Direct Soir n°67 1er déc 2006
Direct Soir n°67 1er déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de 1er déc 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Condoleezza Rice combat pour la paix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 1 er décembre 2006 8 ACTU FRANCE EN BREF Besancenot : candidat en solo v Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a confirmé hier, à la presse, son statut de candidat à part entière à la présidentielle. Olivier Besancenot a refusé de rejoindre le mouvement des collectifs unitaires de la gauche anti-libérale. Après cette annonce, il a effectué son premier grand meeting de campagne à Paris. Téléchargement : clémence pour le pirate v Anne-Sophie Lainnemé, la jeune femme devenue en 2004 le symbole des « petits téléchargeurs », a été condamnée à 1200 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Rennes. Elle devra également verser 2225 euros de dommages et intérêts aux sociétés de producteurs qui la poursuivaient. La prévenue risquait trois ans de prison et 300000 euros d’amende pour le délit de « contrefaçon de droit d’auteur ». Georges Frêche : 15 000 euros requis v Le procureur de la République de Montpellier a requis dans la nuit 15 000 euros d’amende contre le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, en raison de ses propos tenus en février dernier à l’égard de deux harkis. Le tribunal correctionnel a mis son jugement en délibéré au 25 janvier. Les Français fument moins v La consommation de tabac a fortement diminué depuis 2003. Selon une étude de l’Insee, rendue publique ce matin, les hausses de prix ont entraîné une chute de près de 30% des achats en volume entre 2002 et 2004. L’an dernier, les Français ont dépensé 15,5 milliards d’euros pour leurs dépenses en tabac, soit 1 020 euros par fumeur en moyenne. THOMAS LIARD,ANTONIN MOSER,NICOLAS CAILLEAUD,LAURE DEGOUY NAUTISME/Escale à Paris Apartir de demain et jusqu’au 10 décembre, 1 400 bateaux seront exposés Porte de Versailles, à Paris. La région n’a pas été submergée par les eaux : ils seront présentés dans le cadre du 46 e Salon nautique, qui accueille ses visiteurs sur une surface de 116000 m². Le salon est divisée en trois pôles : voile et tourisme, motonautisme et équipements. Cette année, il fait la part belle aux bateaux à moteur, qui représentaient près de 80% des nouvelles immatriculations en 2005. Véritable vitrine du marché français, le salon est une étape obligatoire pour les constructeurs, comme l’indique Didier Lemoine, représentant de la marque JEurope. « Même si notre présence coûte cher, nous nous devons d’être là pour conserver une certaine visibilité auprès des clients », explique-t-il. La marque est en effet présente depuis cinq ans seulement sur le marché européen. Reconnue aux Etats-Unis, elle entend développer sa notoriété en présentant quatre modèles de bateaux au salon, dont le J122 en exclusivité mondiale. Le constructeur a choisi de se concentrer sur le haut de gamme –Didier Lemoine compare ses bateaux à des « voitures de sport » – afin de pouvoir lutter contre les poids lourds du secteur, tel le français Bénéteau. Les clients potentiels restent rares pour de tels engins, aux prix élevés. Il faut par exemple débourser 225000 € pour un J122. La marque vend plus de 160 unités par an, pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros. Le salon proposera également des conférences et des projections sur le thème de la mer, ÉNERGIE/La richesse des mers h La mer serait-elle le nouvel eldorado de l’énergie ? C’est ce que semble croire la majorité des Français. Selon un récent sondage réalisé par l’Ifop pour l’hebdomadaire Le marin et Dimanche Ouest-France, 67% des personnes interrogées pensent que la France aurait intérêt à tirer davantage parti de l’ensemble des ressources de son domaine maritime. L’aspect énergétique est cité en premier parmi les richesses de nos eaux territoriales. Ils sont 85% à estimer que l’on n’exploite pas assez l’énergie issue des milieux marins (courant, houle, éoliennes), et 80% les biotechnologies, comme par exemple la recherche sur les produits à base d’algues, ou d’autres plantes à vertus thérapeutiques. Mais l’enquête témoigne surtout du fort attachement des Français à la mer et au littoral. un village dédié à la pêche de loisir ou sportive, ou encore des initiations (théoriques) à la voile. Le visiteur est accueilli sur le parvis de Paris Expo par les bateaux mythiques de la Class America, ainsi que par les prestigieux CULTURE/Les 20 ans d’Orsay h Reconnaissable grâce à ses horloges et ses immenses baies vitrées, l’ancienne gare parisienne devenue musée accueille depuis vingt ans des œuvres de la seconde moitié du XIX e siècle. C’est le seul lieu de culture consacré à cette période sous toutes ses formes : peinture, sculpture, photographie mais aussi architecture : le bâtiment lui-même en est un symbole. Installé dans l’ancienne gare d’Orsay, il aura fallu trois présidents et neuf ans de travaux pour transformer le lieu en musée. Agréé par Georges Pompidou, le projet est ensuite soutenu par Valéry Giscard d’Estaing, puis inauguré par François Mitterrand, le 1 er décembre 1986. Sans compter les photographies, il possède 6000 œuvres, dont seulement la moitié est exposée. Les autres sont conservées dans des réserves d’où elles sortent, épisodiquement, pour des expositions ou pour être prêtées. Elles viennent en général de collections nationales provenant de trois établissements : le musée du Louvre, celui du Jeu de Paume et enfin le musée national d’Art moderne. Le musée d’Orsay arrive en 9 e position au A savoir La moto du champion du monde Valentino Rossi et la Formule 1 BMW de Sauber seront exposées au Salon nautique pour marquer la passerelle entre course au large et sports mécaniques. Mumm 30 Nouvelle-Calédonie et le Class 40 Akilaria. Il ne manque que l’air iodé pour que se croire au départ d’une course en mer. classement des sites les plus visités. Plus de 50 millions de visiteurs sont venus admirer ce chef-d’œuvre de l’architecture parisienne. Pour célébrer ce vingtième anniversaire, ainsi que celui de l’agence photographique VU, cette dernière a donné carte blanche à cinq de ses plus grands photographes. Chacun a abordé le musée sous un angle particulier : l’architecture, les collections ou encore le public. Les photos seront exposées à partir de mardi prochain. La grande salle des sculptures. C. PLATIAU/REUTERS J. NAEGELEN/REUTERS
www.directsoir.net Sujets de l’examen : sécurité, immigration, éducation et pouvoir d’achat. Durée de l’épreuve : 2h52. Stratégie : ne rien laisser au hasard. Pour son premier grand rendez-vous avec les Français depuis l’annonce officielle de sa candidature, Nicolas Sarkozy a revêtu son habit de chef d’orchestre. Hier, sur le plateau de A vous de juger, il a imposé son rythme à la discussion, rompant avec l’image d’homme politique nerveux qui lui colle à la peau depuis plusieurs années. Le discours est celui d’un as de la communication désireux de personnifier son idéal de « rupture tranquille ». Nicolas Sarkozy joue d’emblée la carte de la clarté et de la simplicité. Dès les cinq premières minutes de l’émission, il a répété plusieurs fois que » tout peut redevenir possible en France », et qu’il souhaitait être « celui qui peut faire reculer les injustices ». Pour ce « républicain passionnément modéré », le moment est venu de dévoiler ses priorités pour un « ordre en mouvement ». Sur la sécurité, c’est pour davantage de sévérité avec les récidivistes que plaide le ministre de l’Intérieur. Il souhaite notamment réformer l’ordonnance de 1945 : il défend la fin de l’excuse de minorité pour les mineurs récidivistes, et prône la mise en place de peines plancher pour les multirécidivistes. Second fer de lance : le pouvoir d’achat. « Je suis persuadé que les indices habituels de calcul de l’inflation ne reflètent pas la réalité de la hausse des prix au quotidien », affirmet-il, « et que le passage à l’euro a organisé une hausse assez massive des prix dans notre pays ». Sa solution est simple : il faut mettre davantage de concurrence dans la grande distribution, « il faut baisser les prix ». Se proposant d’incarner les principes d’une « véritable révolution économique » sur l’emploi, Nicolas Sarkozy s’enflamme. Pour lui, chaque Français doit pouvoir travailler plus s’il le souhaite. Il prévoit que travailler quatre heures de plus peut permette de gagner 15% de plus. Un coup de boutoir dans les 35 heures qui vient s’ajouter à bien d’autres petites phrases assassines à l’encontre du parti socialiste, du type : « Le PS, c’est ne rien changer, la frilosité… ne rien dire. » G. JEFFROY/FLASH PRESS NICOLAS SARKOZY/La rupture tranquille Hier soir sur France 2, c’est avec calme que le président de l’UMP a répondu aux questions d’Arlette Chabot et d’un panel de Français, sur son programme électoral. Nouvel objectif : incarner la « rupture tranquille ». C’estdit « Je suis dépité, des soirées comme ça sont à oublier. Le comportement des supporteurs hollandais a été en dessous de tout, ce sont des bons à rien. » Jacques Rousselot, président de Nancy, après le match Nancy-Feyenoord (L’Equipe) « Le mot fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire » Enfin, il a réaffirmé qu’il ne ferait « pas de régularisation massive » d’immigrés clandestins, qui nous conduirait, selon lui, à la catastrophe. Il s’est en outre prononcé pour le vote des étrangers aux élections municipales, un droit qu’il soumet à une condition : la réciprocité du droit de vote dans le pays d’origine. En définitive, si le candidat à l’Elysée s’est abstenu de toutes grandes annonces, reprenant de nombreuses propositions du programme législatif de son parti pour 2007, il n’en a pas moins évité les fausses notes. Privilégiant la stratégie de la courtoisie à l’égard de sa rivale Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy ne s’est pas pour autant privé de lui lancer quelques piques. « Sur les questions internationales, peut-on se contenter de dire aux Français je vous écoute, qu’est-ce qu’on fait ? », faisant référence aux velléités de démocratie participative de la candidate. Mais il semble avoir mis un point d’honneur à toujours rester sur le fil du rasoir, avec cette réponse toute faite, mais non moins efficace, sur la féminité de son adversaire socialiste : « Ne réduisez pas Ségolène Royal à son statut de femme, elle vaut beaucoup mieux que cela. » Nicolas Sarkozy hier sur le plateau de France 2. « Le problème, c’est l’effondrement au XX e siècle des fondements de la philosophie des Lumières. » Alexandre Soljenitsyne (Le Figaro) « (Mes chansons) ont terriblement marqué une époque et c’est pour ça qu’elles pourraient être encombrantes. Mais j’ai choisi qu’elles ne le soient pas en les assumant pleinement. Elles sont là, c’est une chance, une merveille. » Michel Delpech, à l’occasion de la sortie de son album B. TESSIER/POOL REUTERS FRANCE PRÉSIDENTIELLE Le ballet des candidatures h Les deux favoris des sondages pour l’accès au second tour de l’élection présidentielle ont désormais officiellement annoncé leur candidature. Demain, sauf coup de tonnerre ou séisme dans le Béarn, c’est le leader de l’UDF, François Bayrou, qui devrait les imiter depuis son département natal. Mais qu’en est-il des autres prétendants potentiels ? A l’UMP, Nicolas Sarkozy ne sera peut-être pas le seul candidat. Mais il devra attendre le 31décembre, date limite du dépôt des candidatures, pour connaître ses possibles adversaires au sein de son propre camp. Une participation à la primaire de Michèle Alliot-Marie et l’incertitude d’un troisième mandat du chef de l’Etat peuvent lui faire obstacle. Au Front national, malgré l’habituel refrain de Jean-Marie Le Pen sur sa difficulté à rassembler les 500 parrainages, on ne doute pas de sa capacité à être présent lors du scrutin présidentiel. Quant à l’extrême gauche, elle s’empêtre dans les négociations internes pour désigner un candidat unique capable de rassembler et de peser sur l’issue finale du suffrage. François Bayrou, candidat demain ? Dans les KIOSQUES Le réchauffement climatique, « On en parle (beaucoup) mais on ne fait (presque) rien ». Dans son numéro de décembre, Alternatives économiques propose une enquête sur le véritable comportement des grands pays dans ce domaine. 3,80 € N. MARQUES/KR IMAGES PRESSE Directsoir t Vendredi 1 er décembre 2006 9



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