Le Parisien Economie n°427S 27 avr 2015
Le Parisien Economie n°427S 27 avr 2015
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°427S de 27 avr 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (278 x 374) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : championnes inattendues de la création d'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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04 ÉCONOMIE D'UN COUP D'ŒIL DÉCRYPTAGE Régions : le palmarès de l’innovation A peine un peu plus d’une PME sur deux (53%) en France développe un modèle basé sur l’innovation, et ces performances sont bien inférieures en matière d’organisation (34% des entreprises) ou de marketing (20%).% desPMEdelarégion(de10à249salariés)quisontinnovantes Innovationausenslarge:53% Trèsaudessusdelamoyenne(55%etplus) Danslamoyenne(51à54%) Trèsendessousdelamoyenne(50%etmoins) Bretagne Le + Auvergne 60% LE DICO DE L’ÉCO Chèque de banque LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 27 AVRIL 2015 "titierjoi "No-... 444 Pour payer un achat d’un montant important(acquisition d’un bien immobilier, d’une voiture…), il est couramment demandé à l’acheteur de régler par « chèque de banque ».C’estunchèqueétabliparunebanqueàlademande de son client. La banque bloque immédiatement laprovisionsurlecomptedesonclientàhauteurdumontant demandé. Celle-ci n’est plus disponible pour d’autres opérations(paiement par carte, par chèque, par virement ou prélèvement...). Le paiement du chèque est ainsi garanti : le bénéficiaire est assuré que le chèque ne sera pasrejetépourdéfautdeprovision.Savaliditéestd’unan et huit jours, comme un chèque bancaire classique. Filigrane visible par transparence Pour l’émission d’un chèque de banque, les frais sont forfaitaires, quel que soit le montant du chèque émis, et, en moyenne, de l’ordre de 12 euros en 2014. Quelques banques ne facturent pas ce service. Et d’autres encore proposent la gratuité du premier chèque de banque émis au cours des 12 derniers mois, les suivants étant facturés. Les chèques de banque disposent d’un filigrane portant la milibris_before_rename Basse- Normandie Pays de la Loire Poitou- Charentes Aquitaine Nord-Pas-de-Calais Centre Limousin Midi-Pyrénées Moyenne nationale Picardie Île-de-Fr. Lorraine Champagne- Ardenne Bourgogne Franche- Comté Rhône-Alpes Alsace Languedoc- Roussillon Provence-Alpes- Côte d’Azur Corse Source : « Les déterminants régionaux de l’innovation » (Direction de la Difusion et de l’Action Régionale, Insee 2012). Innovation en produits ouprocédés:40% Le - Haute- Normandie 32% 1 Le - Haute- Normandie 46% Le + Languedoc- Roussillon 48% Innovation en marketing : 20% Le + Basse- Normandie 27% Le - Poitou- Charentes 15% Innovation en organisation : 34% Le - Centre 29% Le + Corse 41% * itgaiogi 10 (MP vs,* 40004 Pik 40" 4 —.da En partenariat avec www.lafinancepourtous.com =0. =14, =0. 1, mention « chèque de banque » encadrée par deux semeuses et deux flammes, visible par transparence au dos duchèque.Sil’onvousremetenpaiementunchèquede banque dont l’authenticité vous paraît douteuse, il est conseillé de contacter l’agence bancaire émettrice du chèque en appelant avec un numéro de téléphone que voustrouverezsurunannuaireousurlesiteinternetdela banque. Évitez de téléphoner au numéro indiqué sur le chèque, qui pourrait être celui d’un complice d’une tentative d’escroquerie. Un autre type de chèque, le chèque certifié, garantit également son paiement, mais sur une durée beaucoup plus courte.C’estunchèqueémisparleclientetvalidéparla signature de la banque portée sur le chèque. Celle-ci certifie ainsi que le compte a une provision suffisante pour couvrir le montant du chèque, pendant huit jours. Passé ce délai, la certification n’est plus valable et le chèque redevient un chèque normal. 42%etplus 39à41% 38%etmoins 22%etplus 19à21% 20%etmoins 36%etplus 33à35% 32%etmoins 9691euros C’est le nouveau seuil de revenus à partir duquel s’applique la tranched’impositionà14%(jusqu’à26764euros),àpartirde cetteannée.Latrancheà5%,frappantlafractionderevenus situéeentre6011et11990euros,aquantàelleétésupprimée. :...1 LES CHIFFRES DE LA CONSOMMATION Inlation (février 2015) dont Énergie Alimentation Produits manufacturés Services Consommation des ménages Indices des loyers (au4 e trimestre2014) En variation annuelle 35h Chômage (février 2015)% de la population active (4 e trimestre2014) ÉPARGNER `: : M : I : EMPRUNTER + + LE MARCHÉ DU TRAVAIL F Demandeurs d’emploi (Cat.A,B,C) 5 262 500 Variation sur le moins précédent Taux moyen iiiiiii iiiiiïii iiii WE iiiiiiii rI iiiii iii FI iiiii (sans les DOM-TOM) 10% +0,6%\1 R iiiiiIii iiiiiiii Livrets A et bleu Super livret Euro/dollar 1% 4% Taux ixe pour un emprunt immobilier Sur15ans +0,7% +2,1% +0,2% +1% +0,4% 125,29 +0,37% Salaires (Apartirdu1er janvier2015) Minimumhorairebrut Minimumhorairenet 9,61 € 7,53 € Taux minimum 1457,52 € 1142,07 € 2,10% 1,65% Taux minimum des crédits àlaconsommationsurunan 2,75% +0,1% En février 2015, les dépenses de consommation des ménages sont quasistables:+0,1%,après+0,7%enjanvier.Lesdépenses d'habillement reculent(–0,4), pour la première fois depuis septembre 2014. Les achats d’automobiles sont également en baisse(–0,8%) après la nette hausse de janvier(+3,4%), ainsi que ceux concernant l'alimentaire(- 0,3%). La consommation des ménages en énergie a, elle, accélèré légèrement en février(+0,8 du fait des dépenses en électricité, les températures ayant été un peu inférieures aux normales saisonnières. CAC40 +1,13% V. 17/04 5143,26 LE TABLEAU DE BORDL.20/04 M.21/04 M. 22/04 5187,59 5192,64 5211,09 par rapport au mois précédent J. 23/04 5178,91 Source : Baromètre Empruntis.com, taux moyens hors assurance. 1 € =1,0872$ Coursle24avril Sur20ans 2,35% 1,80% V. 24/04 5201,45
L’INVITÉ DE LA SEMAINE Pourquoi changer de nom ? Leclientatoujoursétéaucoeurdes préoccupations du groupe, et ce afin de mieux répondre à ses demandes, ses envies. Cela faisait longtemps maintenant que nous entendions répéter : « On va chez Barrière ». Il était donc temps de travailler sur la marqueetdenousdoterd’unenouvelle identité, d’un nouveau nom. Lucien Barrière a laissé place à Barrière. Dans ce monde en mutation, notre groupe s’est beaucoup développé, il lui fallait une marque forte, qui correspondeàl’usagedesclients-notamment sur le digital - et à nos différents métiers. Quels sont les enjeux ? Cette nouvelle signature nous permet de créer une synergie entre nos différents métiers et de proposer une offre plus large et plus cohérente entre nos casinos, nos restaurants et nos hôtels. Nous voulons être plus modernes et plus lisibles. Notre groupe, qui réalise 1, 17 milliard de chiffre d’affaires, a été trèstouchéparlacriseetsurtoutpar la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux public, en 2008. Le marché des jeux en France a chuté de 27% et nous tirons 72% de notre chiffre d’affaires des casinos. Nous avons dû revoir progressivement nos modèles économiques avec l’arrivée du digital et pousser nos pions à l’international. Quel est votre stratégie digitale ? Dans nos casinos, il a fallu s’adapter et renouveler l’offre des jeux. Les nouvelles machines sont des bibliothèques de jeux. Le métier LA RENCONTRE ÉCONOMIE 05 « Mon fils a toutes les cartes en main pour diriger un jour le groupe Barrière » Le leader français des casinos s’offre une nouvelle signature, oubliant Lucien pour s’appeller désormais Barrière. Le groupe familial, qui pèse 1,17 milliard de chiffre d’affaires, pousse ses pions vers l’international et le digital. (LP/YannForeix) « Noncotés, nous ne sommes pas prisonniers denotrecoursdeBourse » Le chiffre À RETENIR 41 casinos dans le monde, dont 37 en France : c’est le nombre des établissements de jeux du groupe Barrière. Ils draînent entre 9 et 10 millions de clients chaque année. milibris_before_rename DOMINIQUE DESSEIGNE PDG du groupeBarrière a complètement évolué. Les machines à sous et leurs seaux de pièces ne sont pratiquement plus utilisées. Elles sont progressivement remplacées par des machines Tito (ticket in, ticket out) et l’heureuxgagnantnevoitpasdespièces jaillir, mais il reçoit un ticket gagnant. Un jour, les clients iront jouer sur leurs tablettes dans des zones fumeurs. Le monde change, cela va terriblement vite. Dans l’hôtellerie, 10% de notre clientèle vient chez nous par le digital, nous voulons passer à 15% dans trois ans, et à terme être à 20%. Que pèsent vos casinos et quels sont vos objectifs ? Les casinos Barrière, c’est chaque année entre 9 et 10 millions de clients. Nous avons 41 établissements dont 37 en France et nous sommes leader sur le marché des machines à sous avec 34% de part de marché et sur les jeux de tables avec plus de 51%. Nous sommes déjàprésentsenSuisseetenÉgypte mais nous voulons aller plus loin. Legroupeestainsitrèsattentifàce quisepasseauJaponetauVietnam oùlemarchédujeudevraitprochainements’ouvrir Et en France ? Marseille se profile car je crois savoir qu’il y a une volonté municipale d’y ouvrir un nouveau casino... Où en êtes-vous du programme de rénovation de vos hôtels ? C’est un programme de grande ampleurmenésurtroisans.Legroupe veut ainsi repenser ses établissements emblématiques en harmonie avec leur histoire, et les mettre en phase avec les nouvelles demandes des clients. Entre 2014 et 2016, nous consacrons chaque année un budget de 75 millions d’euros à la rénovation de nos 32 hôtels. Nous avons commencé en 2014 avec l’HôtelRoyalàlaBaule.Jesuisextrêmement satisfait car le résultat est magnifique. Dans le même temps, nous construisons un hôtel à Courchevel qui ouvrira à l’hiver 2016. Ce sera un établissement Barrière très haut de gamme de 44 chambres. Et hors de France ? Je souhaite aussi poursuivre le développement de l’hôtellerie en franchise autour de nos marques Barrière, Fouquet’s et Majestic. Un jour, j’aimerais bien poser le drapeau Barrière à New-York et en Italie... En signant un partenariat avec le chef Pierre Gagnaire, vous avez mis de votre côté toutes les chances d’y parvenir ? Pierre Gagnaire est un des chefs français les plus connus au monde puisqu’il a onze restaurants à l’étranger. Il a élaboré une nouvelle carte plus moderne pour le Fouquet’s de l’Hôtel Majestic de Cannesetc’estungrandsuccès.La restauration a beaucoup évolué, elle s’est modernisée, tout en gardant notre identité de bonne brasserie. Nous avons progressivement étendu ce partenariatàlaBaule,puis Paris, et nous voulons maintenant le porter à l’international. Que pèse l’international dans le groupe et quels sont vos objectifs ? Nous réalisons entre 10 et 12% de notre activité hors de France et ce n’est pas suffisant. J’aimerais à moyen terme faire passer l’activité à l’international à 30%. Et à plus long terme, l’équilibre parfait serait 50% de notre activité en France, 50%àl’étranger. Vous dirigez depuis 15 ans maintenant ce groupe familial... NotregroupeaétécrééenArdèche en 1912 par l’oncle de Lucien Barrière, le père adoptif de ma femme Diane. Je représente la troisième générationetjemeprépareàpasser unjourlamainàmesdeuxenfants, Alexandre et Joyce, qui détiennent depuis le décès de leur mère 60% du capital en nue-propriété. Depuis 15 ans maintenant, j’essaye de diriger le groupe avec sagesse et bon sens,enbonpèredefamille.J’aiun devoir plus important que si c’était ma propre famille qui l’avait créé. La relève de la quatrième génération est assurée ? Depuis un an, je suis vraiment serein sur le sujet car mon fils Alexandre a toutes les cartes en mainpourprendreunjourladirection du groupe. A 28 ans, il est notamment titulaire d’un master de l’Essec, après une université américaine, et il a rejoint Barrière il y a maintenant un an, au pôle développement. Nous sommes très satisfaitsdesontravailetils’estparfaitement bien adapté. Il a l’intelligence de sa mère, la pugnacitédesonpère,etc’estlebonheur tous les jours de travailler avec mon fils. QuantàmafilleJoyce,elleesttoujours étudiante. Le principale c’est qu’elle soit heureuse avec ou sans le groupe.Maissicepouvaitêtrechez Barrière, ce serait encore mieux… Quelles sont vos relations avec Marc Ladreit de Lacharrière qui détient 40% du groupe ? Excellentes. C’est un homme de grand talent qui comprend parfaitement les enjeux d’un groupe familial.Noussommessurlamêmelongueur d’onde et en bons Ardéchois, « L’équilibre parfait serait 50% d’activité en France et50%àl’étranger » nous avons le sens de l’économie, nous sommes de bons gestionnaires ! Ne pas être coté nous permet d’avoir une stratégie à long terme car nous ne sommes pas prisonniers de notre cours de Bourse... Votre principal actionnaire a les moyens de vous racheter... Largement ! Mais nous ne sommes pas à vendre. Et je suis certain que ce n’est pas son intention. Si vous n’aviez pas dirigé Barrière, qu’auriez-vous aimé faire ? J’aurais aimé être le tennisman Jimmy Connors. C’est une teigne maisavecuncœurénormeetundynamisme incroyable. Il n’a jamais perdu et en plus il est extrêmement sympathique. SANDRINE BAJOS LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 27 AVRIL 2015



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