Direct Soir n°91 18 jan 2007
Direct Soir n°91 18 jan 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de 18 jan 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Simone Veil en mémoire des justes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Jeudi 18 janvier 2007 8 ACTU FRANCE EN BREF Un « nouvel Airbus » pour limiter les coûts v Alors que Boeing enregistre plus de commandes en 2006 que le groupe EADS, Louis Gallois promet la naissance d’un « nouvel Airbus ». Ce plan requiert de produire plus vite et de réduire les coûts de fonctionnement en limitant par exemple le stockage et le nombre de fournisseurs. Le groupe prévoit ainsi 2 milliards d’euros d’économies par an à partir de 2010. Déficit plus faible que prévu v Alors que la loi de finances rectificative prévoyait un déficit de 42,4 milliards d’euros, il se situera aux alentours de 36,5 milliards pour l’année 2006. Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, s’est félicité de cette nouvelle. « Nous aurons, en seulement cinq ans, réduit de 13 milliards le déficit budgétaire alors que nous avons une croissance inférieure à celle dont bénéficiaient les socialistes », a-t-il déclaré aujourd’hui sur LCI. Les hôpitaux gagnent en qualité v D’après le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, « plus de la moitié des hôpitaux ont amélioré leur résultat en matière de lutte contre les infections nosocomiales ». Chaque année, 750 000 personnes sont touchées par ces infections, et près de 30% des cas seraient évitables. Sondages : Ségolène Royal s’essouffle v Pour Le Parisien, l’institut CSA donne Nicolas Sarkozy gagnant au deuxième tour avec 52% des voix. Ces chiffres se retrouvent dans Paris-Match avec une étude réalisée par l’Ifop. Enfin, un sondage BVA-Orange indique une baisse de dix points du soutien des votants socialistes : 58% contre 68% il y a deux ans. HADRIEN LECŒUR,AURORE MÉSENGE,ALEXANDRE GIRAUD,ELISE BAUDOIN ÉDUCATION/Les ratés de la notation La Revue internationale d’éducation a publié hier une analyse poussée du système français de la notation. Non seulement, il susciterait un stress préjudiciable aux élèves, mais en outre, il ne permettrait pas d’évaluer correctement leur niveau. Un rapport de l’Inspection générale de l’éducation nationale (2005), indiquait déjà l’absence de données sur les acquis des élèves dans l’Hexagone. « On se base sur les notes en faisant des moyennes. Si un élève a 8 en biologie et 12 en anglais, peut-on vraiment savoir ce qu’il sait ? »,s’interroge Alain Bouvier, membre du Haut conseil de l’éducation et coordinateur du dossier pour la Revue internationale d’éducation. Plusieurs enquêtes d’évaluation internationales révèlent qu’environ 40% des élèves français ont un niveau très inférieur à celui espéré. L’étude, réalisée sur un large échantillon d’adolescents de 15 ans scolarisés dans neuf pays de culture différente, permet une analyse précise en fonction de la situation de chacun. Les chercheurs ont tenté de comprendre la spécificité des systèmes où les élèves sont les meilleurs. « Dans les pays où les élèves ont un bon niveau de compétences, il semble y avoir un consensus social assez fort. En France, on n’est pas du tout d’accord sur ce que l’on attend de l’école », explique Alain Bouvier.L’important,c’est qu’il y ait une adéquation entre la société et son système éducatif. » D’après l’étude,les systèmes performants sont ceux où les évaluations et le suivi des élèves sont très personnalisés. Par exemple, le système finlandais,reconnu pour son excellence,est MÉDIAS et associations h Près de deux cents présidents et représentants du monde associatif étaient réunis hier à Paris, à l’initiative de la chaîne de télévision Direct8. Les associations ont pu faire un état des lieux de leurs relations avec les médias. La chaîne de la TNT propose quotidiennement une heure à vocation humaniste à travers trois émissions (2 e Chance, Solidarité et Nord-Sud) où les associations sont les acteurs majeurs. Mais tous regrettent que la place qui leur est accordée dans les médias soit globalement faible. Pourtant, ce type d’émission « contribue à changer le regard des gens sur la différence », explique Paul de Viguerie, président de la Confédération des associations familiales catholiques. Pour favoriser la diffusion du travail associatif, Reporters d’espoirs lancera, en mars prochain, une agence de presse qui fournira aux journalistes une information « porteuse de solutions concrètes conçues par les associations ». N. TAVERNIER/REA Leçon de grammaire en classe de CM1. évalué au niveau des communes et les résultats sont rendus publics régulièrement. Selon Alain Bouvier, il serait plus efficace d’estimer le niveau des écoliers en amont des apprentissages et non après, de façon à individualiser l’enseignement. Depuis la rentrée, le « socle commun des connaissances et des compétences » est mis en place de manière progressive.A l’issue de sa scolarité, l’élève devra maîtriser des notions clefs dans sept domaines comme la maîtrise de la langue française et des langues vivantes étrangères, ainsi que le développement de l’esprit d’initiative. Une première étape dans l’amélioration du système éducatif français. PEINE DE MORT/L’abolition entre dans la Constitution h Longtemps le sujet aura divisé les Français, et longtemps les spécialistes auront parlé d’une abolition idéologique plus lente que l’abolition légale. Hier, comme pour clore définitivement le débat, le Conseil des ministres a donné son feu vert à un acte hautement symbolique : réviser la Constitution pour y inscrire officiellement l’abolition de la peine de mort. Jusqu’à présent, une simple loi pouvait en annuler le principe. Désormais, seule une révision constitutionnelle pourra permettre le rétablissement d’une telle pratique. Une démarche engagée il y a un an par le président Jacques Chirac, près d’un quart de siècle après avoir voté l’abolition. Une manière de laisser son empreinte, comme l’avait fait en 1981, son prédécesseur François Mitterrand. « Cela interdira le rétablissement d’une peine inhumaine, qui ne saurait constituer un acte de justice », a-t-il déclaré hier, avant d’ajouter solennellement que cette initiative permettra aussi à la France « de poursuivre son action en faveur de l’abolition universelle, alors que 78 pays appliquent encore ce châtiment ». Si dans de nombreux pays, la route pourrait être encore longue, force C’estdit « Notre système (éducatif) qui voudrait être égalitaire ne l’est pas et il aurait même tendance à augmenter les inégalités » déplore Alain Bouvier, ancien recteur et membre du Haut conseil de l’éducation. est de reconnaître qu’en France, l’évolution des mentalités ne s’est pas faite du jour au lendemain. « La France a mis près de deux siècles pour abolir la peine de mort, il y a eu six débats parlementaires depuis la Révolution et il a fallu encore plus d’une vingtaine d’années après l’abolition pour qu’une majorité de Français soit enfin hostile au rétablissement » explique Michel Taube, porte-parole de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM). Selon lui, les derniers sondages montrent qu’« un peu plus de 55% » des Français sont hostiles au rétablissement. « Un consensus léger, finit-il, mais un consensus quand même ». F. PERRI/REA
www.directsoir.net FRANCOPHONIE/Israël frappe à la porte Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a lancé hier un appel en faveur de l’intégration d’Israël dans la francophonie. Le message, en forme d’encart publicitaire, est paru dans plusieurs quotidiens nationaux. S égolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Dominique de Villepin, Michel Rocard, François Léotard… Il est rare de voir les signatures de tant de concurrents politiques apposées sur la même feuille. C’est la prouesse que vient de réaliser le Crif en publiant hier un appel au monde politique pour l’entrée d’Israël dans l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Signé par une quarantaine de personnalités politiques, l’encart publicitaire était visible hier dans Le Figaro, après être paru mardi dans les pages du Monde et du Parisien. « Le Crif Selon le Crif, « 20% de la population israélienne est francophone » Le Crif honore la venue de Moshe Katsav à Paris, le 17 février 2004. a souhaité appeler l’attention du monde politique français sur l’anomalie que constitue l’absence d’Israël dans l’Organisation internationale de la francophonie, alors que 20% de sa population est francophone », peut-on lire dans le message. Candidat de longues dates à l’entrée dans l’OIF, l’Etat hébreu se heurte depuis des années à l’hostilité des pays arabes qui en sont membres. A quelques jours du dîner annuel du Crif, duquel le Premier ministre, Dominique de Villepin, est l’invité d’honneur, l’appel pourrait renforcer la détermination de la France, principal soutien financier de l’OIF, à plaider en faveur de la candidature israélienne. Reste à convaincre les 54 autres pays membres lors du prochain sommet de la francophonie, programmé pour 2008. @ F. SOULOY/GAMMA FRANCE C’estdit « La Russie n’a jamais oublié l’absence de soutien manifesté par les Européens lors de la dislocation de l’empire soviétique. L’arme énergétique lui permet de reconquérir sa dignité internationale » Hélène Carrère d’Encausse. (LePoint). « Le monde pro ne peut pas se plaindre qu’un club parte à l’étranger et demander en même temps qu’on autorise l’entrée en bourse » Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, à propos du rachat de l’OM par le Canadien Jack Kachkar (L’Equipe).



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