Direct Soir n°60 22 nov 2006
Direct Soir n°60 22 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de 22 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Hugo Chavez maître du Venezuela

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 22 novembre 2006 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW ÉDOUARD BALLADUR Liban, UMP, Royal : l’avis d’un sage L’ancien Premier ministre, président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, s’est exprimé hier soir au « Grand 8 ». Le ministre libanais de l’Industrie, Pierre Gemayel, a été tué hier dans un attentat à Beyrouth. Comment expliquezvous la situation actuelle de ce pays ? Ce malheureux Liban a beaucoup de mal à trouver la sérénité et la paix.Ca remonte pratiquement à l’après-guerre. Pourtant, c’était une sorte de modèle,à la fois sur le plan politique et des libertés, mais aussi sur le plan économique et du dynamisme.Je persiste à penser que la cause primordiale du déséquilibre du Liban et des crises répétées qu’il connaît est l’absence de solutions du problème Israélo-palestinien. Quelles peuvent être les conséquences pour le pays ? Une nouvelle guerre civile ? Bien entendu. Je suis partisan d’une présence armée internationale plus forte que l’actuelle. Si on veut être complet,il faudrait aussi contrôler la frontière entre la Syrie et le Liban,par laquelle les armes à destination du Hezbollah ont continué à passer. On ne parviendra à rétablir la paix qu’en parlant à tous les protagonistes, c’est-à-dire y compris l’Iran, la Syrie et l’Irak. Repères La France doit-elle jouer un rôle de premier plan dans la résolution de cette crise ? La décision ne dépend pas de la France seule,ça serait trop facile. Il faut avant tout que les règles fixées par l’ONU soient respectées. De plus, si la France se retrouvait mêlée à des débats qui ne sont pas les siens, une guerre civile, ça serait tout à fait redoutable pour nos soldats sur place. De manière générale, y a-t-il une solution envisageable aux problèmes du Moyen-Orient ? Il n’y a rien de plus urgent que d’arriver enfin à un accord de paix stable et durable entre Israéliens et palestiniens.Dans une large mesure, tout dépend des Américains,car ils sont les seuls à avoir la capacité de convaincre Israël qu’il faut accepter un règlement territorial des frontières reconnues et stables. On y parviendra que par l’accord de la communauté internationale et par une garantie internationale supposant une présence militaire constante aux frontières du Liban, de la Palestine et d’Israël. Liban : la décision ne dépend pas de la France seule AFP XAVIER FORNEROD J. ROBINE/AFP MERIA/OG/DIRECT8 Pour l’actualité politique française, comment expliquez-vous le succès de Ségolène Royal face à ses concurrents du PS ? Elle a bénéficié du fait qu’elle a une image de nouveauté. Elle donne le sentiment de ne pas être comme les autres et de s’occuper de problèmes qui ne sont pas techniques, mais de tous les jours. C’est elle qui symbolisait le renouveau. L’UMP connaît quelques difficultés dans le processus de désignation de son candidat, à l’image de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, sifflée SEBA/VISUAL PRESS AGENCY au Conseil national de l’UMP. Cela peut-il nuire à votre camp ? Je réagis avec un certain amusement.Les sifflets, c’est classique. Il est arrivé qu’au RPR on siffle ceux qui n’étaient pas dans la ligne. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy s’est aussitôt exprimé pour dire qu’on devait respectait la parole de chacun. La procédure et la date de désignation doivent-elles évoluer ? Nicolas Sarkozy doit-il être le seul candidat à droite ? Il n’y a pas à se mettre d’accord sur la procédure de désignation. Elle a été fixée à l’unanimité il y a un an. Mais rien n’interdit dans les règles de notre démocratie de ne pas se présenter en dehors du soutien du parti. Encore faut-il tenir compte des circonstances politiques. (Valérie Trierweiler et Dominique Souchier au Grand 8, sur Direct8.) Théoricien Candidat Conseiller En 1986, Edouard Balladur devient le théoricien de la cohabitation institutionnelle. Mais s’il considère qu’il est impossible au leader de la majorité de refuser les responsabilités gouvernementales, il affirme que la cohabitation ne peut être durable qu’à la condition que le président de la République laisse vraiment le Premier ministre gouverner. CITATION Dans son nouveau livre Laissons de Gaulle en paix (éditions Fayard), Edouard Balladur revient sur la carrière de celui qui incarne le mieux l’image de l’homme d’Etat « à la française ». « J’ai la nostalgie de l’époque de De Gaulle, celle de ma jeunesse ; j’avais pour lui une admiration infinie, même si je ne l’approuvais pas en tout. Je réclame qu’on cesse d’exploiter son souvenir, d’en faire un alibi qui justifie tout ce qui a suivi. » Après la victoire de la droite en 1993, il devient Premier ministre. C’est le début de la seconde cohabitation. S’appuyant sur sa popularité, il décide de se présenter contre Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, soutenu par une partie des dirigeants du RPR, dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. Il est battu au premier tour. Edouard Balladur ne se représentera pas aux législatives de 2007. Dégagé des querelles de partis, il peut dorénavant s’exprimer plus librement. Des conseils et avis qu’il distille au sein de la prestigieuse Commission des Affaires étrangères, très sollicitée dans le contexte international.
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