Le Parisien Economie n°909S 9 sep 2019
Le Parisien Economie n°909S 9 sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°909S de 9 sep 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 12,2 Mo

  • Dans ce numéro : développeur, un métier de rêve ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 9 SEPTEMBRE 2019 ÉCO 12 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco Déposer un brevet, ça devient enfin plus facile INVENTIONS C’est une des conséquences de la loi Pacte, votée en avril  : les PME pourront bientôt protéger leurs innovations de manière beaucoup plus simple et moins coûteuse. PAR CLAIRE AUBÉ Un toutes les six min u t es, s o i t 16 222 en 2018  : voilà en moyenne le nombre de brevets déposés à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle), un chiffre stable depuis plusieurs années. Pas mal… mais pas assez ! Les PME sont notamment sous-représentées dans les déposants par rapport aux grands groupes  : elles représentent 22% des demandeurs contre 57% pour les seconds. Une spécificité bien française. « Les PME allemandes déposent en moyenne quatre fois plus de brevets que les PME françaises, toutes catégories confondues », souligne Pascal Faure, directeur général de l’INPI. Lenteur et coût de la procédure sont souvent pointés du doigt, même si les PME et autres start-up bénéficient aujourd’hui de réductions tarifaires non négligeables. UN DOCUMENT PROVISOIRE À 26  € Cette situation pourrait néanmoins s’améliorer, grâce à une série de mesures votées avec la loi Pacte, adoptée par le Parlement le 11 avril dernier, et dont les premiers décrets sont attendus pour l’automne. L’objectif de ces mesures  : « Offrir plus de progressivité et de robustesse dans les titres, afin de démocratiser l’accès de la propriété industrielle à toutes les entreprises », explique Pascal Faure. Premier grand changement  : cement de la valeur et de la sécurité des brevets français à travers une procédure d’opposition rénovée. Jusqu’à présent, une PME qui souhaitait faire annuler le brevet d’un concurrent, par exemple, n’avait d’autre choix que d’aller en justice. Devant le coût et la longueur de la procédure, beaucoup jetaient l’éponge. Désormais, elles pourront choisir de porter l’affaire devant l’INPI, qui aura notamment le PAR STÉPHANIE CONDIS EN INTITULANT son premier livre « Plouf plouf ! Ce sera toi le manager ! », Rémi Araud, consultant et formateur en management, provoque gentiment pour ouvrir les yeux de ses lecteurs. « En France, on considère trop que manageur n’est pas un vrai métier, et ce poste est souvent pourvu dans l’urgence  : tu es bon technicien, voici une promotion, tu vas encadrer les autres. Or on ne peut pas le devenir sans formation ni Les PME ne représentent que 22% des dossiers déposés à l’Institut national de la propriété industrielle. la création d’une demande provisoire de brevet. L’entreprise peut dater son innovation grâce à ce dépôt très simplifié ; elle dispose ensuite d’un an pour finaliser la procédure. Une manière de prouver l’antériorité en cas de conflit pour un coût très réduit. « 26  € contre 650  € en moyenne pour un brevet normal », explique Pascal Faure. Deuxième mesure  : la promotion du certificat d’utilité. Ce titre existe déjà mais est mal à contrecœur… », explique-t-il. Dans son ouvrage, le fondateur du cabinet Premiers de cordée s’adresse, avec pédagogie et pragmatisme, aux manageurs opérationnels. A travers 34 anecdotes, il brosse les grandes thématiques du management. Le but est de bien définir le rôle crucial du manageur. « Un métier difficile qui ne s’improvise pas  : il faut s’entraîner, apprendre, se former », insiste l’auteur. Et de préciser deux prérequis essentiels  : « comprendre les métiers des personnes que l’on encadre mais aussi accepter que l’on LEADERSHIP connu, et peu utilisé, contrairement à l’Allemagne, qui a servi de référence pour l’évolution votée dans la loi Pacte. Il donne au propriétaire le monopole de son invention sans que ce dernier n’ait besoin d’établir de rapport de recherche. Jusqu’alors, il ne durait que six ans. Dès la rentrée, la durée de protection passe à dix ans. Mieux, le déposant peut choisir de le transformer en brevet. Troisième mesure  : le renforr 16 222 DÉPÔTS À L’INPI EN 2018 Manageurs, on a l’équipe qu’on mérite ! Savoir diriger les autres n’est pas inné, cela s’apprend et se travaille, explique Rémi Araud, consultant et auteur d’un livre de management très amusant. a d’abord l’équipe et les résultats dont on hérite quand on prend son poste, puis, que l’on a ceux que l’on mérite. » Pour réussir dans cette mission, six compétences s’avèrent indispensables  : E La capacité à donner du sens, à expliquer les actions quotidiennes, les décisions, en évitant le piège de l’évidence. E Savoir créer de l’énergie en valorisant les efforts, les progrès et les succès. Donc ne pas rester indifférent mais regarder, écouter, applaudir ses collaborateurs. E Définir un cadre sécurisant et précis d’exigences, notamment comportementales. Par exemple, une fois qu’une décision est prise, ce n’est plus le moment de la discuter, on l’applique. Ou bien donner le droit à l’erreur mais exiger un devoir de transparence. E Mettre en place des rituels de management, en particulier l’entretien d’évaluation annuel, voire des rendez-vous plus réguliers pour soutenir la motivation. E Recadrer les dérives comportementales de façon précise, rapide et V loisir d’examiner l’inventivité de l’innovation, nouveau critère mis en place, et éventuellement de faire annuler le brevet si celle-ci n’est pas au rendez-vous. Cela semble peut-être technique, mais le but, lui, est bien clair  : « Il devient dès lors plus facile et moins cher de défendre ses titres de propriété industrielle », affirme Pascal Faure. Cette procédure devrait être disponible dès le début de l’année prochaine.froide, sans haine ni colère, et sans avoir peur du conflit… À condition de bien avoir expliqué les règles auparavant. E Ne pas oublier de faire la fête, pour célébrer l’atteinte des objectifs notamment, tout en restant dans son rôle de manageur. « Plouf plouf ! Ce sera toi le manager ! Histoires, anecdotes et réflexions sur le management », de Rémi Araud, Gereso Editions, 182 pages, 19  € . PLOUF PLOUF ! SEEAT°'IEr4.4NA GER ! 1 REA/PASCAL SITTLER
LUNDI 9 SEPTEMBRE 2019 LE PARISIEN 13 www.leparisien.fr/ecoCARRIÈRES ÉCO L’AVIS DE Sébastien Bombal RESPONSABLE DE LA MAJEURE CYBERSÉCURITÉ À L’EPITA twipe_ftp « Embauchés avant la fin de leur stage » QUELLES ÉTUDES SUIVRE POUR TRAVAILLER DANS LA CYBERSÉCURITÉ ? Il y a bien les formations technologiques, telle que la formation d’ingénieur dispensée à l’Epita, mais il existe d’autres pans du métier qui sont tournés vers la dimension juridique, géopolitique, la gestion du risque et l’analyse de la menace… Assurer la cybersécurité dans une entreprise ou dans une administration pose aussi d’énormes défis de coordination, d’organisation et d’adaptation au contexte. C’est l’un des rares métiers où l’on peut être extrêmement transversal. Toute l’organisation et son écosystème sont concernés, depuis le PDG décideur, jusqu’aux clients/administrés, partenaires, fournisseurs et même les autorités. DONC, PAS BESOIN D’ÊTRE INGÉNIEUR ? Il existe aujourd’hui de nombreuses formations universitaires, par exemple les Masters en sécurité et défense, les Masters en droit du numérique ou encore des diplômes universitaires qui permettent d’aborder certains volets de la cybersécurité. La cybersécurité recrute à tous les niveaux, depuis le BTS jusqu’au doctorat. Toutefois, on dénombre de plus en plus de professionnels qui complètent par de la formation continue afin d’acquérir des spécialisations. D’ailleurs on le ressent à travers notre offre de formation continue securesphere à l’Epita, destinée aux pros. QUELLES PERSPECTIVES DE CARRIÈRE POUR LES JEUNES ? Les jeunes dans cette filière ont tous les atouts en main et des opportunités extraordinaires, le marché leur est complètement favorable. Pour ce qui concerne nos étudiants, ils ont pour la plupart un CDI avant même la fin de leur stage de fin d’études avec des salaires extrêmement attractifs. Je dirais que ceux qui choisissent cette filière sont sûrs non seulement d’avoir un job, mais surtout de choisir leur emploi, le tout dans un contexte de rareté, où la cadence des évolutions et des innovations n’est pas compensée par une augmentation de ressources humaines. DR Devenez ange gardien du numérique INFORMATIQUE Les métiers de la cybersécurité offrent de belles perspectives d’emploi. Et pour rejoindre ces professions, pas besoin d’être un geek ! DOSSIER RÉALISÉ PAR JULIEN BISSON En 2018, près de huit entreprises sur dix ont été victimes d’au moins une cyberattaque  : fraude ou escroquerie, vol de données… Dans plus d’un cas sur deux, cette attaque a eu un impact concret sur la vie de l’entreprise. Le coût estimé d’une violation de sécurité est en moyenne de plusieurs centaines de milliers d’euros pour une entreprise de taille moyenne. Le préjudice moyen d’un détournement de données pour chaque entreprise victime est évalué à plusieurs millions d’euros. Le rapport sur la cybermenace, publié en mai 2019 par le ministère de l’Intérieur, dresse un constat implacable. Aujourd’hui, impossible donc de faire l’impasse sur ce qui est devenu un enjeu global  : assurer la sécurité des échanges et de la circulation des informations via les serveurs informatiques et Internet. Les métiers de la cybersécurité, en toute logique, explosent. On compte actuellement plus de 25 000 salariés dans la filière en France, mais c’est sans compter les milliers d’emplois non pourvus. Car ces métiers récents — ils n’existaient pour ainsi dire pas il y a dix ans — ne connaissent pas de chômage. « LES BESOINS AUGMENTENT PLUS VITE QUE L’OFFRE » « La formation en cybersécurité s’est structurée et se développe, et le nombre de personnes formées est en croissance, remarquait ainsi lors du Forum international de la cybersécurité Prévention des attaques, conseil, sécurisation, diagnostic, réparation des réseaux informatiques ou création de logiciels et serveurs à l’épreuve des pirates… Un large choix s’offre à ceux qui se spécialisent dans la cybersécurité. Guillaume Poupard, directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), mais les besoins, en particulier dans le secteur privé, augmentent bien plus vite que l’offre ». Selon une étude de Kaspersky Lab, il y aura, dans le monde en 2020, pas moins d’1,8 million d’emplois non pourvus dans le secteur. En France, ce sont, selon France Stratégie, quelques dizaines de milliers de postes (entre 170 000 et 220 000 sur l’ensemble du secteur du numérique). « S’il y a énormément d’emplois vacants actuellement, c’est faute de candidats, confirme Lionel Doumeng, senior sales engineer chez F-Secure, un géant finlandais du secteur. L’offre est très en retard, car il Bienvenue aux femmes AVEC SEULEMENT 11% de femmes dans leurs rangs d’après une étude du consortium ISC2, les métiers de la cybersécurité font pâle figure en termes de parité. En cause, le désamour des jeunes filles pour les filières scientifiques et l’image véhiculée par la cybersécurité, jugée trop technologique. « C’est dommage, car les femmes sont très écoutées, davantage en tout cas que les hommes, notamment sur les sujets où on ne les attend pas, estime Frans Imbert-Vier, CEO de UB- COM, une entreprise de conseil stratégique en cyber. Il est absolument urgent de féminiser la profession ». Lionel Doumeng, chez F-Secure, insiste, lui, sur la complémentarité qu’il constate entre les approches des hommes et des femmes. « Hommes et femmes ont une logique un peu différente, ils divergent donc un peu sur l’analyse des problèmes  : cela permet d’enrichir les diagnostics », souligne-t-il. r 1 800 000 EMPLOIS NON POURVUS DANS LA SÉCURITÉ INFORMATIQUE DANS LE MONDE EN 2020 faut des années pour construire un bon process de formation ». Pour travailler en cybersécurité, plusieurs options sont possibles. On peut choisir de s’orienter vers la prévention des attaques et la sécurisation des réseaux informatiques en mettant en place pare-feu, antivirus… Réaliser des diagnostics réseaux et du conseil aux entreprises, au sein de prestataires de services. Intervenir après les attaques pour « réparer » les réseaux et récupérer les données. Tenter de hacker les réseaux et les systèmes pour vérifier leur solidité. Et même, en tant que développeur, créer des logiciels et des serveurs qui résistent mieux aux attaques. Autant de métiers et d’intitulés différents. Et il est possible de travailler dans de très grandes entreprises, soit en interne soit en tant que prestataire chez des géants du conseil comme Atos, CapGemini ou Sopra-Steria, dans une start-up ou en administrations publiques, elles aussi friandes de cyberexperts. job radio LA WEB RADIO DE LEMPLOI ET DE LÉVOLUTION PROFESSIONNELLE Retrouvez l’interview/podcast sur www.jobradio.fr Les métiers L Organisation de la sécurité/de la gestion des risques  : directeur des systèmes d’information (recrutement à bac + 5). L Management de projet  : chef de projet, architecte de sécurité (bac + 3 à + 5), développeur sécurité (bac + 2 à + 3). L Maintien de la sécurité du système et du réseau  : administrateur ou technicien sécurité (bac + 2 à + 3). L Support et gestion des incidents de sécurité  : veilleur-analyste (bac + 2 à + 3). L Conseil, audit et expertise, formateur (bac + 4 à + 5 voire + 8 pour les cryptologues). Informations sur le site de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI)  : www.ssi.gouv.fr. SPÉCIAL EMPLOI Olivier Cortyl Directeur du Développement RH du Groupe Celio GETTY/ERIK ISAKSON



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