Direct Soir n°42 18 oct 2006
Direct Soir n°42 18 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de 18 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Monica Bellucci impériale

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 18 octobre 2006 10 ACTU MONDE CORINNE DUBREUIL/CAMELEON/ABACA MONDIALISATION/Le soleil se lève au Sud Loin des clichés, les pays du Sud ont décidé de profiter de la mondialisation. h La suprématie commerciale des pays du Nord est remise en cause. C’est la révélation du rapport 2006 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) sur les Investissements directs à l’étranger (IDE). Cet indicateur économique est l’un des plus fiables pour mesurer l’essor, le rayonnement et la solidité à long terme de la croissance. A l’heure actuelle, ces flux décisifs émanent surtout des pays du Nord. Mais, petit à petit, les pays en développement rattrapent leur retard. Cette année, sur les 916 milliards de dollars investis à l’étranger, plus du tiers l’a été vers des entreprises des pays du Sud, un record. Les investissements réciproques sont passés de 2 milliards en 1985 à 60 milliards en 2005. En moins de quinze ans, le nombre des grandes sociétés originaires du Sud parmi les GUILLAUME ZELLER,SAMUEL ROUSSEAU Daria Joukova. 500 plus grosses firmes mondiales est passé de 19 à 47. Plusieurs raisons expliquent cette évolution. Les puissances économiques émergentes (Brésil, Chine, Corée du Sud et Inde) investissent de plus en plus dans l’énergie, les matières premières, mais aussi les télécoms et les nouvelles technologies de l’information. Pour certains analystes, il faut aussi prendre en considération les conditions de prêt des grandes institutions financières internationales (FMI, OMC, Banque mondiale) jugées souvent très, peut-être trop, rigoureuses. Une franche incitation à développer les investissements directs. Ceux-ci alimentent ainsi la richesse et le développement local des pays destinataires. Si, comme le prévoit la CNUCED, cette tendance devait durer, elle permettrait une redéfinition des rapports économiques Nord-Sud. ABRAMOVITCH/Salade russe Roman Abramovitch, l’homme le plus riche de Russie, n’est pas un modèle de fidélité. Son épouse Irina s’est lassée. Elle attaque. h L’idylle de l’oligarque avec Daria Joukova, créature de 23 ans, a épuisé la patience d’Irina, sa femme légitime. Selon le tabloïd anglais News of the World, elle réclamerait le divorce, et la moitié de la fortune de son futur ex, estimée à 18 milliards de dollars. Il s’agirait du divorce le plus rentable de l’histoire. Le milliardaire affirme qu’aucune procédure judiciaire n’est en cours. Peut-être tentera-t-il une conciliation ? Le parcours de Roman Abramovitch est spectaculaire. Ses opérations médiatiques, comme le rachat du célèbre club de football de Chelsea, lui ont apporté une forte notoriété. L’origine de sa fortune demeure obscure. D’heureuses opérations dans le secteur énergétique en seraient la source. Pourtant, l’étoile montante du capitalisme russe a pris peur en 2003. Son ami Khodorkovsky, qui dirigeait le groupe Ioukos, était déporté en Sibérie par un Vladimir Poutine décidé à assainir le milieu des affaires. Le tycoon ralliait alors la Grande-Bretagne. Etrange exil puisque l’an passé, Poutine le nommait gouverneur du district de Tchoukotka qu’il administre depuis ses résidences somptuaires. Roman Abramovitch ne s’attendait pas à ce que son horizon soit obscurci par les frasques de sa vie privée. Irina, mère de ses cinq enfants, qui attend une substantielle pension alimentaire, à moins que le couple retrouve l’unité. Le feuilleton va faire les beaux jours de la presse populaire londonienne. Centre d’appel à Bangalore (Inde). Réunion entre les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale, à Singapour, le 20 septembre 2006. Manifestation devant la bourse de Jakarta (Indonésie). B. JONKMANNS/LAIF-REA S. JAFFE/REUTERS REUTERS YURIKO NAKAO/REUTERS EN BREF ETATS-UNIS : UN GESTE HISTORIQUE A la demande du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés, les Etats-Unis vont accueillir sur leur sol 10 000 réfugiés burundais, parqués dans des camps de l’ouest de la Tanzanie depuis 1972 pour les plus anciens d’entre eux. Un geste de solidarité qui n’a rien d’une demi-mesure : les bénéficiaires de cette offre se verront attribuer un permis de séjour permanent. Cet afflux soudain, annoncé hier par le département d’Etat, est l’un des plus importants de l’histoire américaine. Les premiers Burundais pourraient arriver sur d’ici à la fin de l’année. CORÉE DU NORD/LA LOI DU PLUS FERME Washington envoie sa voyageuse la plus aguerrie en Asie pour plaider l’application des sanctions décidées par l’ONU contre la Corée du Nord. Condoleezza Rice aura fort à faire dans les quatre capitales qu’elle a commencé à visiter depuis hier. Première étape : Tokyo. Un échauffement, puisque les deux pays ont exprimé ce matin leur total accord pour défendre une ligne dure face à Pyongyang. En Corée du Sud, en Chine et enfin en Russie, la secrétaire d’Etat américaine devra convaincre ses partenaires d’aller au bout de l’embargo voté à l’unanimité par le Conseil de sécurité. La Corée du Nord a d’ores et déjà qualifié le texte onusien de déclaration de guerre, et n’apprécie pas la venue de « Condi ». Et les réticences des trois pays visités cette semaine devraient aller crescendo. En effet, d’après la chaîne américaine NBC, Pyongyang aurait informé l’armée chinoise de son intention de procéder à un nouvel essai nucléaire souterrain. Si les chancelleries asiatiques n’ont pas encore confirmé, les télévisions d’outre-Atlantique ABC et NBC, citant des sources du Pentagone, révélaient ce matin des « mouvements suspects » de véhicules en Corée du Nord. MADONNA/HEUREUX ÉVÉNEMENT David Banda, le bébé malawite adopté par Madonna et son mari, est arrivé hier dans la demeure londonienne de la star. La polémique fait rage, car d’après certaines associations, la procédure locale n’aurait pas été respectée pour l’adoption du petit, dont le père biologique soutient la pop star. La justice malawite a décidé d’une période probatoire de 18 mois pour rendre définitive l’adoption. Madonna a beaucoup donné pour l’association Raising Malawi, qui construit un orphelinat de 4 000 places.
ISSOUF SANOGO/AFP www.directsoir.net CINÉMA/L’Afrique, c’est chic Bamako, d’Abderrahmane Sissako, sort en salles aujourd’hui. Un film une qui reflète le dynamisme du cinéma africain. h Il est loin le temps où l’Afrique n’était que le plus beau décor dont puisse rêver un réalisateur. Le temps des Mogambo, Atari et autre Out of Africa. Aujourd’hui, l’Afrique reste un cadre somptueux, mais s’avère un continent grand fournisseur de metteurs en scène et acteurs qui débordent les salles d’art et Le réalisateur malien Abderrahmane Sissako. d’essai pour toucher le grand public. Et celui-ci ne s’y trompe pas. Bamako, du Malien Abderrahmane Sissako, fait déjà parler de lui, alors que les cinéphiles français ne le découvrent qu’aujourd’hui. Même chose pour le film sud-africain Mon nom est Tsotsi, qui a reçu l’oscar de la meilleure production en langue étrangère à Hollywood cette année, avant de rencontrer son public dans les salles françaises. Jean-Pierre Bekolo, réalisateur camerounais révélé à Cannes en 1992 pour Quartier Mozart, soulignait récemment dans une interview au quotidien de Kinshasa (République démocratique du Congo) Le Potentiel, le lien étroit existant entre le cinéma et l’Afrique, terre des contes par excellence. Cet enrichissement mutuel ne doit pas faire croire que le cinéma africain serait un cinéma « de papa », offrant au public occidental un spectacle aussi touchant que folklorique. Débarrassé de ses complexes et des conseils occidentaux, le cinéma africain utilise enfin ses atouts pour s’emparer d’enjeux contemporains. Bamako entend le démontrer aujourd’hui. MONDE ONU/Deux pays dans un fauteuil h Les 192 Etats membres de l’Organisation des Nations Unies votent depuis lundi pour remplacer l’Argentine comme représentant de l’Amérique latine, parmi les 10 membres non-permanents du Conseil de sécurité. L’élection, à bulletin secret, se fait à la majorité des deux tiers. Un système qui a déjà permis d’atteindre un record de 155 tours. Et pour le représentant américain à New York, John Bolton, on allait ce matin vers un nouveau record. Pendant plusieurs mois, Hugo Chavez, président du Venezuela, a sillonné le monde, courtisé de nombreux Etats, parmi lesquels l’Iran, les membres de la Ligue arabe, la Russie ou encore la Chine. Objectif : l’obtention du siège pour son pays. Aujourd’hui, face à lui, demeure le Guatemala, un Etat sans envergure internationale, mais proche de Washington. Et, malgré les efforts de Chavez, c’est ce petit pays qui a survolé les premiers tours de scrutin, sans pour autant emporter la victoire finale. Dans les coulisses de la Maison de verre, on attribue les mésaventures du Venezuela au discours de son président, devant l’Assemblée générale, lorsqu’il avait comparé George W. Bush au diable, en septembre dernier. Au lendemain de la déconvenue infligée à son poulain, Correa, à la présidentielle équatorienne, Chavez devra sans doute revoir ses ambitions à la baisse.



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