Direct Soir n°41 17 oct 2006
Direct Soir n°41 17 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de 17 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Hillary Clinton : objectif Maison-Blanche

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mardi 17 octobre 2006 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW ELIE CHOURAQUI Un film pour dissiper les malentendus Le réalisateur présente son nouveau long métrage, « Ô Jérusalem » (sortie demain dans les salles), sur les débuts du conflit israélo-palestinien. Un thème délicat qu’Elie Chouraqui aborde avec justesse. A 25 ans, vous découvrez le livre ÔJérusalem. Quelle a été votre impression ? J’avais été vraiment bouleversé par les vies de ses hommes et de ces femmes, par leur implication politique, par les changements impliqués sur la scène internationale. Mais je n’avais pas été le seul, le livre a été tiré à des millions d’exemplaires dans le monde. Vous pensiez en faire un film ? J’étais un jeune cinéaste.Ô Jérusalem, c’est le film de la maturité, il faut avoir la maîtrise de son travail et en même temps être parvenu à une certaine épaisseur intellectuelle.Il faut sentir que l’on est prêt pour ce genre de récit. Savez-vous pourquoi les auteurs ont fait appel à vous ? D’autres réalisateurs étaient intéressés… Ils avaient vu mon film Harrison’s Flowers et avaient apprécié mon travail. Ils ont aimé le discours que je tenais sur les Juifs et les Arabes et sur la situation au Proche-Orient. Quand Dominique Lapierre (coauteur avec Larry Collins Dans le film, comme dans la vie, personne n’a tort ou raison Repères J._P. FIZET/GAMME d’Ô Jérusalem,ndlr) est revenu vers moi il y a cinq ans,j’ai eu vraiment le sentiment qu’il était temps d’en faire un film.Il fallait raconter l’histoire.Sinon, trop de malentendus s’installent. A quel niveau ? Sur la façon dont les Arabes et les Juifs se sont partagé ce territoire.On a l’impression aujourd’hui que cela a été une OPA. En fait, il s’agissait d’une colonie, d’un protectorat dont le partage a été décidé par les Nations unies. Il fallait réexpliquer les choses et montrer qu’un Arabe et un Juif pouvaient s’entendre au-delà de leurs différences. Est-ce difficile d’être impartial sur un sujet aussi sensible ? Il faut se mettre de chaque côté et ressentir ce que chacun vivait.Se mettre à leur place et s’impliquer complètement dans chaque communauté. Il faut essayer de leur donner raison. Je me suis impliqué du côté arabe comme du côté juif, c’est pour ça que dans le film,comme dans la vie,personne n’a tort ou raison. Quelle est la dimension symbolique de Jérusalem pour vous ? C’est une ville extraordinaire… C’est le seul endroit au monde ou d’un seul regard on peut embraser à la fois le Mur des lamentations, le Chemin de croix… où l’on a le sentiment que chaque lieu, chaque pierre a été foulée par des événements de notre mémoire collective.C’est le lieu des religions, un incroyable croisement culturel. BENAROCH/SIPA E. FOUGERE/VIP IMAGES Aujourd’hui, au milieu des Arabes, des Juifs et des chrétiens, vous voyez les touristes japonais. S’il y a un milliard de problèmes à Jérusalem, les gens y cohabitent depuis toujours,même lorsqu’on a essayé de les séparer les uns des autres… On passe devant le Mur des lamentations on fait cinq mètres et on tombe sur le quartier arabe. On fait encore cinq mètres, on tourne à gauche et on se trouve sur le Chemin de croix. Le tournage ne s’est pas déroulé dans la ville, pourquoi ? C’était trop compliqué de déplacer les équipes. C’est un décorateur israélien qui m’a conseillé de tourner à Rhodes.Géographiquement,les deux villes sont très proches. La végétation, la lumière est la même, l’habitat sont semblables… La Jérusalem d’aujourd’hui n’a pas grand-chose à voir avec la ville d’il y a cinquante ans.Rhodes est tellement proche qu’on la surnomme « la petite Jérusalem » … MERIADEC/DIRECT8 J.J. Field, Saïd Taghmaoui, Patrick Bruel. Comment s’est effectué le casting ? Il fallait trouver des gens qui soient les personnages et non pas mettre mes personnages dans la peau d’acteurs connus. Pour être crédibles, ils devaient avoir des accents différents pour montrer qu’ils venaient de lieux différents. Dans la Palestine de 1947, personne ne venait du même endroit. J’ai donc été partout : en France, aux Etats-Unis, à Londres, dans les pays arabes, à Tel-Aviv… Vous jouez dans le film… J’aime les valeurs qu’incarne ce personnage, je les partage : il fait la guerre sans l’aimer, il se bat sans aimer se battre, il a peur pour les jeunes gens qui l’entourent. Je me suis attaché à lui et me suis demandé si je ne devais pas le jouer. Puis en toute mauvaise foi, comme chaque réalisateur qui joue dans ses films, je n’ai trouvé personne pour l’interpréter,alors je me suis lancé. Travaillez-vous sur un autre projet ? On va se calmer ! …. (rires) Entre drame et comédie Ses spectacles Le dernier-né Dans Les marmottes, avec Anouk Aimée et Daniel Gélin, il passe à la comédie. Un genre nouveau pour le réalisateur qui aime raconter des histoires d’amour impossibles. PROPOS RECUEILLIS PAR ADRIENNE DE MALLERAY FILMOGRAPHIE 2006 : Ô Jérusalem 2001 : Harrison’s Flowers 1995 : Les menteurs 1993 : Les marmottes 1990 : Miss Missouri 1987 : Man on Fire 1984 : Paroles et musique 1982 : Qu’est-ce qui fait courir David ? 1978 : Mon premier amour En 2000, il monte la comédie musicale Les dix commandements. Elle triomphe grâce, entre autres, à la participation de Pascal Obispo. En 2004, il s’attaque à Spartacus, avec Maxime Le Forestier. Avec Ô Jérusalem, Elie Chouraqui fait son retour au cinéma après six ans d’absence. Il est ici en compagnie de Saïd Taghmaoui, un de ses interprètes, sur le plateau de Direct8.
Après les Trains Événements de l'année 2006 : le Train de la Banque Postale, le Train léonard de Vinci, le Train de la Création d'Entreprises, le Train du Rugby et différents Trains professionnels Lancement du 229ème Train Exposition par la MAC IF et la MAIF Société des Trains Exposition - Tél : 01 53 25 16 40 -e.mail : ste@trains- expo.fr



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