E.D.I. n°10 jui/aoû 2011
E.D.I. n°10 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Partenaire Media Publishing

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 22,8 Mo

  • Dans ce numéro : Mobilité, un marché qui se porte bien

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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72 EDI n°10/Été 2011 Techno & solutions Rarement un concept aura été aussi méconnu, voire mal-aimé. Sa revanche, elle, est éclatante : l’ERP s’impose rapidement dans les entreprises françaises. Raison de plus pour s’y intéresser, dans ses dimensions techniques et commerciales. Contrairement au cloud, l’ERP est connu depuis fort longtemps. Très exactement depuis la fin des années 90, date à laquelle son irruption dans les entreprises a fait l’effet d’une bombe. Est-ce le fait de cette invasion mal préparée, mal conçue, et sans surprise mal reçue ? En tout cas, le terme même d’ERP évoque, pour beaucoup d’utilisateurs, le sentiment d’une notion complexe, peu attrayante, fastidieuse et chère à mettre en œuvre. Quand elle n’est pas, tout simplement, destructrice d’emplois. Cela fait beaucoup pour un acronyme ! François Blondel, auteur de Bien gérer avec un ERP paru chez Dunod, revient sur ce désamour persistant, et tente de se l’expliquer. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y va pas de main morte : « Les dernières années ont été propices à une certaine diabolisation des ERP dans la presse spécialisée, et dans la blogosphère. Une myriade de sentences définitives a paru, associant ERP et complexité, ERP et coûts pharaoniques, ERP et temps d’apprentissage gigantesque… or, j’ai eu le plaisir de participer à la conception d’un ERP et à des solutions métier. Puis de mener à bien des dizaines de projets. J’ai aussi eu la tristesse de gérer quelques échecs. Mais, jamais le concept même d’ERP n’a été une cause de l’échec. » Diable ! Il est temps d’y regarder de plus près. Savoir de quoi on parle Globalement, un ERP consiste à planifier et à gérer les ressources internes d’une entreprise, comme le développé DÉFINITIONS ET PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT MÉCONNU ET INDISPENSABLE, de son sigle l’indique suffisamment : Enterprise Resource Planning. Cette gestion comptable (mais pas seulement) se fait par l’intermédiaire du système d’information. Ce qui va sans dire mais qui va mieux en le disant, l’ERP ne fonctionne que si l’entreprise est totalement, et convenablement, numérisée. Ensuite, pour être efficace, l’ERP doit traiter - au minimum - trois de ces quatre fonctions essentielles : gestion commerciale, bien sûr, mais aussi gestion financière, gestion de la production, et gestion des ressources humaines. En gros, il doit tout faire. C’est en cela que l’ERP diffère d’un logiciel « normal », qui se contente de prendre en compte la vie quotidienne au travail : une suite comme Office, par exemple, a longtemps embarqué le traitement de texte (Word), le tableur (Excel), Les « produits dérivés » de l’ERP La mission d’un tel outil est tellement vaste qu’elle ne se peut concevoir sans d’adjonction de modules dédiés et complémentaires. Zoom sur ces indispensables béquilles. CRM Sans doute l’acronyme le plus célèbre de la galaxie ERP. Célèbre, mais inconnu… quel paradoxe ! CRM veut dire customer relationship management, en français « gestion de la relation client ». Dans une entreprise moderne, fondée sur la collaboration et l’échange, on ne peut négliger les relations avec les autres. C’est ce que les spécialistes appellent « l’entreprise étendue ». D’où l’utilité du CRM. Oracle et Siebel, par exemple, ont su bâtir une bonne partie de leur réputation sur ce secteur, devenu avec le temps un véritable avantage concurrentiel. PLM Rien à voir avec le « Paris-Lyon-Marseille » qui fit les beaux jours de l’histoire ferroviaire. PLM est l’acronyme de product life management, curieusement traduit en français par « gestion du cycle de vie des produits ». Là, on est au-delà de l’ERP. Certes, ce dernier gère l’activité économique, mais pas le produit par lui-même, depuis sa conception jusqu’à son recyclage ! IBM et Dassault Systèmes, entre autres, ont donc investi massivement dans ces techniques, où le ticket d’entrée se chiffre en milliards. De dollars ou d’euros ? SCM Supply chain management, en français, « gestion de la chaîne logistique ». Là encore, cette notion est indissociable de l’ERP : dans l’industrie, l’approvisionnement, le stockage, la traçabilité sont la base de tout. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer un ERP qui ne prévoie pas un « pont » vers les systèmes de mise à disposition de la marchandise.
L’ERP S’IMPOSE Pour les VAR, les SSII et les intégrateurs, le potentiel business est à peu près infini » ainsi que des capacités de gestion du temps et les communications vers l’extérieur. En aucun cas, elle n’était destinée à gérer l’activité de l’entreprise considérée dans son intégralité. Aujourd’hui, les choses sont en train de changer. Les grands acteurs « montent » vers l’ERP. L’évolution de Microsoft et de Sage, par exemple, en témoigne. Des opportunités commerciales en cascade Pour les maillons de la chaîne de valeur que sont les VAR, les SSII et les intégrateurs, le potentiel business est à peu près infini. Chez Microsoft, on insiste sur le fait que, non seulement les ERP sont stratégiques, mais qu’ils vont progressivement être portés dans le cloud ! « C’est vrai pour la gamme AX, la gamme NAV, et d’une façon générale pour l’ensemble des produits de cette catégorie », s’enthousiasme Virginie Garlasain, chef de produit Microsoft POUR EN SAVOIR PLUS… Quelques repères bibliographiques ne sont sans doute pas inutiles. Benoît Gruber, chef de produit Sage ERP X3 au sein de la division MGE. Dynamics ERP. Chez Sage, le son de cloche est le même. « Sur 70 VAR, déjà 30 sont sur la partie ERP », estime Olivier Baudin, directeur commercial France pour la division moyennes et grandes entreprises. « On monte en gamme », renchérit son collègue Benoît Gruber, Techno & solutions Outre votre magazine préféré (celui-là même que vous avez sous les yeux), les ouvrages spécialisés sont légion. Tous passionnants : ils sont écrits par des utilisateurs d’ERP généralement satisfaits de leur précieux outil. Ainsi, François Blondel (dont l’opus est déjà cité) insiste sur la prise en main, le côté ludique du concept, au point de vouloir le faire partager. Plus volumineux, ERP et conduite des changements, publié également chez Dunod, paraîtra plus fouillé. Conjointement écrit par Jean-Louis Tomas et Yossi Gal, c’est le guide complet par excellence. On y trouve la genèse de l’outil, le retour d’expérience, le lien avec les éléments connexes couramment utilisés en informatique d’entreprise, et bien d’autres choses. Le problème, c’est qu’il faut tout lire. Pour faire bref, et dans l’impossibilité de citer et commenter toutes les parutions récentes, qu’il nous soit permis de mentionner encore deux ouvrages : ERP, méthode pratique de mise en œuvre pour PME et PMI, écrit par Philippe Jouffroy et publié aux éditions Eyrolles. Et enfin, Piloter un projet ERP, de Jean-Luc Deixonne, paru chez Dunod. Nul doute que ces deux derniers essais, comme d’ailleurs l’ensemble de la production livresque (on n’ose écrire « littéraire ») intéresseront tous ceux que les processindustriels ont toujours intrigué. chef de produit Sage ERP X3 au sein de la division MGE. « Certains partenaires s’y font sans difficulté, pour d’autres c’est déjà plus difficile. Il nous faut donc rechercher de nouveaux partenaires qui soient vraiment des intégrateurs, à l’image de Logica. » De fait, l’ensemble des acteurs du monde ERP insiste sur la profondeur de champ inhérente à cet outil. Elie Auvray, CEO de Jahia Solutions Group. Pour eux, plus les fonctionnalités sont puissantes et nombreuses, plus le choix du client est large. Et plus la palette des revendeurs s’élargit.Même l’environnement open source s’y met : selon Elie Auvray, CEO de l’éditeur Jahia Solutions Group, « le cloud, la businessintelligence et l’ERP sont particulièrement bien profilés pour l’open source. Pour une raison simple : les utilisateurs ont besoin de standardisation, ils veulent un tronc commun pour travailler. Cette couche est fournie par la contribution active des participants à l’élaboration de ces logiciels. » À l’arrivée, l’ERP est donc en passe de couvrir tout le champ de l’informatique, y compris dans sa dimension virtuelle. Une révolution silencieuse est en marche. ● EDI n°10/Été 2011 73



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