Le Parisien Economie n°427S 27 avr 2015
Le Parisien Economie n°427S 27 avr 2015
  • Prix facial : 1,20 €

  • Parution : n°427S de 27 avr 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (278 x 374) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : championnes inattendues de la création d'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 BUSINESS VOS DROITS Posez vos questions pas mail à : mlaghouati@leparisien.fr Comment dois-je traiter dans mon bilan une facture émise sur l’exercice 2014 (en octobre) mais qui n’a pas été honorée par le client malgré mes multiples relances ? Pour l’Administration fiscale, le principe est simple : toute facturation émise au cours d’un exercice fiscal est à comptabiliser dans le résultat imposable de l’année considérée. Si votre exercice correspond bien à l’année civile, cette créance, qui a pris effet en octobre 2014, viendra augmenter le bénéfice imposable de votre entreprise même si la facturation sur laquelle elle repose n’a pas fait l’objet d’un règlement de la part de votre client. En comptabilité, la facturation est le principal et le paiement l’accessoire. Tant que le nonpaiement s’apparente à un retard, la créance est certaine et c’est la date de l’émission de la facture qui prévaut. C’est seulement si l’impayé devenait définitif (insolvabilité, faillite ou disparition du débiteur) que vous pourriez, lors du bilan de l’exercice suivant, passer ce montant en charge déductible. J’exige de mes salariés en magasin le port d’un badge avec cordon cou sur une chemise blanche. On m’informe qu’une jurisprudence récente m’oblige à prendre en charge l’entretien de cette tenue. Est-ce exact ? Le port d’un équipement de protection ne doit entraîner aucune charge financière pour le salarié. En revanche, le port d’une simple tenue de travail fait débat. Souvent, les différentes juridictions considèrent que là où le port d’une tenue de travail est obligatoire, l’employeur est tenu d’en prendre en charge l’entretien (ramassage ou prime de salissure), et ce malgré la présence d’un contrat de travail contenant une clause inverse... Néanmoins une précision s’impose. Pour qu’il y ait remboursement des frais d’entretien des vêtements ou leur prise en charge, il faut que la tenue soit spécifique et identique, qu’elle soit codifiée par l’entreprise dans sa couleur et dans sa coupe. Si le port d’une chemise blanche sans autre spécificité est demandé, l’entretien de cette tenue « classique » de tous les jours non identifiable hors les murs n’a pas à être pris en charge par l’employeur. YVES THOMAS LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 27 AVRIL 2015 milibris_before_rename ÇA COÛTE OU ÇA RAPPORTE ? Créer un serveur d’entreprise S’équiper d’un tel matériel représente un investissement. Mais dès lors que les sociétés, même les plus petites, produisent des données, il devient incontournable pour les organiser et les retrouver. (Cultura Creative/Mischa Keijser) 57% des PME en Europe doutent encore de la sécurité du Cloud. Toutefois, elles sont 87% à l’utiliser en partie dans leur informatique au quotidien. Source : étudeSage,octobre2014. LeCloudvasigner la fin des serveurs physiques et des sallles ventilées actives24hsur24 I l est en quelque sorte le commandant en chef des ordinateurs. Le serveur d’entreprise devient vite incontournable pour toute société qui doit gérer et stocker des données. Il constitue l’élément central qui regroupera tous les documents, permettra de faire des sauvegardes régulières, assurera une certaine sécurité des données tout en permettant de les partager entre plusieurs employés. Dans certains cas, il pourra aussi gérer les mails, la téléphonie et le fax, les logiciels et les outils périphériques comme lesimprimantes. « Leserveurestle patron des ordinateurs d’une entreprise. Chaque collaborateur peut se contenter d’un ordinateur peu puissant,sitoutestcentralisésurleserveur.Ainsi,lecoûtd’achatdesmachines est moindre, même si posséder un serveur suppose forcément un réel investissement », commente Maxime Bernard-Jacquet, fondateur du site Internet Cours-informatique-gratuit.fr. Pour uneentreprisedemoinsde20salariés,leprixd’appelseraauxalentoursde500euros.Unprixquine comprend, dans un premier temps, que le matériel. Pour bien choisir ce dernier, il faut savoir qu’il existe certainement autant de serveurs que d’entreprises. Toutefois, certains éléments sont à surveiller de près en fonction de ses besoins.C’estlecasdelacapacité de stockage. Elle varie souvent en fonction du nombre de collaborateurs et de l’activité de l’entreprise (cette dernière est-elle amenée à générer beaucoup de données ou l’informatique est-il plus secondaire ?). Cela déterminera notamment la taille du disque dur, mais aussi le système de sauvegarde : par exemple, faut-il opter pour un système RAID, où plusieurs disques durs permettent de multiplierlescopies ? « Celafait partie des différents éléments de sécurisation des données, qui est le point crucial dans le choix d’un serveur. L’entreprise doit s’interroger surlavaleurdesesdonnées.Quese passe-t-il si elle les perd toutes du jour au lendemain ? » souligne Frédéric Teyssie, consultant infrastructure chez Dell France. Le serveur peut protéger des intrusions extérieures qui tenteraient d’accéderàsesdonnées,grâceàunpare-feu ou un anti-virus. De même, il est possible de le paramétrer pour décider qui accède à quoi. Les utilisateurs se connectent alors avec leur identifiant et mot de passe. Généralement, le serveur est piloté par une personne référente, soit un collaborateur calé en informatique, soit un prestataire externe. « C’est l’autre élément essentiel à prendre encompte : est-cequejepossède les compétences en interne pour toutmettreenplaceetgérerleserveur au quotidien ? En fonction des aptitudes, l’offre de service va de la simple installation du matériel à l’attribution d’une personne dédiée à l’entreprise », poursuit Frédéric Teyssie. Systèmes en location Ainsi, chez Dell, les prix débutent à 499 euros HT pour des entreprises de moins de 15 salariés. En incluantlagarantie3ansdeservices (une intervention à J+1 en cas de pépin), le panier augmente à 699 euros HT. En revanche, pour unestructuredemoinsde75salariés,ilfautcompter1399eurosenviron. IBM, autre acteur majeur sur le secteur, propose aux PME les serveurs Express, plus petits mais plus abordables. Pour une entreprise d’une cinquantaine de personnes,ilfautcompterunpeuplus de 1 400 euros HT. A noter, certains prestataires proposent des systèmes en location. C’est le cas d’OVH, où l’entreprise peut s’offrir un serveur dédié à partir de 81,99eurosHTparmois.Etpour ceuxquienvisagentdéjàlefuturde la technologie et qui veulent passer au Cloud (sans serveur physique, toutes les données étant stockées sur Internet) une autre formule spécialeCloudexisteà421eurosHT par mois, toujours chez OVH. « Aujourd’hui, avec le développementd’InternetetdoncduCloud,il est probable que le matériel sur site disparaisse. Finies les salles de serveur ventilées et actives 24 heures sur 24 », annonce Maxime Bernard-Jacquet. Les données seront doncplacéesàl’extérieurdelasociété. Un point sur lequel bloquent encore bon nombre d’entreprises. Elles restent sceptiques, même si le Cloud est la promesse d’une maintenance allégée. CÉLINE TRIDON EN SAVOIR PLUS A LIRE Réseaux informatiques – notions fondamentales (6ème édition), de José Dordoigne, éditions ENI, mars 2015, 430 pages, 29,90 €. Optimiser l’organisation informatique de la PME, de Yves Le Dain, éditions Expert Comptable Media, 2014, 103 pages, 12 €. A CONSULTER www.cours-informatique-gratuit.fr
JE CRÉE MA BOÎTE Laura Nicoulaud et Médéric Mille dans leur boutique du Marais. (LP/Olivier Arandel) La « Petite épicerie » séduit enfants et parents Laura NICOULAUD milibris_before_rename Médéric MILLE La Petite Epicerie à Paris II ème et IV ème A uneépoqueoùplusd’unparentrêvedejeterparlesfenêtres, les tablettes et autres écrans de son enfant, Laura Nicoulaud et Médéric Mille viennent éclairer leur journée. Leur « Petite épicerie », une boutique de fournitures de loisirs créatifs, qui fête ses troisanscetteannéen’enfinitpas de séduire les enfants et les adolescents. Pourtant rien de prédestinait ces deux jeunes diplômés de l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art à se retrouver à la tête d’une petite entreprise très très florissante. C’est sur les bancs de l’école de design que Laura et Médéric se rencontrent et découvrent sur Internet les fameuses canes en pâte polymère, qui deviendront quelques années plus tard leur « best of » entermedeventes. « C’esten se baladant sur la Toile à la recherche de nouveaux produits que Laura tombe sur les fameuses canes, ces petits bâtonnets enpâteFimodeformesdiverses, fruit, étoiles, smiley etc. que l’on découpe en tranches fines pour décorer toutes sortes d’objets », se rappelle Médéric Mille. Mais elles ne sont disponibles qu’en grande quantité et nos deux étudiants ne roulent passurl’or.Ilsfonttoutde même le pari de commander 5 références et décident de revendre les 500 cannes qu’ils n’utilisent pas sur une plateforme spécialisé de vente en ligne. « Et là, en une semaine on a tout vendu, se souvient Laura. On s’est alorsprisaujeuetenbonsépiciers, nous avons commencé à mettre de plusenplusdeproduitsenvente. » Maissilesdeuxjeunesgenssont des créatifs, ils n’ont aucune formation commerciale et, à l’époque, aucundesdeuxn’al’âmed’unentrepreneur. Leur diplôme de designer en poche, Laura Nicoulaud et Médéric Mille tentent le concours de l’incubateur d’entreprise Le Petit Poucet. Ils remportent le prix « tendance et Les fameuses « canes » de pâte Fimo, à l’origine de La petite épicerie. (DR.) PAROLE D'ENTREPRENEUR BUSINESS 11 culture » et durant unan,ilsvontapprivoiser les règles de l’entreprise et peaufiner leur projet de site. Ils obtiennent sans trop de problème un prêt bancaire de20000euros,eten2012,lesite la-petite-epicerie.fr est officiellementlancé.Laboutiqueenlignese spécialise dans le « modelage » aveclapâteFimoetlescanes,les bijoux gourmands (cupcakes en collier, donuts en boucles d’oreilles, ou encore bonbons en barrette, …) et propose également des tutoriels, petit cours animés en ligne, pour les plus passionnés. Le succès est immédiat et dès la première année, la société dégage 200 000 euros de chiffre d’affaires. « Ensuite tout est allé très vite », constate Médéric Mille. Fort du succès du site qui propose désormaisplusde5500références,dont plusde500pourlesseulescanes, ils obtiennent un second prêt bancairede90000euros.Ilsouvrent l’andernierdansletrèschicquartier du Marais au cœur de Paris, leur première boutique, où ils proposent également des ateliers. Elle La boutique est spécialisée dans le modelage entre pâte Fimo, canes et bijoux gourmands est devenue une star des réseaux sociauxavecplusde60000fans surFacebooket16000surInstagram. « Nous avons quasiment doublé tous les ans notre chiffre d’affaires qui a atteint 1,2 millions d’euros l’an dernier », se félicite le jeune entrepreneur. Mais aujourd’hui, La Petite épicerie,ses14employésetsesmilliers de produits sont à l’étroit dans leur bureau parisien. Les deux jeunes dirigeants, 27 ans chacun, viennent d’obtenir un troisième prêt bancaire et préparent leur déménagement dans une très bel endroit à Montreuil (Seine- Saint Denis). Ils devraient avoirdelaplacepourmenerà bien leurs nouveaux projets : leurterraindejeuvapasserde100 à 800 mètres carrés. SANDRINE BAJOS SUCCÈS STORY « L’intérieur cuir accessible à tous ! » Diane DEBLYCK Cuir Auto Shop à Villers -Cotterêt Quand Diane Deblyck rachète CuirAutoShopen2013,lasociété qui s’apprête à fêter ses 20ansestunebelleendormiemalen point,quinedemandequ’àêtreréveillée. « C’était l’une des dernières entreprises françaises spécialisées dans la sellerie cuir automobile revendiquant un savoir-faire rare et sans pareil », explique cette spécialiste du redressement d’entreprise. Après avoir dirigé Dalloyau, Hédiard ou Pronuptia, elle fait le pari defairedeCuirAutoShop « unacteur incontournable » du marché en lui redonnant ses lettres de noblesse. Pour redresser la société installée à Villers-Cotterêt dans l’Aisne, Diane Deblyck n’hésite pas à revoir tout son modèle économique et engage une stratégie de diversification à 360°. « Alors que l’entreprise ne s’adressait qu’à des professionnels constructeurs automobiles, j’ai élargi sa cibleenouvrantlaselleriesurmesure aux particuliers », explique Diane Deblyck. Son challenge : apporter la preuve qu’une fabrication 100%françaiseassociéeàdesmatières nobles peut être compétitive. Et donc accessible au plus grand nombre. Pourpartiràlaconquêtedugrand public, la directrice générale lance dèslafin2013,lamarqueParapheet un site internet flambant neuf. « Trop de gens pensent encore que refaire l’intérieur de sa voiture en cuir est inabordable, alors que c’est faux », insiste la chef d’entreprise. « ChezCuirAutoShop,nonseulement nous proposons une gamme de matériaux et de couleurs beaucoup plus riche que les constructeurs automobiles mais en plus, nous sommes moins cher. La preuve, ajoute-t-elle, de plus en plus de particuliers achètent une voiture neuve intérieur tissu et viennent l’habiller decuircheznous ! ».Pourunepetite citadine, il faut compter 1 300 euros TTC pour un intérieur éco cuir(fibre decuiretpolyester)et2200euros TTCpourducuir.Ilfaut,selonles modèles,plusde200piècesdecuir par voiture et aujourd’hui, l’entrepriseaenstockplusde8000gabarits(l’équivalent d’un patron en couture) de voitures. Vous pouvez offrir uncoupdecuiràvotrevieilleBXou refaire l’habitacle de votre Porche de collection ! Cuir Auto Shop s’est aussi tournée Rhabiller une petite citadine avec du vrai cuircoûte2200eurosTTC avec succès vers les véhicules de loisirs (camping cars, caravanes...) et travaille avec le groupe français Rapido. L’entreprise qui a renoué avec la croissance et les embauches compte 34 employés et vise les 3 millions de chiffre d’affaires à la fin de l’année. Mais Diane Deblyck veutallerplusvite,plusloin.Sielle travaille avec le Japonais Mitsubishi, elle ne cache pas sa déception de n’avoir aucun constructeur français comme client. Elle invite donc Carlos Ghosn, le patron de Renault, etCarlosTavares,lepdgdePDGde PSA Peugeot Citroën, à venir visiter sesateliers... SB Diane Deblyck, dirigeante de Cuir Auto Shop. (LBphotographie/Lionel Blancafort) LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 27 AVRIL 2015



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