Je Sais Tout n°50 mars 1909
Je Sais Tout n°50 mars 1909
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°50 de mars 1909

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Publications Pierre Lafitte

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 190

  • Taille du fichier PDF : 128 Mo

  • Dans ce numéro : un hors texte en trois couleurs.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Je sais tout — -_- - — paire de rivaux soit mise dans l'arène. On le voit d'après ce tableau rapide, bien que chaque maison où a lieu un combat de coqs ait son règlement, les phases de la lutte ne sont en somme régies par rien ; elles ne sont pas comparables aux épreuves sportives de combat, telles que la boxe, et c'est la lutte à mort, sans merci, sans frein, la lutte entre des bêtes méchantes et sournoises qui se portent des coups à l'aventure, et pendant un temps parfois très long  : la laideur du spectacle tient à sa lenteur même et à l'horreur des blessures que se portent les combattants. En France, dans les campagnes du Nord où ces combats sont en grande faveur, les choses prennent un tout autre aspect. Dans les villages, on édifie des arènes de fortune, en plein air, mais certaines villes, Maubeuge, par exemple, ont leurs locaux spéciaux, en maçonnerie, composés d'une piste ou arène circulaire ou elliptique, surélevée au-dessus du sol de un mètre environ. La piste est recouverte d'un paillasson sur lequel sont tracés deux cercles concentriques, le plus grand mesurant environ 0180 de diamètre. C'est dans *le plus petit que l'on placera l'un des combattants s'il tombe épuisé au cours de la rencontre. Les combattants sont enfermés dans des cages placées aux extrémités de la salle. Chaque cage est fermée, cadenassée avec soin. Il importe qu'aucune substitution ne soit possible pour que le jeu conserve toute son équité. Toute tricherie est sévèrement punie, et les joueurs ont le droit d'ajouter des cadenas aux cages oà sont enfermés leurs champions. Tout comme aux courses, il y a des favoris et des outsiders. On juge une bête sur ses performances passées, sur sa condition, sa forme actuelle. Puis, au moment du combat, on pèse les coqs en public, on les appareille, et quand enfin ils ont été marqués, numérotés, ils sont placés dans l'arène, face à face. Mais un facteur nouveau intervient aujourd'hui ici. Le courage, la race, la méchanceté ne suffisent pas. Il y a une question des armes, car le coq de combat porte une arme avec lui, une arme redoutable dont les champions arrivent à se servir comme de véritables duellistes. Cette arme est un éperon d'acier qui remplace l'ergot naturel. Cet éperon fait d'une seule pièce, se compose d'une emboiture appelée douille dans laquelle passe 1 ergot qu'on a scié au préalable. Pour que la douille ne blesse pas la patte, elle est garnie d'un rebord évasé. On y 250 Tous les Sports coud un morceau de cuir qui entoure la patte et y est attaché à l'aide d'un fil ciré. L'arme elle. même est constituée par une tige d'acier épaisse de trois à quatre centimètres à la base, près de la douille, longue de quatre à six centimètres et légèrement recourbée vers le haut. Elle doit être absolument ronde et terminée par une pointe, sans aucune partie plate ou tranchante. Elle n'est en somme que l'exacte reproduction de l'ergot lui-même. Avant chaque combat, les propriétaires examinent les armes portées par leurs champions réciproques, comme les témoins d'un duel mesurent les épées. Enfin, le grand art consiste, non point tant à fournir aux coqs de combat des armes habilement faites, qu'à les attacher d'une certaine façon, à leur donner la direction convenable, car il n'est pas rare de voir des coqs se blesser et même se tuer avec leurs propres armes. COUPS DE BEC ET D'ÉPERONS Enfin, toutes les précautions prises et les préparatifs achevés, les coqs sont mis en présence, bec à bec. Tout de suite la lutte prend un caractère savant, si l'on peut dire. Les combattants se tâtent comme des escrimeurs, à l'aide de quelques feintes. Ils essayent de s'étourdir par quelques coups de bec, des sauts de côté, puis bientôt, ils s'attaquent franchement, — ne se servant plus du bec, niais seulement (le leur éperon d'acier. Le duel est engagé. Il dure peu, car les blessures que les rivaux se portent en bondissant, les pattes jetées en avant, sont tout de suite graves. On comprend que cette pointe d'acier fasse de grands ravages pour peu qu'elle atteigne un organe essentiel. Alors que le combat en Espagne ressemble quelque peu à celui de deux femmes qui se jettent l'une sur l'autre, ongles en avant et cherchent, comme on dit vulgai rement, à se crêper le chignon, dans le Nord, le combat est tout de suite un combat véritable. Et il est rare qu'il dure plus de deux ou trois minutes. La bête, atteinte dans la région du poumon, du coeur ou de la carotide, tombe pour ne plus se relever. La rapidité même de l'engagement lui enlève beaucoup de son caractère barbare. Il exige, de la part des coqs, des qualités d'adresse, de science pourrait-on dire, que l'on ne connaît ni ne recherche en Espagne. Souvent aussi il arrive que les deux adversaires se portent en même temps un coup
Bec a Bec t COMBAT DE COQS AU GUATEMALA, DANS UN VILLAGE DE L'INTÉRIEUR Ce n'est pas la gallera traditionnelle, avec paris, et qui se déroule dans une arène spéciale, niais une simple pelea entre aficionados rivaux. L'n homme (à droite) est prêt à séparer les combattants en versant sur eux une totuma pleine d'eau avant qu'ils aient le temps de se porter un coup d'éperon mortel. mortel. Si le sport n'est pas intéressé dans l'occurrence, on ne saurait prétendre que l'événement laisse les parieurs indifférents. Le chronomètre, cet auxiliaire inséparable de toute épreuve sportive, décide du vainqueur. Le premier coq étant tombé, il faut que le second reste debout pendant trois minutes. C'est le-moment des grandes émotions. Personne ne bouge, ne fait un geste, ne pousse un cri. La moindre chose pourrait faire relever l'adversaire étendu et retourner toutes les chances. Enfin, les trois minutes écoulées, le coq demeuré debout est proclamé vainqueur — mourûtil 1/10 de seconde plus tard. Mais, c'est à l'Angleterre surtout que revient le mérite d'avoir, d'une façon rationnelle et scientifique, sélectionné les races. 251 De l'autre côté du détroit, on choisit de préférence les bêtes de petite taille  : le coq nain, plus agile, plus méchant, plus vif et plus courageux que les grands coqs. E QU'IL FAUT A UN COQ POUR ÊTRE UN BON COMBATTANT Voici les races que l'on a reconnues les plus aptes à ce sport. Elles sont au nombre de cinq — toutes composées de coqs nains. 10 Les Black nos (en France appelés Dorés) ; 20 Les Piles (blancs et rouges) ; 30 Les Duckwings (bruns argentés) ; 40 Les Brown nos (bruns dorés) ; 50 Les Birchungreps (bruns argentés). C'est par le croisement méthodique de



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