Le Bonbon n°32 juin 2013
Le Bonbon n°32 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Le Bonbon

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : art... Patrick Demarchelier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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daient un bébé… ça a été une petite fille, qui s’appelle Olympia. Sa naissance coïncidait si bien avec celle de l’album qu’elle méritait bien un petit hommage. Mise à part votre expérience personnelle, de quoi a été nourri Olympia – du point de vue artistique ? Par Marina Abramovic. Je l’adore. Elle n’est pas dans le fantastique, le surréalisme, elle est dans le réel, aussi abrupt puisse-t-il être… Son art est un art de la vérité, et a énormément influencé mes nouvelles chansons. En visionnant le documentaire Marina Abramovicć : The Artist Is Present (de Matthew Akers et Jeff Dupre, sorti en 2012,ndlr), j’ai réalisé que c’était cette approche que je voulais explorer. Qu’être transparent, le plus honnête possible, était l’une des plus belles manières de transcender sa vulnérabilité. Et puis j’ai toujours aimé ce qui est radical… Vous sentez-vous proche du féminisme que Marina Abramovic aborde dans son travail, y compris de manière indirecte ? Totalement. Les femmes doivent savoir s’amuser, mais aussi prendre conscience qu’elles doivent prendre le pouvoir, tant du point de vue professionnel que social ou familial, et, évidemment, artistique. Sans pour autant chercher la célébrité, car cela peut dénaturer tous leurs propos. Je ne dis pas qu’il ne faut pas profiter du succès, mais cela ne doit surtout pas être un but. Le but ultime doit rester le partage de l’art. Austra « Je préfère manier la musique que la danser. » Nuit 36 — leloallow Quitte à dévoiler les dessous de sa propre existence ? Oui. L’écriture de ce disque a été cathartique. Je sortais d’une période difficile, et je voulais raconter des histoires tout en faisant comprendre à l’auditeur ce que je ressentais. Une fois que j’ai réussi à exprimer ce que je souhaitais, je me suis sentie beaucoup mieux. Olympia a été la meilleure des thérapies, et j’espère que son écoute pourra aider des personnes aussi torturées que moi ! La nuit, pour vous, c’est… Le clubbing. Ou dormir ! J’aime beaucoup faire la Dj dans les boîtes de Toronto, passer de l’électro, de la techno ou de la dance music old school, mon péché mignon. Mais on me voit rarement enflammer le dance-floor. J’aime trop la musique pour ça, je préfère la manier plutôt que la danser… D’ailleurs, comment va la scène musicale de Toronto ? À force de tourner à l’international, je me sens un peu déconnectée de ma ville. Mais je sais qu’il s’y passe quelque chose de particulier, dû à son incroyable ouverture d’esprit. Qu’un talent insolite comme Peaches y ait fait ses débuts, ça veut beaucoup dire. Le souci, c’est que le business, même celui de la musique, se passe à Montréal. Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre : avec cet album, vous avez trouvé le juste équilibre du renouveau. Est-ce votre credo artistique ? Oui, il faut se réinventer à chaque fois. Et sans se perdre, c‘est ça le plus délicat. David Bowie et PJ Harvey font partie de mes artistes préférés, et ce n’est pas pour rien. De vrais caméléons… Aujourd’hui, je ne sais pas ce qui m’attend, je sais juste qu’il va falloir que je trouve encore une nouvelle direction à prendre. J’ai une peur terrible de m’ennuyer ! Austra — Olympia Domino
37 — lelkaltow Nuit



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