Direct Soir n°39 13 oct 2006
Direct Soir n°39 13 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de 13 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Vanessa oiseau de paradis

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 13 octobre 2006 10 ACTU MONDE G. BAKER/AP TURQUIE/Pas d’amnésie possible sur l’Arménie Quand le prix Nobel – de littérature – et une loi française jettent le pavé arménien dans la mare d’Ankara. h Le jour le plus long pour la Sublime Porte. Après un affrontement qui a opposé Paris et Ankara, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi du PS pénalisant la négation du génocide arménien. Un sujet très sensible en Turquie, avec lequel le gouvernement ne plaisante pas. Pour le ministre des Affaires étrangères, A. Gül, il s’agit d’un « coup sévère porté aux relations franco-turques ». De nombreux hommes politiques en France – parmi lesquels Jack Lang, dès hier – s’interrogent sur le vote de l’Assemblée et ses multiples conséquences commerciales. La Turquie n’écarte pas, en effet, l’échec d’un boycott des entreprises françaises. L’Union européenne a regretté le choix de Paris, et le président de la Commission européenne SAMUEL ROUSSEAU,ALEXANDRE GIRAUD Un soldat nord-coréen pointant le photographe. n’a pas hésité à déclarer qu’il ne souhaitait pas de « nouvelles conditions » à l’entrée de la Turquie dans l’Union. Mais la dure journée du gouvernement d’Ankara ne pouvait s’achever ainsi : la République orientale a dû hier se « débrouiller » de son premier prix Nobel de littérature. Orhan Pamuk, le lauréat, est l’auteur de Neige ; c’est aussi un intellectuel qui soutient les causes kurde et arménienne. Le ministre turc des Affaires étrangères s’est réjoui sans réserve de cette distinction, une première pour son pays. La chancellerie ne s’est pas privée de faire remarquer que les poursuites contre O. Pamuk n’ont jamais été l’œuvre du ministère public. Ankara rappelle aussi que c’est au nom de la liberté d’expression que son Nobel n’a justement jamais été condamné. NUCLÉAIRE/L’équilibre de la sanction Jusqu’où sanctionner la Corée ? Une équation à plusieurs inconnues que doit résoudre la communauté internationale. h Pékin, Séoul, Tokyo et Washington cherchent la recette qui contraindrait Pyongyang à la reculade et réfléchissent aux conséquences de la disparition possible de cette dictature. Hier, les Etats-Unis ont proposé une deuxième version de leur projet de résolution de sanctions. Celui-ci prévoit un embargo sur les denrées non-alimentaires, la plupart des armes, et la fouille des navires sortant ou entrant en Corée du Nord, ainsi que l’autorise l’article 41 de la Charte des Nations unies. Le texte permet aussi d’envisager légalement des sanctions militaires à long terme. Pour sa part, le Japon a lancé un embargo commercial total contre son voisin. Mais la Chine privilégie la modération. Pas pour soutenir Pyongyang, mais pour protéger la stabilité de la région. Depuis les famines du milieu des années 1990, les vingt-trois millions de Nord-Coréens dépendent de l’aide alimentaire internationale. Les perfusions de la communauté internationale sont donc vitales pour empêcher l’effondrement du régime que redoutent Séoul et Pékin. Ces derniers craignent un exode massif d’une population parmi les plus pauvres du monde. Une question que le Président sud-coréen a évoquée aujourd’hui avec son homologue chinois lors de sa visite en Chine. Chinois et Sud-Coréens sont réalistes : une trop violente transformation du statu quo pourrait, selon les deux pays, déstabiliser l’économie de la région, voire du monde. Le Turc Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature. Manifestants turcs devant le consulat de France à Istanbul. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, avec le Premier ministre turc, T. Erdogan. T. SILZ/DDP/AFP O. ORSAL/AP OZDEMIR/A.A./SIPA V. SALEMI/AP EN BREF DANEMARK/LE RETOUR DES CARICATURES Une caricature et une vidéo satiriques de Mahomet publiées sur le site du parti d’extrême droite danois jettent à nouveau un froid entre le royaume et le monde musulman. Le Danemark veut éviter un nouvel embrasement, tout juste un an après le violent conflit né de la publication de caricatures du prophète dans un quotidien. Après la diffusion de la vidéo, le Premier ministre avait immédiatement condamné les jeunes du Parti du peuple danois (PPD) qui l’ont réalisée. Puis, le ministre des Affaires étrangères a pris le relais en s’efforçant de calmer les tensions avec ses homologues des pays musulmans. Cela n’as pas empêché, mardi, le jet de cocktails Molotov sur l’ambassade danoise en Iran. La nouvelle caricature publiée hier sur le site du PPD ne fait pas l’affaire du gouvernement dont il est l’allié au parlement. « Nous l’avons publié il y a cinq mois. Nous ne l’avons pas mise en ligne pour provoquer qui que ce soit », a expliqué le porte-parole du parti d’extrême droite. Le boycott des produits danois a déjà été demandé par plusieurs communautés musulmanes. L’an passé, il avait coûté 135 millions d’euros au royaume danois. DARFOUR/ESPOIR AU FORCEPS Une conférence pour améliorer la paix au Darfour, c’est le vœu de l’Union africaine. Des centaines d’officiels, de leaders de groupes rebelles ou de tribus ainsi que des médiateurs étrangers devraient se réunir prochainement. Cette tentative de relance du dialogue intervient alors que Khartoum subit une forte pression internationale. Le Président soudanais Omar al-Béchir s’oppose à l’envoi de Casques bleus dans une région déchirée par la guerre civile et une grave crise humanitaire. EUROPE/Y A-T-IL UN SHÉRIF DANS L’AVION ? Les ministres européens des Transports se sont mis d’accord sur le renforcement des mesures de sécurité aérienne. Le texte n’impose pas la présence de « shérifs des airs » à bord des avions, mais laisse le choix à chaque pays. Les agents pourraient être armés si les Etats concernés donnent leur accord « conformément à la législation nationale ». Selon un responsable de la lutte antiterroriste, cinq pays de l’Union, dont la France et la Suisse embarquent déjà des hommes armés sur certains vols.
www.directsoir.net LIBAN/Mains tendues pour reconstruction éclair Deux mois après la signature de la trêve avec Israël, le Liban se reconstruit très rapidement grâce à l’aide internationale. h Les gravats sont vite remplacés par des bâtiments et des routes. La reconstruction du Liban ne traîne pas, malgré les dommages de la guerre estimés à 3,5 milliards de dollars. Et pour cause : lors de la Conférence de Stockholm, le pays du Cèdre a récolté 900 millions de dollars d’aides Les décombres de la ville d’Hannawiye au Sud-Liban. internationales pour se relever. Les premiers donateurs sont les pays arabes, avec 60% des dons. Le Quatar arrive en tête avec 300 millions de dollars. L’Europe a financé 10% de l’effort et les Etats-Unis 6%. La solidarité internationale a permis à Beyrouth de ne pas perdre pied. Mais T. COEX/AFP reconstruire ne passe pas seulement par la pierre. Ainsi, le Centre de coordination pour l’action anti-mines au Liban sud nettoie le pays des centaines de milliers de sous-munitions répandues. Les fonds collectés pour cette mission, dont la plupart viennent des Emirats arabes unis, permettent de mener cette campagne de déminage pour six mois. Derniers acteurs du renouveau : les associations. Solidarité laïque, basée à Paris, a lancé un appel au don pour les écoles publiques libanaises dont la rentrée aura lieu ce lundi. Par ailleurs, 42 millions de dollars ont été offerts à différentes ONG et associations par le prince malaisien Farid ben Abdallah, homme d’affaires d’origine libanaise. MONDE DÉFICIT EN BAISSE AUX ÉTATS-UNIS/Un bol d’air pour Bush h Un déficit à 248 milliards de dollars. Ce chiffre astronomique est cependant une bonne nouvelle pour le Président américain. A moins d’un mois des élections de mi-mandat, le Parti républicain est en grande difficulté sur les questions de l’Irak et de la lutte contre le terrorisme. George W. Bush s’est réjoui hier de la baisse du déficit fédéral pour 2006. Cette bouffée d’air a été rendue possible par une recette fiscale 12% plus importante que prévu. Le « gap » américain est donc repassé sous la barre symbolique des 2% du Produit intérieur brut. Mais ces chiffres sont relatifs : ils cachent une hausse de 7,4% du budget, grandement liée aux coûts de la guerre en Irak. Malgré tout, la Maison Blanche a des raisons de défendre son bilan : la présidence a fait la preuve que la baisse des impôts, qu’elle a durement défendue, avait soutenu la croissance sans priver l’Etat fédéral de ses ressources. Autre atout, susceptible de relancer l’actuel président : les Etats-Unis annoncent avoir créé 6,6 millions d’emplois depuis 2003. Voilà qui devrait rassurer un électorat conservateur secoué par les scandales de mœurs qui viennent d’impliquer certains représentants du Parti républicain.



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