Direct Soir n°67 1er déc 2006
Direct Soir n°67 1er déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de 1er déc 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Condoleezza Rice combat pour la paix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 1 er décembre 2006 10 ACTU MONDE A. JAREKJI/REUTERS LIBAN/Pro et anti-syriens face à face Le Liban craint l’embrasement alors que les pro-syriens veulent renverser le gouvernement Siniora. h Hassan Nasrallah, le leader de la milice chiite Hezbollah et allié notoire de Damas et de Téhéran réclame un gouvernement libanais d’union nationale à la place de celui dirigé par Fouad Siniora. L’opposition a décidé d’engager l’épreuve de force en organisant une manifestation monstre aujourd’hui dans les rues de Beyrouth. Pour justifier sa manœuvre, Hassan Nasrallah a déclaré que « le Liban ne peut être dirigé par un seul parti », récusant ainsi la légitimité du gouvernement élu en 2005, dans lequel le Hezbollah occupait une minorité de postes, avant de les quitter le mois dernier. La coalition antisyrienne en place s’est formée après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, et dispose d’une majorité au parlement. Mais il lui est impossible de nommer des ministres chiites à cause SAMUEL ROUSSEAU,GUILLAUME ZELLER George W. Bush à Amman. de l’opposition du parti de Dieu et de ses alliés. Le patriarche des chrétiens maronites, le cardinal Nasrallah Sfeir a dénoncé le recours aux manifestations, accusant tous les bords de mener le pays du Cèdre au désastre. La mère de Pierre Gemayel, le ministre de l’industrie assassiné la semaine dernière, a accusé les manifestants de « creuser la tombe du Liban ». Fouad Siniora a déjà signifié à plusieurs reprises qu’il ne céderait pas aux démonstrations de force, une « tyrannie de la minorité ». Il s’engage ainsi dans un bras de fer face à un Hezbollah qui revendique les lauriers de la guerre contre Israël qui a ravagé le pays cet été. Marwan Hamadé, ministre des Télécommunications, a ainsi résumé la situation : « le Liban est devant un choix de système : démocratie ou autocratie religieuse. » PROCHE ORIENT/L’Amérique fera tout pour la paix Palestine, Irak, Liban et Iran. En tournée au Proche-Orient, l’administration américaine essaie de relancer la paix dans la région. h Après George Bush, c’est au tour de la secrétaire d’Etat américaine de se faire promotrice de la paix au Proche-Orient. Alors que G. W. Bush a rencontré le premier ministre irakien hier à Amman,C. Rice est aujourd’hui en Jordanie, où elle participe au 3 e Forum de l’avenir, un organe de discussion informelle sur un projet de réformes pour le monde arabe proposé par les Etats-Unis. En plus des représentants des pays musulmans de la région, sont aussi présents les ministres des Affaires étrangères russe et britannique, mais aussi les représentants de nombreux représentants de la société civile, parmi lesquels des syndicalistes, des partis d’opposition, et des islamistes.C. Rice s’est livré hier à un marathon qui l’a d’abord conduit à Jéricho. Elle y a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, avec qui elle a évoqué l’échec des négociations avec le Hamas en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale en Palestine. A l’issue de cet entretien, elle a souligné l’importance du maintien et du renforcement du cessez-le-feu entré en vigueur au début de la semaine entre les Palestiniens et Israël. Elle a également salué les déclarations du Premier ministre israélien qui a proposé un retrait des territoires palestiniens en vue de la création d’un Etat palestinien « indépendant et viable ». Elle s’est ensuite entretenue avec son homologue israélienne Tzipi Livni et avec Ehud Olmert. (Lire en page 6) Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah. Soldats libanais en poste devant le siège du gouvernement. Fouad Siniora, Premier ministre libanais. J. SAIDI/REUTERS J. SAIDI/REUTERS J. SAIDI/REUTERS E. VERGUDO/AP PHOTO EN BREF MEXIQUE : INVESTITURE PRÉSIDENTIELLE Felipe Calderon sera investi président de la république mexicaine aujourd’hui. Agé de 44 ans, ce conservateur catholique entend réformer le pays tout en se situant dans la continuité. Dans le domaine économique, il entend poursuivre, l’œuvre du président sortant Vicente Fox, même si ce dernier ne l’a soutenu que du bout des lèvres durant sa campagne. Mais il a aussi repris à son compte la plupart des revendications sociales de l’opposition de gauche. L’investiture devant le parlement pourrait constituer une épreuve supplémentaire pour Felipe Calderon. Depuis la proclamation de sa victoire par la Cour suprême mexicaine, son opposant, Manuel Lopez Obrador, refuse de se reconnaître sa défaite et crie à la fraude électorale. Il s’appuie sur ses partisans pour créer des vagues d’agitations dans le pays, et a mis en place un gouvernement alternatif et itinérant. Malgré les appels répétés du futur président à la formation d’un gouvernement de coalition, les partisans d’Obrador entendent bien perturber la passation de pouvoir entre Vicente Fox et Felipe Calderon. Mardi, le parlement a déjà été le théâtre d’un pugilat entre partisans et opposants de Felipe Calderon. Le nouveau président devrait s’appuyer sur un gouvernement constitué de son parti, le PAN, pour conduire les affaires du Mexique. LES FIDJI S’ENFONCENT DANS LA CRISE Malgré l’expiration de son ultimatum, le contre-amiral Bainimarama, chef d’état-major fidjien, n’a pas lancé d’action militaire pour renverser le gouvernement de Laisenia Qarase. Le conflit concerne un texte prévoyant d’amnistier certains auteurs du coup d’Etat nationaliste de 2000 durant lequel Frank Bainimarama avait failli trouver la mort. Réunis à Sydney, les ministres des Affaires étrangères du Pacifique ont exclu de recourir à la force pour ramener le calme dans l’archipel. COLONISER L’ESPACE L’astrophysicien Stephen Hawking a appelé l’humanité à s’engager sur la voie de la colonisation spatiale. D’après l’auteur d’Une brève histoire du temps, une catastrophe nucléaire ou écologique pourrait perdre l’humanité, « mais si nous nous disséminons dans l’espace et créons des colonies indépendantes, notre avenir sera assuré », a-t-il déclaré sur les ondes de la BBC. Les progrès théoriques dans le champ de la relativité du temps pourraient rendre possible des voyages interstellaires plus rapides à l’avenir.
T. AIZAWA/AFP www.directsoir.net MONDE JAPON/La Défense s’organise Nain militaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon revoit sa stratégie alors que la configuration géopolitique de la région obéit à une nouvelle donne. h Pour la première fois depuis août 1945, le Japon va se doter d’un ministère de la Défense. Le projet de loi a été adopté hier par les députés. Cette réorganisation gouvernementale est une véritable révolution, tant stratégique que culturelle. La Constitution de 1947, conçue par les forces d’occupation américaines, prévoit en effet, dans son article 9, que « le Japon renonce pour toujours à faire la guerre ». Il n’existait, depuis 1954, qu’une agence de Défense. Mais les questions militaires n’étaient pas absentes des préoccupations du Japon, au cœur d’une zone de forte instabilité. En témoigne depuis 2003 la constitution d’un bouclier antimissiles, sous la tutelle américaine, AFRIQUE/Le Tchad accuse le Soudan et l’Arabie Saoudite h Dans une lettre officielle adressée au Conseil de sécurité de l’ONU, N’Djamena a accusé le Soudan et les proches de la famille royale saoudienne de se livrer à des activités ayant pour but « de renverser le gouvernement régulièrement élu du Tchad ». Depuis fin octobre, le régime d’Idriss Déby doit faire face à une reprise des actions miliciennes contre son pouvoir et l’armée régulière du pays. Les rebelles avaient réussi à prendre la ville d’Abéché, dans l’est tchadien, le 25 novembre. Ils s’en étaient finalement retirés. Le gouvernement légitime réclame l’application des Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe. afin de parer à toute menace balistique, notamment nord-coréenne. L’archipel obéit toujours à une stratégie défensive, conforme à sa Constitution, mais ce nouveau ministère de la Défense, voulu par le Premier ministre Shinzo Abe, marque une inflexion significative. En déclarant, hier, que le Japon a les moyens de se doter de l’arme nucléaire, « mais ne le fera pas », le chef de la diplomatie japonaise, Taro Aso, a émis une menace feutrée. A terme, on pourrait assister à la « transformation de la force d’autodéfense japonaise vers une armée capable de s’insérer dans des opérations régionales », explique Benoît Gruselle, de la Fondation pour la recherche stratégique. accords de Tripoli, signés en février 2006 et qui prévoyaient la cessation des actions armées contre le régime en place. Les accusations contre le voisin soudanais sont récurrentes. N’Djamena accuse régulièrement Kartoum de diriger les actions hostiles contre son territoire depuis la province du Darfour, en proie à la guerre civile depuis 2003. L’ONU et l’Union africaine ont proposé de déployer une force internationale entre les deux pays et la Centrafrique pour éviter un embrasement. Idriss Déby, qui a reçu hier le soutien de Dominique de Villepin en visite au Tchad, a accepté l’offre.



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