Direct Soir n°44 20 oct 2006
Direct Soir n°44 20 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de 20 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny Depp, le pirate bien-aimé

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 20 octobre 2006 8 ACTU FRANCE EN BREF Mgr Lustiger gravement malade v Ce matin, Mgr Lustiger, 80 ans, a fait des révélations sur son état de santé dans une lettre adressée aux prêtres de son diocèse. Le cardinal Jean-Marie Lustiger a affirmé être atteint d’une « grave maladie » au « traitement lourd ». L’homme d’église ne précise pas s’il s’agit d’un cancer et souligne avec humour que cette lettre « n’est pas son testament ». Les mobiles du cœur v A l’occasion du 3 Forum des déchets, la ville de Paris et l’association Emmaüs organisent jusqu’à demain une collecte de téléphones portables usagés sur le parvis de l’hôtel de ville. L’objectif : offrir des mobiles munis d’un système de carte prépayée aux personnes sans ressources. Loi de finance 2007 v Les députés continuent de voter le budget 2007. Parmi les mesures phares adoptées : la revalorisation de la Prime pour l’emploi (PPE), qui passe de 714 à 948 euros. Le principe d’une réduction d’impôt pour les personnes dépendantes hébergées en établissement long séjour a aussi été entérinée. Hôtellerie : l’UMP monte au créneau v Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a annoncé le dépôt d’un amendement au projet de budget de la Sécurité sociale pour 2007. But de la manœuvre : « valider par la loi » l’accord de 2004 sur les 39 heures, annulé mercredi par le Conseil d’Etat. Une décision qui a placé les quelque 800000 salariés et employeurs du secteur de l’hôtellerie-restauration face à un vide juridique. Ils pourraient aussi bien basculer dans le régime des 35 heures que revenir à un décret de 1999, fixant la durée hebdomadaire du travail à 43 heures. JUSTICE/De nouveaux outils répressifs Devant la recrudescence des violences antipolicières, les pouvoirs publics intensifient leurs annonces. Dernière en date, l’amendement au projet de loi sur la prévention de la délinquance proposé hier par Nicolas Sarkozy. Grâce à ce nouveau mécanisme, le ministre de l’Intérieur souhaite pouvoir renvoyer les agresseurs de « policiers, gendarmes et pompiers devant les assises ». Le gouvernement a fait corps avec son ministre, indiquant que cette nouvelle mesure répondait au souhait du président de la République, exprimé mercredi en Conseil des ministres, de voir les auteurs de ces violences « sanctionnés avec la plus grande sévérité ». Le ministre délégué des Relations avec le Parlement, Henri Cuq, a déclaré hier sur France Info qu’il y avait eu « un arbitrage du Premier ministre et un accord entre le Premier ministre et le ministre d’Etat ». Directement concerné, le garde des Sceaux, Pascal Clément, a lui aussi approuvé la démarche de son collègue de l’Intérieur. Cette « infraction spécifique de violences volontaires sur agent de la force publique commise avec arme et en bande organisée », sera passible de 15 ans de réclusion, contre 10 aujourd’hui, pour ceux qui tendent des guetsapens aux policiers. « C’est-à-dire que de délit, nous passerons à la qualification de crime », a précisé le ministre de la Justice. « Tous ceux qui poseront des guetsapens aux forces de l’ordre sauront qu’ils risquent la cour d’assises et nous espérons qu’ainsi il y ait une dissuasion par la gravité de la menace PRISON/Assurer la dignité h « Notre politique pénitentiaire a un devoir : assurer la dignité des détenus ». Par ces mots prononcés hier au centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais), Pascal Clément a lancé le Contrôle extérieur et indépendant des prisons. Accompagné du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, le ministre de la Justice a déclaré qu’il entendait généraliser la médiation pour les prisonniers. Son but est clair : aider les détenus à régler leur litige avec l’administration. Selon le garde des Sceaux, l’autorité sera « indépendante et incontestable » et permettra un contrôle plus exigeant sur le fonctionnement et les conditions de la détention. En parallèle, Jean-Paul Delevoye et Robert Badinter ont rendu public ce matin une enquête auprès des acteurs du monde carcéral. Les prisonniers réclament : « des cellules plus propres, un minimum d’intimité, se rapprocher des familles, des droits fondamentaux respectés et une préparation à la sortie améliorée. » Autant d’éléments qui serviront de base de réflexion aux Etats généraux de la condition pénitentiaire le 14 novembre prochain. CAROLE TOLILA,XAVIER FORNEROD,NICOLAS CAILLEAUD,ELISE BAUDOUIN,LUDOVIC ORSONI D. CHARLET/AFP judiciaire », a-t-il expliqué. Cette annonce ne satisfait pas les syndicats de magistrats, qui jugent cette mesure « démagogique » et « irréalisable ». « Cela aboutirait à ce que les cours d’assises ne puissent plus gérer les crimes, les choses graves », a estimé Dominique Barella, président de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Cela renverrait aux assises « des milliers d’infractions puisque l’atteinte à l’intégrité physique commence actuellement par de toutes petites contraventions », a-t-il ajouté en citant « le moindre frôlement, une personne qui se débattrait… ».Voté en septembre au Sénat,le projet de loi sur la délinquance n’a pas encore été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. PUBLIVORES 2006/Nuit blanche pour la pub h La nuit des publivores est le rendez-vous incontournable pour les accros de la pub. Demain soir, les Parisiens vont se retrouver au Grand Rex pour voir ou revoir des réclames du monde entier. En quelques années, l’événement est devenu une institution qui a su s’exporter aux quatre coins du globe. Une occasion de faire le point sur la création publicitaire en France avec Jacques Séguéla. Selon vous, la pub mérite-t-elle un tel événement ? La pub est un art mineur. On ne peut pas comparer ça à la littérature, à la peinture. Mais je crois que toute création est un art. Je pense aussi que le journalisme est un art à sa façon. On dit que le cinéma est le 7 e art, la pub est donc le 8e. Les publivores favorisent la création publicitaire internationale. Quel pays a ce qu’on appelle la culture de la pub ? Il y a un classement mondial qui s’appelle Jacques Séguéla. BALTEL/SIPA Pascal Clément et Jean-Paul Delevoye, hier à Bapaume. L’exclu Directsoir « 2890 policiers ont été blessés en opération depuis le 1 er janvier. » Nicolas sarkozy, mardi dernier, devant l’Assemblée nationale. le Gunnreport qui va sortir dans quinze jours. J’ai eu la primeur de le lire. Je peux vous dire que l’Amérique est le pays le plus primé du monde, suivi de l’Angleterre, puis de la France. C’est un classement qui n’a pas bougé depuis 5 ans. Il faut également noter la remontée de l’Allemagne et la progression du Brésil, de l’Argentine, de la Thaïlande. Quelles sont les caractéristiques de la publicité française ? En fait, il y a trois formes de publicité dans le monde. La publicité anglaise part de la tête pour toucher le cœur. La deuxième, c’est la publicité française, latine, qui part du cœur pour toucher la tête. La troisième est américaine, elle part de la tête pour toucher le portefeuille. Enfin, il y a un nouveau modèle naissant : celui qui part du cœur pour toucher le cœur. C’est celui des pays émergents à la publicité, c’est-à-dire la Chine, les pays de l’Est et d’Amérique du Sud.
www.directsoir.net PS-DÉBAT/Sans micro, sans caméra Les trois candidats à l’investiture ont fait face aux militants des régions, hier soir, à Clermont-Ferrand. C’est Clermont-Ferrand en Tchétchénie ! », ont raillé les conseillers de Dominique Strauss-Kahn. La raison : une rumeur selon laquelle les journalistes n’auraient pas le droit d’utiliser leurs ordinateurs, lors du grand débat régional d’investiture socialiste à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand, hier soir. L’annonce de la tenue à huis clos de ce deuxième débat avait déjà fait grincer des dents. Mais la direction du parti est restée intraitable : pas question de donner des armes à la droite en filmant les discours, l’essentiel étant de convaincre les militants régionaux. Devant les 3 000 militants venus des différentes délégations régionales, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont joué la discrétion, jusqu’à éviter la confrontation directe. Les mots d’ordre, désormais bien rodés, restent les mêmes : proximité pour Ségolène Royal, social-démocratie pour Dominique Strauss-Kahn, antilibéralisme pour Laurent Fabius. Accueillis par le maire fabiusien de Clermont-Ferrand, Serge Godard, les trois candidats à l’investiture présidentielle montent à la tribune en ordre dispersé. Arrivés côte à côte, les deux poursuivants laissent la favorite des sondages ouvrir le bal à 21 heures. Elle semble avoir pris acte des critiques sur son ton policé du premier débat. Le ton est plus dur : « La France est au bord du déclin, car elle est en de mauvaises mains », lance-t-elle. Fidèle à sa ligne politique, Ségolène Royal recourt aux formules qui ont fait son succès jusque-là, quitte à user des plus générales : « l’ordre juste », ou le « désir d’avenir ». La candidate profite d’une question d’un militant pour s’exprimer sur le système bancaire français, l’accusant de « faire du profit sur le dos des pauvres ». La remarque suscite de vifs applaudissements chez les militants. La députée des Deux-Sèvres passe les vingt autres minutes de son intervention en se faisant la protectrice de l’Etat : défense d’un système de santé égalitaire en milieu rural, ou laïcité dans les services publics, Ségolène Royal jongle entre centralisme et libertés régionales. Résultat mitigé à l’applaudimètre. Dominique Strauss-Kahn prend la relève, fort de son regain de popularité. Les sondages lui ont été favorables à l’issue du débat télévisé du 17 octobre (+5% selon le sondage OpinionWay pour Le Figaro du 19 octobre). L’ancien ministre de l’Economie s’est fait l’apôtre de « la gauche de la C’estdit « Ma responsabilité à moi, ce n’est pas d’être une vedette de la politique mais bien d’être un artisan de la politique, un mécanicien, un horloger, un boulanger, c’est-à-dire qu’il faut mettre la main dans le moteur, la main à la pâte. » Dominique de Villepin, Premier ministre (Le Parisien) J.L. LUYSSEN/GAMMA Les mots d’ordre sont désormais bien rodés vérité. Il faut cesser de croire que les socialistes veulent fuir dans le déficit (…). L’effort de redistribution est presque annihilé par la dette publique », martèle le chantre de la social-démocratie à la française. DSK a trouvé sa ligne et s’y maintient : rigueur et solidarité. Le cocktail passe, les militants semblent plus convaincus. Mais l’applaudimètre réserve ses faveurs à Laurent Fabius. La lanterne rouge de la course à l’investiture clôt la soirée, appelant la gauche à « être offensivement antilibérale ». Rien de nouveau dans le discours, mais toujours la même capacité à haranguer le parterre socialiste. « Le projet socialiste est une alternative à la mondialisation financière », continue l’ancien Premier ministre. Un vibrant « Vive la gauche, vive la République, vive la France ! » du député de Seine-Maritîme, termine une soirée de discussions sans grandes surprises. Les militants, plus enclins à écouter qu’à intervenir, ont été plutôt confortés dans leurs positions. En attendant le prochain débat télévisé le 24 octobre, les trois candidats continueront à faire campagne de leur côté. La prochaine confrontation devant les militants se tiendra à Paris, jeudi prochain, puis à Toulouse, le 9 novembre. « Je suis acteur pour que les jeunes gens et les vieux écrivent des poèmes et aient des utopies. Je veux que les gens rêvent à un autre monde. » Daniel Emilfork, disparu mardi, à l’âge de 82 ans. (Le Monde) « Il faut arrêter de parler de Micoud, de l’avant et l’après-Micoud. A force, ça devient lourd. (…) Parlez moins de Micoud et plus des Girondins. » Johan Micoud, meneur de jeu des Girondins de Bordeaux. (L’Equipe) Arrivée des trois candidats à Clermont-Ferrand. J.-P. MULLER/AFP PHOTO FRANCE EMPLOIS/Quand le bâtiment va... h Le bâtiment reste le premier employeur de France. Avec plus de 145 000 postes créés entre 1998 et 2005 selon l’Insee, le secteur n’a jamais cessé d’embaucher. A l’occasion des « 24 heures du bâtiment », aujourd’hui au Palais Omnisports de Paris-Bercy, la Fédération française du bâtiment met l’accent sur cette capacité d’embauche, en présence du Premier ministre, Dominique de Villepin, et du ministre de l’Emploi, Jean-Louis Borloo. Un secteur qui entend rappeler aux femmes qu'elles sont les bienvenues. Actuellement, celles-ci ne représentent que 10% de l’effectif total salarié dans ce milieu. Pourtant, les besoins en personnels qualifiés s’élèvent entre 60 000 et 90 000, chaque année, selon les organisateurs. Par ailleurs, les étudiants spécialisés dans le commerce et le management sont également sollicités. Ainsi, dans les dix prochaines années, plus de 50 000 entreprises de toutes tailles seront à reprendre. Parallèlement à ce salon professionnel, une autre partie est ouverte au grand public, jusqu’à demain, à la Maison des métiers du bâtiment. L’occasion de découvrir les professions, mais aussi les innovations technologiques qui révolutionneront l’habitat de demain. Dans les KIOSQUES Le temps se rafraîchit… l’heure du cocooning a sonné. Pour bien se sentir chez soi, Elle Décoration donne quelques idées, conseils et bonnes adresses. A l’honneur ce mois-ci, les canapés. Un numéro vendu au prix spécial de 3 €. HAMILTON/REA Directsoir t Vendredi 20 octobre 2006 9



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