Direct Soir n°44 20 oct 2006
Direct Soir n°44 20 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de 20 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Johnny Depp, le pirate bien-aimé

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 20 octobre 2006 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW ARLETTE LAGUILLER Le combat en continu Cette fois, c’est la dernière. Arlette Laguiller entame sa sixième campagne présidentielle. Elle en a donné le coup d’envoi, vendredi dernier, à la Mutualité (Paris). Seul mot d’ordrepour son ultime bataille : redistribuer les profits des patrons. Vous dites que la situation ne s’améliorera pas « si les travailleurs ne réagissent pas de façon brutale et collective ». Quel est votre objectif ? Il s’agit de créer un rapport de forces différent entre le patronat et la classe ouvrière dans son ensemble : c’est-à-dire ceux qui ont un emploi, mais aussi ceux qui n’en ont pas et qui aimeraient bien en avoir. Il faut que tout le monde puisse avoir un emploi et vivre normalement. Cela passe par un certain nombre de mesures. Pour moi, c’est prendre sur le profit, non seulement pour maintenir l’emploi, mais aussi pour en créer de nouveaux. Et tant pis si les actionnaires s’enrichissent un peu moins. Vous souhaitez, dites-vous, être une « menace pour la gauche ». Je pense et j’espère que nous sommes surtout une menace pour le grand patronat qui fait des profits absolument énormes. Tout le monde sait qu’il n’y a pas de répartition correcte des richesses dans ce pays. Tous ceux qui contribuent à la richesse des entreprises voient leur niveau de vie baisser. Il faut une autre répartition du fruit du travail de l’ensemble de la société. La source de financement de votre programme, ce sont exclusivement les profits des entreprises ? Pas la croissance ? Les profits sont suffisants pour permettre de donner du travail à tout le monde. Toutes les entreprises annoncent des profits. Pour celles qui se prétendent momentanément en difficulté, c’est parce que les profits ont un petit peu baissé, mais non parce qu’il n’y en a plus. Quel jugement portez-vous sur les profits des PME qui permettent notamment de financer leurs investissements ? Vous savez, quand on parle des PME, des PMI, je me méfie toujours. Parce que les petites Il faut une autre répartition du fruit du travail de l’ensemble de la société Repères AFP P.BOUSSEL/AFP J. SAGET/AFP entreprises sont presque toujours des filiales ou des sous-traitants des grandes entreprises. Il faut que la population ait les moyens de contrôler les profits des entreprises et les investissements. Je suis pour la levée du secret commercial et du secret bancaire, de façon à ce que l’ensemble des travailleurs et l’ensemble de la population puisse savoir d’où vient l’argent et où il va. Vous dites, ce sont vos mots, que les responsables politiques sont des « larbins qui rampent aux pieds des patrons ». Je crois qu’il y a des raisons d’être dur vis-à-vis du patronat, et en particulier du grand patronat. On a des profits énormes et on n’a jamais eu autant de pauvres dans ce pays. Il y a une REUTERS/PHILIPPE WOJAZER précarité de l’emploi de plus en plus grande. Alors oui, il y a de quoi être révolté sur la façon dont le patronat, couvert par les politiques, traite la population, et en particulier la population ouvrière, salariée et chômeuse. Vous vous placez toujours sous les auspices de la faucille et du marteau… Nous avons toujours voulu représenter la classe ouvrière et le monde du travail. De ce point de vue là, la faucille et le marteau demeurent un bon symbole, même si, bien sûr, aujourd’hui, on se sert plus d’ordinateurs que de faucilles. Mais il y a encore beaucoup d’ouvriers qui se servent de marteaux, même s’ils sont électrifiés ! Une référence historiquement lourde. Moi, j’appartiens à la famille trotskiste qui s’est toujours battue au nom de la classe ouvrière, au nom des idéaux d’un vrai socialisme, d’un vrai communisme. Le combat des trotskistes a été à l’origine orienté contre le détournement par la bureaucratie stalinienne de la révolution russe des années 1917. Des milliers de trotskistes ont payé de leur vie ce combat. Son modèle : Léon Trotsky Son mouvement : Lutte ouvrière Son espoir : le pouvoir ouvrier Léon Trotsky (1879-1940). Figure clé de la révolution bolchevique de 1917, son opposition à Staline le conduit en exil au Mexique où il meurt assassiné. Sa pensée reste la référence d’Arlette Laguiller. PROPOS RECUEILLIS PAR CLÉLIE MATHIAS ET GUILLAUME ZELLER PROFIL Née en 1940, Arlette Laguiller passe sa jeunesse aux Lilas, en banlieue parisienne. Elle accomplit toute sa carrière professionnelle au Crédit Lyonnais. Après un passage par le PSU et la CGT, elle participe à l’édification de LO dont elle devient porte-parole. Elle se présente pour la première fois aux élections présidentielles en 1974. En 2002, elle obtient 5,72% des suffrages au premier tour. Émanation de l’Union communiste internationaliste, LO se veut une libre association de militants pour la défense de la classe ouvrière. Ses effectifs ne sont pas divulgués. Elle compte sur le travail militant dans les entreprises et le vote. On la voit aux côtés d’Olivier Besancenot et Noël Mamère. Mais elle ira seule au combat.
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