Direct Soir n°59 21 nov 2006
Direct Soir n°59 21 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de 21 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Hamid Karzaï pour un Afghanistan en paix

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mardi 21 novembre 2006 10 ACTU MONDE E. DUNAND/AFP Hu Jintao accueilli au Palais présidentiel, aujourd’hui à New Delhi. IRAK/L’escalade Enlèvements et attentats spectaculaires visent de plus en plus le gouvernement irakien. La Syrie et l’Iran proposent leur aide. h Panique au sein du gouvernement irakien. En l’espace de trois jours, deux de ses membres ont échappé à des attentats et un troisième a été enlevé. Samedi dernier, l’Armée islamique en Irak, l’un des principaux groupes de la guérilla sunnite, avait appelé ses combattants « à frapper avec force » le gouvernement de Nouri al-Maliki après les accusations lancées contre Hareth Dhari, un influent responsable sunnite. Un mandat d’arrêt avait été lancé contre lui pour « incitation à la violence confessionnelle ». Ces événements interviennent au lendemain de l’arrivée à Bagdad de Walid Mouallem, le chef de la diplomatie syrienne, dont le pays est accusé de soutenir les insurgés sunnites. Une accusation qu’il a tenu à récuser. « La Syrie apporte son soutien au processus politique et au gouvernement né des élections. THOMAS LIARD,SAMUEL ROUSSEAU Nous sommes prêts à vous fournir toute l’aide possible pour que l’Irak maintienne son unité », a-t-il déclaré dimanche. Signe d’une volonté commune, Damas et Bagdad ont annoncé ce matin le rétablissement de leurs relations diplomatiques, rompues depuis 25 ans. Un rapprochement voulu par les Occidentaux. Vendredi, le Premier ministre britannique, Tony Blair, avait même demandé à la Syrie et à l’Iran de devenir des « partenaires » dans une « solution » de paix au Moyen-Orient et en Irak. L’Iran, dont il sera également question dans les jours qui viennent. Le président irakien, Jalal Talabani, doit se rendre en fin de semaine à Téhéran pour des entretiens avec le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Tous deux doivent évoquer la situation en Irak. De retour en grâce, la Syrie pourrait participer aux discussions. INDE-CHINE/Si proches, si loin Le président chinois, Hu Jintao, arrive à New Delhi pour tenter d’apaiser les tensions entre les deux pays les plus peuplés du monde. h Hu Jintao est arrivé hier dans la capitale indienne pour y rencontrer le Premier ministre indien, Manmohan Singh. Il est le deuxième chef d’Etat chinois à se rendre en Inde. Les deux pays ont toutes les raisons d’être comparés, mais plus encore d’être des concurrents. Le gigantisme de leurs populations (2,3 milliards d’individus à eux deux) n’a d’égal que leur croissance vertigineuse et un furieux appétit de puissance. Sur le plan politique, la Chine et l’Inde sont des rivaux déclarés. Les différends frontaliers à l’origine de la guerre de 1962 n’ont jamais été résolus. L’Inde considère que la Chine occupe 38 000 km 2 de son territoire. De son côté, Pékin revendique encore l’Etat indien d’Arunachal Pradesh (nord-est). Le rapprochement entre l’empire du Milieu et le Pakistan inquiète New Delhi. En réponse, l’Inde s’est sensiblement rapprochée de Washington et n’a de cesse de soutenir la cause tibétaine. Si les experts s’accordent à dire qu’il n’y aura pas de déclaration spectaculaire dans le cadre de cette visite de Hu Jintao, celle-ci est le signe d’un réchauffement. Le développement militaire des deux pays est l’une des questions les plus sensibles. Pékin évoquera sans aucun doute le renforcement des capacités de la marine indienne et son influence grandissante dans l’océan Indien. Attentat à la bombe, dimanche à Bagdad. Les Premiers ministres syrien et irakien, hier à Bagdad. Après une attaque au mortier à Bagdad, hier. AFP AFP AP ALESSANDRA/AP EN BREF L’ITALIE FAIT SON GRAND MÉNAGE Grand coup de balai hier à la tête des services de renseignements italiens. Avec une cible en particulier : le général Nicolo Pollari (notre photo), patron du renseignement militaire (Sismi), mis en cause dans l’enlèvement en Italie d’un ex-imam égyptien par des agents de la CIA. Depuis plusieurs mois, ce haut responsable était sur la sellette. Une enquête du parquet de Milan l’a accusé de complicité dans cette affaire. L’ex-imam égyptien, connu sous le nom d’Abou Omar et soupçonné de terrorisme, avait été enlevé à Milan par un commando de la CIA, aidé d’agents italiens, le 17 février 2003. Transféré dans son pays, il avait été incarcéré et affirme avoir été torturé. Le général Nicolo Pollari n’est pas le seul à faire les frais de ce grand ménage. Les chefs du Sisde (renseignement intérieur) et du Cesis, une structure coordonnant les activités du Sisde et du Sismi, ont aussi été remplacés. Le gouvernement italien se défend d’avoir voulu faire un exemple. Le chef de la coalition de centre gauche, Romano Prodi, a assuré qu’il s’agissait d’une « rotation naturelle » à la tête des trois agences. Une attitude qui ne convainc pas la presse transalpine, dans un dossier qui empoisonne depuis des mois les relations entre Rome et Washington. RWANDA : KAGAME MIS EN CAUSE Le juge français Jean-Louis Bruguière a recommandé vendredi de saisir le Tribunal pénal international pour le Rwanda pour la « participation présumée » du président rwandais Paul Kagame à l’attentat du 6 avril 1994 contre le président Juvénal Habyarimana, a-t-on appris hier. Le magistrat a demandé l’avis du ministère public sur les arrestations de neuf membres de l’entourage de Paul Kagame dans le cadre de cette enquête. Les mandats d’arrêts pourraient être émis dans les prochains jours. LES JAPONAIS TOUJOURS ANTINUCLÉAIRES Huit Japonais sur dix veulent que leur pays continue à interdire la fabrication d’armes nucléaires, selon un sondage publié ce matin par le quotidien Yomiuri Shimbun. Le Japon dispose pourtant des moyens techniques pour fabriquer la bombe, mais moins de 20% des personnes interrogées pensent que le Japon devrait revoir le principe anti-atomique en vertu duquel l’archipel s’est placé sous la protection du parapluie nucléaire américain depuis les années 1960.
C. SMETS/LUNA/REA www.directsoir.net AFRIQUE/Progrès de la santé publique Le continent africain est durement touché par les maladies. L’OMS espère qu’il sera capable un jour de relever seul le défi. En Afrique du Sud, traitement contre le sida dans un orphelinat. h Des solutions africaines aux problèmes de santé africains. Dans un rapport présenté hier, le premier du genre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est félicitée des progrès réalisés par le continent dans le domaine de la santé publique. Selon elle, certaines maladies, qui faisaient encore des ravages il y a quelques années, sont sur le point d’être éradiquées. La lutte contre la lèpre ou de la polio, par exemple, ont fait d’énormes progrès. A l’avenir, l’OMS espère que « la région pourra peu à peu, moyennant une aide internationale suffisante, relever les défis colossaux auxquels elle doit faire face ». Partout, l’Organisation observe des « signes tangibles » d’avancées. 33 des 42 pays d’Afrique touchés par le paludisme ont désormais recours au traitement le plus efficace, l’artémisine. Quant à la rougeole, le nombre de décès a baissé de 90% depuis 1999. « Le rapport montre qu’il existe des solutions de santé publique qui donnent des résultats concluants dans le contexte africain », a souligné le président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, cité par l’OMS. Reste à résoudre le problème des systèmes de santé, qui ne sont toujours pas fonctionnels. « Les pays doivent mettre beaucoup plus l’accent sur l’investissement », explique Antoine Kaboré, responsable sida, tuberculose et malaria pour l’Afrique à l’OMS. MONDE ONU Contrôler la menace biologique h Désormais, Kofi Annan pointe du doigt les armes biologiques. Hier, le secrétaire général de l’ONU a averti que la menace terroriste et l’avancée des recherches en biotechnologie rendaient plus que jamais nécessaire le renforcement des contrôles face à cette menace. « Les sciences et les techniques biologiques ont connu de grandes avancées, annonçant des avantages considérables pour le développement humain mais aussi des dangers potentiels », a relevé à Genève le secrétaire général de l’ONU, lors de son discours à la Conférence d’examen de la Convention sur les armes biologiques (155 Etats). Cette dernière interdit la recherche, l’utilisation et le stockage d’armes biologiques. A la suite de son discours, Kofi Annan espère une prise de conscience de la part des pays membres. Il souhaite un renforcement des mécanismes de vérification, comme les visites dans les laboratoires de recherches médicales et pharmaceutiques, à l’instar de ce qui se fait dans le domaine nucléaire. La résistance est forte. Les tentatives pour mettre en place de telles mesures ont toujours été rejetées par plusieurs pays, dont les Etats-Unis, qui ont mis fin aux négociations à ce sujet peu de temps après l’arrivée de George W. Bush à la Maison Blanche.



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