MARINE'l'E. - Oui, car tu me fais rire. GROS-RENÉ. - La peste soit ton ris ! Voilà tout mon courroux déjà dulcifié ! » Dans les plus graves circonstances, le rire garde sa vertu calmante et conciliante. Des assemblées houleuses s'apaisent au mot spirituel qui les égaye. Une drôlerie hardie et opportune peut dénouer les plus tragiques situations. Des émeutiers traînaient l'abbé Maury, menaçant de le pendre à la lanterne  : « Et quand vous m'aurez pendu à la lanterne, dit l'abbé, en verrez-vous plus clair ? » Les assassins éclatèrent de rire et l'abbé fut sauvé. On a dit qu'il n'y a de bonnes gens que ceux qui rient ; UN GROUPE JOYEUX, D'APRÈS UN GRÈS JAPONAIS FORMANT COUVERCLE DE BOITE. (Collection H. Vever.) TYPE DE RIEUR, D'APRÈS UNE STATUETTE JAPONAISE. disons tout au moins qu'il y a un rire de braves gens, celui même que nous venons d'étudier. Ce rire est sans arrière-pensée. Il est très différent de cet esprit de satire et de raillerie qui va s'égayant des mécomptes, des infirmités et des souffrances d'autrui. Il est fait de belle humeur, d'équilibre physique et moral, de libre jeu de toutes nos facultés. Il est fait surtout de bonté, et la règle suprême en est dans ce vers de Victor Hugo  : Il faut que la gaieté soit au fond de nos rires.
LE JEUNE ROI LOUIS CONDUIT JACQUES D'ARC AU BANC DE PIERRE Oè IL VA S'ASSEOIR. L'Epée de la France De Bouvines à Patay ous ceux que fait tressaillir l'expression de généreux sentiments, traduits sous T une forme énergique et brillante, nous sauront gré de mettre sous leurs yeux ces beaux vers, les derniers qu ait écrits Henri de Bornier. L'illustre auteur de la Fille de Roland et de France d'abord a de tout temps puisé. l'inspiration de son oeuvre dans son patriotisme, dans son culte pour les plus nobles traditions de notre histoire. Le même souffle héroigite anime ce "récit où le poète, par une in o-énieuse. fiction, a su relier entre elles nos gloires nationales et montrer qu'à travers les générations l'âne française reste la même, gardant même pureté, même vitalité. Dans d'intéressantes illustrations, où revit l'image exacte de l'époque, le peintre Vogel a donné un cadre digne d'elle à cette magnifique évocation. 000 L'AUTEUR suppose que Louis IX enfant, accompagné de sa mère, Blanche de Castille, et de Thibaud de Champagne, rencontre près de Domrémy un ancien soldat, Jacques d'Arc, ancêtre de Jeanne d'Arc. Celui-ci fait le récit de la bataille de Bouvines (1214), à laquelle il prit part. Cette victoire est dans notre histoire une date essentielle. C'est alors, en effet, que semble s'être éveillée dans les âmes la notion de patrie  : pour défendre  : 'intégrité nationale menacée par une coalition étrangère, les barons français se serrèrent autour de Philippe Auguste. Alors aussi l'on vit, pour la première fois, paraître sur le champ de bataille. les milices des Communes. Le poète imagine que Jacques tend au roi désarmé sa propre épée. Cette épée est symbolique  : c'est l'épée de la France, celle que les rois ont maniée pour le peuple, celle que plus tard reprendra Jeanne d'Arc, celle que se légueront les générations, pour la défense du sol sacré de la patrie.



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