Je Sais Tout n°50 janvier 1906
Je Sais Tout n°50 janvier 1906
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°50 de janvier 1906

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Publications Pierre Lafitte

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 204

  • Taille du fichier PDF : 138 Mo

  • Dans ce numéro : l'évasion d'Arsène Lupin.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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vementée. Après avoir chevauché pendant onze heures, nous coupions enfin la piste d'un lynx, animal plus difficile à atteindre qu'un cougouar, en raison même de sa ruse. Il s'était élancé du fond de la vallée pour s'engager dans une région rocailleuse où les chiens faillirent perdre sa trace. Du haut de la crête où nous étions parvenus à grand'- peine, nous suivions du regard les allées et venues des chiens, que le lynx entraînait à sa suite, en les lançant souvent sur de fausses pistes. Soudain, Stewart me montra du doigt un ours qui dégringolait au galop une pente, à mille mètres de nous. Ce fut comme une apparition. Moins d'une minute plus tard, sa fourrure noire disparaissait dans un fourré épais, et les deux chiens qui le poursuivaient revinrent sur leurs pas pour rejoindre la meute, occupée à relancer le lynx. Jack s'élança pour couper la retraite à l'ours en suivant la crête, tandis que nous lancions nos chevaux vers le fond de la vallée. Mais ce fut peine perdue. Comn.e Jack put s'en convaincre, le fauve avait eu le temps de traverser la crête et de se réfugier sur l'autre versant. Nous n'avions plus qu'un parti à suivre  : nous lancer à la poursuite du lynx. Les cris significatifs des chiens nous annonçaient à ce moment que le bobcat était « branché ». En effet, nous l'aperçûmes au sommet d'un arbre peu élevé, et nous pressâmes nos chevaux, dans l'espoir d'arriver à temps pour le photographier. Mais nous avions compté sans Sborly et Skip, les deux seuls chiens que j'aie jamais vu grimper à un arbre aussi lestement qu'un chat. En quelques minutes, Shorty s'était frayé un chemin jusqu'au sommet de l'arbre. La position devenait « inconfortable » pour le lynx, qui fit un bond formidable. Malheureusement pour lui, un chien le cueillait par la patte de derrière, et son sort était réglé en quelques secondes. Je sais tout vementée. Après avoir chevauché pendant onze heures, nous coupions enfin la piste d'un lynx, animal plus difficile à atteindre qu'un cougouar, en raison même de sa ruse. Il s'était élancé du fond de la vallée pour s'engager dans une région rocailleuse où les chiens faillirent perdre sa trace. Du haut de la crête où nous étions parvenus à grand'- peine, nous suivions du regard les allées et venues des chiens, que le lynx entraînait à sa suite, en les lançant souvent sur de fausses pistes. Soudain, Stewart me montra du doigt un ours qui dégringolait au galop une pente, à mille mètres de nous. Ce fut comme une apparition. Moins d'une minute plus tard, sa fourrure noire disparaissait dans un fourré épais, et les deux chiens qui le poursuivaient revinrent sur leurs pas pour rejoindre la meute, occupée à relancer le lynx. Jack s'élança pour couper la retraite à l'ours en suivant la crête, tandis que nous lancions nos chevaux vers le fond de la vallée. Mais ce fut peine perdue. Comme Jack put s'en convaincre, le fauve avait eu le temps de traverser la crête et de se réfugier sur l'autre versant. Nous n'avions plus qu'un parti à suivre  : nous lancer à la poursuite du lynx. Les cris significatifs des chiens nous annonçaient à ce moment que le bobcat était « branché ». En effet, nous l'aperçûmes au sommet d'un arbre peu élevé, et nous pressâmes nos chevaux, dans l'espoir d'arriver à temps pour le photographier. Mais nous avions compté sans Shorty et Skip, les deux seuls chiens que j'aie jamais vu grimper à un arbre aussi lestement qu'un chat. En quelques minutes, Shorty s'était frayé un chemin jusqu'au sommet de l'arbre. La position devenait « inconfortable » pour le lynx, qui fit un bond formidable. Malheureusement pour lui, un chien le cueillait par la patte de derrière, et son sort était réglé en quelques secondes. AL'ATTAQUE DE L'OURS — UNE LUTTE ACHARNÉE. Le lendemain, nous partions de très bonne heure, dans l'espoir de retrouver la piste de notre ours. Bientôt, ni ms atteignions une région couverte d'un mètre de neige, où la marche fut pénible. Enfin, nous retrouvions la piste, mais si effacée par la gelée de la nuit que nos chiens hésitèrent. Le vieux Jim fut le premier à se décider. Poussant un aboyement joyeux, il s'élançait vers le fond de la vallée en entraînant toute la meute, et les cavaliers à leur tour. La région Al  : ATTAQUE DE L'OURS UNE LUTTE ACHARNÉE. Le lendemain, nous partions de très bonne heure, dans l'espoir de retrouver la piste de notre ours. Bientôt, nous atteignions une région couverte d'un mètre de neige, où la marche fut pénible. Enfin, nous retrouvions la piste, mais si effacée par la gelée de la nuit que nos chiens hésitèrent. Le vieux fini fut le premier à se décider. Poussant un aboyement joyeux, il s'élançait vers le fond de la vallée en entraînant toute la meute, et les cavaliers à leur tour. La région était si accidentée qu'à chaque instant des obstacles infranchissables nous arrêtaient, si bien que nous perdîmes de vue la meute, et que les chiens ne tardèrent pas à s'éparpiller. Mais voici que des cris furieux nous apprennent que la bête est aux abois, et nous pressons nos montures, au risque de nous casser le cou. Que signifie ceci ? Badge, l'un de nos meilleurs combattants, accourt à notre rencontre, suivi de deux ou trois autres chiens qui, l'oreille basse, la queue penaude, semblent avoir renoncé au combat. A ce moment, nous apercevons l'ours, à micôte sur le versant opposé. Assis sur le sommet d'une roche, il se défend à coups de pattes contre les chiens. C'est une bête de grande taille, et d'une force qui doit être énorme. Lentement, il bat en retraite maintenant, sans s'apeurer. Le terrain est si peu favorable à une ascension que nous devons mettre pied à terre pour suivre les combattants. A notre vue, l'ours a compris le danger, et il s'élance à toute vitesse vers le sommet de la colline, ne s'arrêtant que pour faire face aux chiens qui le serrent de près. Le doigt à la détente, je guette anxieusement le moment propice, avec la crainte de blesser l'un des chiens. Après deux heures de cette poursuite fatigante, je puis enfin loger une balle dans le corps du fauve, qui dévale comme une boule au bas de la pente, les deux hanches brisées. Bien que blessé aussi grièvement, l'ours était encore un adversaire redoutable. Il nous le prouva en reprenant pied au fond de la vallée. Se redressant péniblement sur ses pattes de devant, il menaçait les chiens de ses mâchoires formidables. D'une seconds balle, je lui brisai la colonne vertébrale. Il avait vendu chèrement sa vie  : un terrier était mort, six autres chiens étaient hors de combat.Jim, un de nos meilleurs combattants, avait une cuisse atrocement déchirée. Quant à Sborty, sa tête n'était plus qu'une plaie. Avec son courage habituel, il avait été le premier à se jeter sur le monstre, le saisissant par la nuque. Mais les crocs de l'ours lui avaient lacéré terriblement un côté de la tète et une hanche. Le combat terminé, il était dans un si piteux état que nous dûmes l'abandonner près d'un ruisseau, en lui laissant de la viande d'ours. Dès le lendemain, nous envoyons un homme à son secours. Mais déjà il s'était traîné jusqu'à mi-route du camp, où il arrivait dans l'après-midi en remuant joyeusement la queue. Vous pensez si nous lui finies fête ! Après un repas copieux, il s'allongeait sous le fourneau de la tente-cuisine, (ail il dormit 48 heures. Trois jours plus tard, il Tous les Sports était si accidentée qu'à chaque instant desobstacles infranchissables nous arrêtaient, si bien que nous perdîmes de vue la meute, et que les chiens ne tardèrent pas à s'éparpiller. Mais voici que des cris furieux nous apprennent que la bête est aux abois, et nous pressons nos montures, au risque de nous casser le cou. Que signifie ceci ? Badge, l'un de nos meilleurs combattants, accourt à notre rencontre, suivi de deux ou trois autres chiens qui, l'oreille basse, la queue penaude, semblent avoir renoncé au combat. A ce moment, nous apercevons l'ours, à micôte sur le versant opposé. Assis sur le sommet d'une roche, il se défend à coups de pattes contre les chiens. C'est une bête de grande taille, et d'une force qui doit être énorme. Lentement, il bat en retraite maintenant, sans s'apeurer. Le terrain est si peu favorable à une ascension que nous devons mettre pied à terre pour suivre les combattants. A notre vue, l'ours a compris le danger, et il s'élance à toute vitesse vers le sommet de la colline, ne s'arrêtant que pour faire face aux chiens qui le serrent de près. Le doigt à la détente, je guette anxieusement le moment propice, avec la crainte de blesser l'un des chiens. Après deux heures de cette poursuite fatigante, je puis enfin loger une balle dans le corps du fauve, qui dévale comme une boule au bas de la pente, les deux hanches brisées. Bien que blessé aussi grièvement, l'ours était encore un adversaire redoutable. Il nous le prouva en reprenant pied au fond de la vallée. Se redressant péniblement sur ses pattes de devant, il menaçait les chiens de ses mâchoires formidables. D'une seconde balle, je lui brisai la colonne vertébrale. Il avait vendu chèrement sa vie  : un terrier était mort, six autres chiens étaient hors de combat. fini, un de nos meilleurs combattants, avait une cuisse atrocement déchirée. Quant à Shorty, sa tête n'était plus qu'une plaie. Avec son courage habituel, il avait été le premier à se jeter sur le monstre, le saisissant par la nuque. Mais les crocs de l'ours lui avaient lacéré terriblement un côté de la tête et'une hanche. Le combat terminé, il était dans un si piteux état que nous dûmes l'abandonner près d'un ruisseau, en lui laissant de la viande d'ours. Dès le lendemain, nous envoyons un homme à son secours. Mais déjà il s'était traîné jusqu'à mi-route du camp, où il arrivait dans l'après-midi en remuant joyeusement la queue. Vous pensez si nous lui fîmes fête ! Après un repas copieux, il s'allongeait sous le fourneau de la tente—cuisine, où il dormit 48 heures. Trois jours plus tard, il 722
Mas Chasses, par le Président Roosevelt L'OURS EST BRANCHÉ Cette amusante photographie trous montre un épisode de la chasse présidentielle. — L'ours a cru dépister les chiens en se hissant au sommet d'un arbre. Une balle du Président l'aura vite abattu L'OURS EST



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