Direct Soir n°208 25 sep 2007
Direct Soir n°208 25 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°208 de 25 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy s'exprime à l'ONU

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°208/Mardi 25 septembre 2007 8 EN COUVERTURE TROIS PRÉSIDENTS ET L’ONU Nous devons fixer des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif de 50% de réduction des émissions d’ici à 2050 est une absolue priorité pour éviter une catastrophe mondiale. Nicolas Sarkozy, hier, à New York. Intervention de Nicolas Sarkozy, lors de la réunion au sommet sur les changements climatiques, hier, au Nations unies. duire leurs effets », précise le chef de l’Etat dans les colonnes du New York Times. Paris veut faire valoir une position autonome. Et celle-ci semble davantage convenir à Washington que celle que Dominique de Villepin défendait naguère. A l’issue d’un déjeuner avec Bernard Kouchner, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice déclarait : « Il n’y a pas en substance de différence dans la façon dont nous voyons la situation et ce que la communauté internationale doit faire. » L’AFRIQUE AU CŒUR DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE KEYSTONE-FRANCE LE GÉNÉRAL DE GAULLE Autre sujet qui devrait être au cœur de l’intervention du président de la République : la sécurité et le développement de l’Afrique. Nicolas Sarkozy devait présider cet après-midi une réunion exceptionnelle des quinze membres du Conseil de sécurité en présence de GeorgeW.Bush, du secrétaire général de l’ONU et du président malien de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré. Nicolas Sarkozy sait l’importance de son intervention d’aujourd’hui pour les Africains. L’Elysée souligne que c’est seulement la troisième fois de l’histoire de l’organisation internationale qu’une réunion se tient à un tel niveau, intitulée pour l’occasion « L’Afrique face aux défis de la paix et de la sécurité internationale ». L’urgence concerne le Darfour, dossier sur lequel la France souhaite avancer le plus vite possible afin de faire cesser le drame humanitaire et les exactions qui affligent cette région de l’est de l’Afrique. Une démarche qui recueille le soutien des Etats-Unis et du Royaume- Uni. Et David Martinon d’expliquer : « la crise au Darfour sera bien sûr au menu de ces discussions. Il s’agira d’accélérer les négociations sur le déploiement d’une présence internationale dans l’est du Tchad et au nord-est de la République centrafricaine (…) il est essentiel que cette force se déploie en même temps que la Minuad, qui est la force hybride ONU- Union africaine au Darfour, dans une logique qui vise à stabiliser l’ensemble de la région ». Le président français s’inscrit ■ Le premier président de la cinquième République ne porte pas l’organisation dans son cœur, à tel point qu’il la surnommera « le machin » lors d’un discours en 1960. Au cours de cette intervention, le chef de l’Etat s’opposera au financement des missions de Casques bleus par la France. M. GANGNE/AFP ici dans la poursuite d’une politique sur laquelle il avait déjà insisté le 27 août dernier, lors de la Conférence des ambassadeurs, lorsqu’il avait déclaré qu’il souhaitait « mobiliser davantage la communauté internationale » sur ces questions. DES RENDEZ-VOUS MAJEURS En plus de ce programme déjà imposant, Nicolas Sarkozy profite aussi de ce déplacement pour discuter avec plusieurs de ses homologues dont le président colombien Alvaro Uribe, l’un de ses partenaires les plus importants dans les négociations que mène Paris en vue de la libération d’Ingrid Betancourt. Les autres rencontres bilatérales lui permettront de rencontrer les présidents afghan Hamid Karzaï et brésilien Luiz Iniacio Lula da Silva. Il doit s’entretenir avec la chancelière allemande Angela Merkel ou encore le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Une occasion pour Nicolas Sarkozy de donner une nouvelle intonation à la voix de la France dans le monde. FRANÇOIS MITTERRAND ■ Fin 1991, le président Mitterrand propose la création d’une force permanente de maintien de la paix de 1000 hommes, déployables en 48 heures. La responsabilité en aurait incombé au secrétaire général de l’ONU. Une proposition audacieuse car l’organisation n’a finalement jamais disposé d’un contingent autonome. A. CLARY/AFP LUDOVIC/REA VU PAR Jean-François Daguzan, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) « Le rééquilibrage plus que la rupture » ■ « Si on met en perspective les politiques étrangères de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, il faut d’abord constater que le premier s’est situé dans une continuité forte avec les orientations françaises depuis le général de Gaulle. L’idée du multilatéralisme a toujours été très importante et à ce titre, l’ONU a souvent pris les allures d’une tribune pour la France sage d’une expérience millénaire. C’est ce qu’avait illustré le discours de Dominique de Villepin sur l’Irak. Nicolas Sarkozy tranche avec ses prédécesseurs. Il a constaté que la France n’évolue plus dans le monde d’avant 1991. La politique chiraquienne s’était cristallisée sur des antagonismes forts, notamment l’opposition frontale à la guerre en Irak. Nicolas Sarkozy privilégie un rééquilibrage : durant la campagne présidentielle, il avait appelé à une refonte de la politique arabe de la France dans le cadre de l’Union méditerranéenne. Il y a aussi la position sur la Turquie, qu’il a nuancée depuis son élection, et qui sera au cœur de son entretien avec Recep Tayyip Erdogan. De manière générale, la relation avec Washington va aussi être rééquilibrée, que ce soit sur l’Iran ou la coopération militaire. Sur le Darfour, Nicolas Sarkozy veut probablement accélérer la mise en place de la force de paix internationale. Reste la question de la réforme des institutions de l’ONU, dossier qui n’avance pas et sur lequel la France est attendue. » JACQUES CHIRAC ■ Jacques Chirac a privilégié la Maison de verre pour exposer ses vues diplomatiques, menaçant ainsi, en 2003, les Etats-Unis de poser un veto sur leur intervention en Irak. Entre 2005 et 2007, il fera de l’ONU l’organe central de sa politique au Liban. DR
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