Direct Soir n°65 29 nov 2006
Direct Soir n°65 29 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de 29 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Leonardo Dicaprio, l'infiltré magnifique

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
Directsoir t Mercredi 29 novembre 2006 10 ACTU MONDE P.HERTZOG/REUTERS BENOÎT XVI/Le pape « encourage l’insertion de la Turquie dans l’Europe » Le pape Benoît XVI et Ali Bardakoglu, directeur des Affaires religieuses du gouvernement turc, hier à Ankara. OTAN/L’Afghanistan au centre des discussions Le sommet de l’Otan s’achève ce soir à Riga. Il a été marqué par les doutes sur la stratégie de l’Alliance. h L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord connaît le doute. La visite du président américain à Riga (Lettonie) pour le sommet n’a pas rassuré ses partenaires qui se divisent sur la stratégie à adopter sur les différents fronts où les Etats membres sont engagés. La journée a par ailleurs été troublée par les informations sur la présence de Poutine au dîner anniversaire de Jacques Chirac – présence finalement annulée. L’Afghanistan a occupé une place centrale dans les discussions, alors que le secrétaire général de l’Organisation, Jaap de Hoop Scheffer, a récemment exprimé son souhait de voir les forces de la coalition se retirer à l’horizon 2008. Mais cette tâche ne sera réalisable que si l’ensemble des pays acceptent d’engager leurs troupes dans des missions de combat plus dangereuses que celles qu’elles SAMUEL ROUSSEAU,XAVIER FORNEROD assurent actuellement. George W. Bush a appelé au renforcement du contingent de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Fias), forte de 32 000 hommes issus de 37 pays. Une position que ne partage pas le président Jacques Chirac qui préférerait que les moyens soient concentrés sur le soutien au président Hamid Karzaï, à la formation de la police et à la lutte contre la drogue. L’autre thème central du sommet a été l’élargissement des partenariats de l’Organisation avec de nouveaux pays du Pacifique, qui appartiennent pour la plupart aux alliances équivalentes à l’Otan dans les autres parties du monde, que les Etats-Unis avaient noué pendant la Guerre froide. Les pays concernés sont entre autres l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Suède et la Finlande. Là aussi Paris et Washington s’opposent. Benoît XVI a entamé hier sa première visite d’un pays musulman depuis la polémique de Ratisbonne. Une visite placée sous le signe de l’amitié. h « La paix est la base de toutes les religions. » Le ton de la visite du pape Benoît XVI en Turquie est donné. Deux mois après la polémique suscitée par son discours de Ratisbonne – dont certains extraits laissaient entendre qu’il associait ` l’islam à la violence – l’ancien spécialiste de théologie comparée cherche l’apaisement. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui accueilli le chef de l’Eglise, a qualifié cette visite de très significative. Son invité a, quant à lui, expliqué l’importance d’une telle visite dans un pays qu’il considère comme « un pont entre les religions. » Dans l’avion, il avait déjà qualifié la République turque de « dernière charnière entre l’Europe et l’Asie ». Le pape a ouvert la porte de l’Europe à la Turquie et le Saint- Siège a déclaré que le pape « encourage le chemin de dialogue et d’insertion de la Turquie dans l’Europe ». Une révolution pour celui qui qualifiait naguère cette démarche de grave erreur. Le souverain pontife a entamé mardi une visite sous haute surveillance, après les manifestations contre sa venue qui se sont tenues le weekend dernier dans le pays. Trois mille policiers assurent la sécurité du Saint-Père. Le chef de l’église s’est rendu sur le mausolée du fondateur de la République laïque de Turquie, Mustafa Kemal Atatürk. Un geste symbolique, pour un chrétien, dans un pays déchiré entre traditionalisme et laïcité, deux tendances portées par le gouvernement islamiste modéré et l’armée. Troupes américaines dans la province de Paktia, samedi. Soldats canadiens et afghans à Kandahar, le 22 novembre. Un soldat canadien de la Fias à Kandahar, lundi. J.D MCHUGH/AFP D.GUTTENFELDER/AP A.KHAN/AP D. LEVENE/EYEVINE EN BREF L’ENQUÊTE SUR LA MORT DE L’ESPION S’ÉLARGIT Alors que le Premier ministre britannique a déclaré hier que l’enquête sur la mort d’Alexandre Litvinenko ne connaîtrait aucune barrière, Scotland Yard étend le champ de ses investigations. Mario Scaramella, un contact italien avec lequel l’ex-agent russe avait déjeuné avant de montrer les premiers symptômes de son empoisonnement, s’est rendu à Londres pour y être interrogé par les autorités britanniques. Il devait être testé pour radioactivité, à l’instar de sept autres personnes. Le polonium 210, la substance toxique qui a coûté la vie à Litvinenko, a été détecté dans cinq endroits de Londres. A ce sujet, le porte-parole de l’ancien espion a ajouté que la substance aurait été détectée dans les bureaux londoniens du milliardaire russe Berezovski, bête noire du Kremlin et exilé au Royaume-Uni depuis 2000. L’enquête s’annonce difficile pour Scotland Yard qui continue à qualifier le décès de Litvinenko de « mort suspecte ». Une requalification en homicide compliquerait une affaire, dans laquelle le président russe a été nommément accusé par la victime. Autre facteur d’inquiétude : d’après certains experts, l’utilisation du polonium 210, un élément radioactif découvert par Marie Curie, supposerait l’accès à une centrale nucléaire ou à un accélérateur de particules. PRIX HEGEL : LA SOCIOLOGIE À L’HONNEUR Le sociologue et historien américain Richard Sennett, 63 ans, professeur à la prestigieuse London School of Economics et à l’université de New York, est le nouveau lauréat du prix Hegel 2006, décerné par la ville allemande de Stuttgart. Ce prix triennal, doté de 12 000 euros, récompense une personnalité ayant œuvré pour le développement des sciences humaines. Les Français Paul Ricoeur et Jacques Le Goff, l’Allemand Dieter Henrich et l’Américain Donald Davidson figurent parmi les précédents vainqueurs de ce prix. FIDJI : LE TOURISME MENACÉ PAR LA CRISE La confrontation entre armée et gouvernement, qui dure depuis 18 mois, pourrait coûter 50 000 emplois au secteur du tourisme dans le pays. La Nouvelle- Zélande a classé le site comme dangereux. Les Fidji donnent l’impression de ne plus offrir la sécurité nécessaire aux touristes. Les hôtels, qui subissent la crise de plein fouet, n’ont pas enregistré de réservations avant avril 2007, d’après M. Korovavala, directrice de l’association fidjienne des hôtels et du tourisme.
C. ENA/AP www.directsoir.net TCHAD/Le régime face à l’assaut des rebelles A nouveau engagée sur le continent, la France ne souhaite plus apparaître comme « le gendarme de l’Afrique ». Soldats de l’armée gouvernementale dans les rues d’Abéché (est du Tchad), hier. h Un avion de reconnaissance de l’armée tchadienne a été abattu hier dans l’est du pays. Mais il ne s’agit que de l’un des incidents qui font monter la tension dans un pays déchiré par une guerre civile qui ne dit pas son nom. Les rebelles de l’UFDD (Union des forces pour la démocratie et le changement) affrontent les troupes régulières du régime du président Idriss Déby, au pouvoir à N’Djamena. Les troupes de la rébellion, renforcées par des déserteurs et d’anciens proches de Déby, se rapprocheraient en ce moment de la capitale où l’armée a renforcé ses positions dans l’attente d’une prochaine offensive. Le pays subit les conséquences du conflit du Darfour, qui a profondément déstabilisé la région. En Centrafrique, où la France est présente, les troupes hexagonales ont été engagées dans un incident au cours duquel elles ont dû ouvrir le feu dans l’aéroport de Birao. Paris compte 1 200 hommes lourdement équipés au Tchad, dans le cadre du dispositif Epervier en place depuis 1986 et renforcé ce week-end par deux avions et l’envoi d’une compagnie. Une situation d’autant plus complexe que, d’après un rapport de la commission des Affaires étrangères du Sénat, l’ancienne métropole « n’entend plus être le gendarme de l’Afrique », et alors que Dominique de Villepin doit se rendre demain à N’Djamena. Paris mise sur le multilatéralisme avec l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine. MONDE PROCHE-ORIENT/Olmert : nouvelles propositions h Ehud Olmert, affaibli dans l’opinion publique israélienne et internationale par la campagne du Liban, rouvre les négociations avec les Palestiniens. Alors qu’un cessezle-feu entrait en vigueur, et malgré les tirs de roquettes palestiniennes qui se poursuivaient, le Premier ministre israélien s’est livré hier à des propositions audacieuses. Rarement un chef de gouvernement de l’Etat hébreu a fait preuve d’un tel aplomb, a fortiori quand sa légitimité est sapée par chaque attaque sur Sderot. Il offre à la fois un retrait de Cisjordanie et le démantèlement des implantations, ainsi qu’un échange de prisonniers palestiniens contre le caporal Shalit, la libération de celui-ci constituant le préalable à un retour à la table des négociations. Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué la démarche, et s’est félicité de cette approche qu’il a jugé conforme à la feuille de route et à l’initiative des pays arabes. Mais, en mentionnant un Etat palestinien « indépendant et contigu », Mahmoud Abbas fait peser une lourde incertitude sur sa capacité à obtenir un règlement définitif et compte sur la faiblesse d’Olmert. Un pari risqué d’après les spécialistes pour qui la démarche de l’Israélien est un coup de maître.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :