Direct Soir n°206 21 sep 2007
Direct Soir n°206 21 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°206 de 21 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Brice Hortefeux l'hommes des missions délicates

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°206/Vendredi 21 septembre 2007 6 EN COUVERTURE BRICE HORTEFEUX, 49 ANS MINISTRE DE L’IMMIGRATION, DE L’INTÉGRATION, DE L’IDENTITÉ NATIONALE ET DU CODÉVELOPPEMENT, AMI DE TRENTE ANS ET COLLABORATEUR LONGTEMPS DISCRET DE NICOLAS SARKOZY, IL DÉFENDAIT CETTE SEMAINE LA NOUVELLE LOI SUR L’IMMIGRATION AVANT DE PARTIR À LA CONQUÊTE DE LA MAIRIE DE CLERMONT-FERRAND EN 2008. Brice Hortefeux Le défi de l’intégration J. SAGET/AFP
J. SCHULTS/REUTERS www.directsoir.net Brice Hortefeux a présenté le quatrième projet de loi sur l’immigration, adopté par les députés dans la nuit de mercredi à jeudi. A 49 ans, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement est en pleine lumière. Après avoir accompagné Nicolas Sarkozy pendant de longues années, il défendait un texte qui devait redéfinir la politique d’immigration française pour les décennies à venir. Un texte qui suscite des critiques résolues et des mises en gardes contre une politique parfois qualifiée de répressive. Alors que la majorité elle-même semble divisée, celui qu’on a pu présenter comme l’« éminence grise » du nouveau Président s’est livré à un exercice délicat. Il le décrivait ainsi : « un texte qui allie fermeté et protection », avec pour ambition d’équilibrer l’immigration économique et celle issue du regroupement familial. N’oubliant pas que le codéveloppement fait également partie de ses attributions, le ministre a aussi prévu la création d’un titre de séjour temporaire pour les talents étrangers, à l’expiration duquel ils retourneront dans leur pays d’origine pour mettre en pratique l’expérience acquise en France. Brice Hortefeux a même pris soin de tempérer la polémique concernant l’amendement - déposé par le député UMP Thierry Mariani – proposant des tests ADN pour les candidats au regroupement familial. En plus d’un statut expérimental jusqu’en 2010, le ministre souhaite que la France limite ce dispositif aux pays qui font l’objet de mesures équivalentes de la part de nos partenaires européens (Finlande, Danemark, Italie, Norvège, Allemagne, Belgique, Pays-Bas…). Enfin, le test sera remboursé pour tous les candidats au regroupement familial qui auront prouvé leur filiation avec le membre de leur famille déjà établi dans l’Hexagone. Une loi complexe et ambitieuse donc, que Brice Hortefeux affiche comme pragmatique et humaine. CLERMONT-FERRAND AU CŒUR Outre le travail soutenu que demande ce portefeuille-clé du gouvernement Fillon, Brice Hortefeux mène un autre combat politique qui lui tient à cœur : la conquête de Clermont-Ferrand, bastion socialiste depuis l’après-guerre, en vue des municipales de 2008. L’Auvergne et sa capitale sont au cœur des ambitions politiques de Brice Hortefeux depuis vingt ans. N’en déplaise à ses adversaires, qui évoquent son implantation récente, le clan Hortefeux est solidement implanté dans la région. Son grand-père alsacien s’était établi dans le pays des volcans, à Saint-Saturnin, où son père exerce encore les fonctions de conseiller municipal. C’est pourtant à Neuilly-sur-Seine que Brice Hortefeux est né le 11 mai 1958, deux jours avant le déclenchement du grand mouvement qui conduira à la naissance de la V e République. Son père était alors banquier, et sa mère professeur d’histoire-géographie. UNE RENCONTRE Signe du destin, peut-être, il sera le camarade de classe de Louis, le fils cadet de Valéry Giscard d’Estaing, en classe de première au lycée privé Saint-Jean-de- Passy. A 18 ans, en 1976, il rencontre un autre jeune gaulliste du nom de Nicolas Sarkozy, lors d’un meeting Porte Maillot. Il est impressionné par cet orateur de 21 ans qui devient vite son ami. Alors que le RPR se crée – et que le futur hôte de l’Elysée commence à se faire connaître – Brice est déjà un « proche de l’ombre ». En plus de ses activités militantes, Brice Hortefeux obtient une licence en droit EN COUVERTURE 7 Ami de 30 ans de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux s’est vu confier l’un des portefeuilles les plus délicats du gouvernement : celui de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement. Il a réussi son premier test : hier au petit matin, les députés ont adopté son projet de loi de régulation de l’immigration. A 18 ans, en 1976, « il rencontre un autre jeune gaulliste du nom de Nicolas Sarkozy » Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy se sont rencontrés en 1976, lors d’un meeting. privé et une maîtrise de droit public, et, comme son ami, fréquente Sciences-po sans en obtenir le diplôme, avant de devenir haut fonctionnaire en qualité d’administrateur territorial. En 1977, Nicolas Sarkozy est conseiller municipal à Neuilly. En 1983, Brice Hortefeux devient conseiller municipal de Puteaux, commune limitrophe. Quand un peu plus tard cette année-là, Nicolas Sarkozy évince Charles Pasqua pour devenir maire, il nomme Brice Hortefeux chef de cabinet. Ils ont respectivement 28 et 25 ans. Quand le même Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac en 1986, il nomme Nicolas Sarkozy chargé de mission et celui-ci fait appel à son plus fidèle collaborateur. Le tandem va ainsi fonctionner dans les bons comme dans les mauvais jours. DE TOUS LES MOMENTS En 1993, les deux hommes font le choix d’Edouard Balladur. Au lendemain de la victoire de la droite aux législatives, Nicolas Sarkozy devient ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Balladur. Il en profite pour soutenir la carrière de haut fonctionnaire de son ami qui devient sous-préfet (sans fonction territoriale) en 1994, avant d’en faire son Il y a chez lui du mousquetaire et de l’éminence grise. Jean-Yves Boulic, éditorialiste à Ouest-France. chef de cabinet six semaines plus tard. Brice Hortefeux, aussi déterminé que discret, est promu préfet en mission de service public au printemps 1995. C’est une année délicate pour le tandem. Fidèles à Balladur durant la campagne présidentielle, ils sont écartés par Jacques Chirac, vainqueur surprise de l’élection. La traversée du désert qui suit ne fera que rapprocher les deux hommes. Ainsi, lorsqu’en 1999 Nicolas Sarkozy quitte le fauteuil de député européen, auquel il vient d’être fraîchement élu, Brice Hortefeux le remplace. C’est à cette époque d’ailleurs que l’Auvergnat va peu à peu mettre en place un dispositif d’allers-retours permanents entre ses fonctions nationales et ses ambitions régionales. A la fin des années 1980, Brice Hortefeux part à la conquête de la fédération RPR d’Auvergne. Dans cette région, le parti gaulliste est littéralement écrasé entre les socialistes, qui tiennent Clermont et l’est de la région, et l’UDF – dirigée par l’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing –, qui tient l’ouest. Une vieille amitié lie d’ailleurs le clan Hortefeux à la famille Giscard. Dans une biographie du ministre, intitulée Brice Hortefeux, le mécano de Sarko (éd. Le Cherche Midi, D. LUDOVIC/REA



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